Vitamine D

La vitamine D : une hormone qui nous maintient en bonne santé

Publié le 17 décembre 2014 - Mis à jour le 11 septembre 2015
Dermatologue, ancien Chef de Clinique en Endocrinologie-Nutrition, le docteur Paul Dupont est l'auteur de nombreux ouvrages en relation avec une approche scientifique et documentée de la Médecine Naturelle.
La vitamine D inhibe le développement des cellules cancéreuses et répare les tissus
La vitamine D inhibe le développement des cellules cancéreuses et répare les tissus
© Oemine

La vitamine D est considérée aujourd’hui comme une hormone. Elle agit en effet de manière comparable aux stéroïdes. Ce n’est cependant ni une hormone de dopage, ni une hormone excitante.

Son rôle majeur est d’éviter que les cellules perdent leur différenciation (c’est-à-dire d’éviter qu’elles deviennent cancéreuses). Son deuxième effet majeur, c’est l’action stimulatrice sur la protéine matricielle qui assure le maintien des structures ; ce qui permet de régénérer tous les tissus : à commencer par l’os, les tendons, les muscles, les cartilages, les parois vasculaires. On comprend alors pourquoi la vitamine D contribue à prévenir le cancer et à maintenir toutes nos fonctions vitales et nos organes en bonne santé.

Or, nous sommes tous plus ou moins carencés en vitamine D, mais il faut faire attention aux apports de vitamine D de synthèse, qui peuvent non seulement bloquer la naturelle, mais aussi agir à l’inverse et provoquer justement ce que la naturelle permet d’éviter.

Au vu de plus de 80 études scientifiques internationales, on découvre, d’une part que près de 90% de la population est en insuffisance de vitamine D, et d’autre part que le rôle de cette vitamine est bien plus important qu’on ne le pensait.

La carence peut s’expliquer non seulement par l’abus d’écrans solaires, mais aussi par la mauvaise habitude qui a été prise de donner des vitamines D de synthèse dès le plus jeune âge. Elle est aussi liée au fait que les gens ne prennent pas suffisamment de bains de soleils aux bonnes heures.

Il faudrait aller au moins vingt minutes au soleil, corps entier, avant 11 heures ou après 16 heures, pour que la peau puisse synthétiser assez de vitamine D naturelle, porteuse de son énergie. Parmi les personnes les plus carencées, il y a les personnes âgées, les enfants en bas âge, les personnes sédentaires ou qui travaillent la nuit, les Africains qui vivent en Europe, etc. 

Quelles sont les maladies concernées par la carence ?

Divers travaux très récents permettent de découvrir l'action préventive de la vitamine D sur diverses pathologies. A titre d’exemple, on peut citer son action protectrice contre le cancer de la prostate, du sein, du côlon. Elle est indispensable pour réguler l’immunité ; certaines maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques par exemple, sont aggravées par la carence en vitamine D. En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, des études ont montré que cette carence favorise la calcification des artères. Il existe même un lien entre les accidents vasculaires cérébraux et le manque de vitamine D. Enfin on sait depuis quelques temps que la chute spontanée des personnes âgées lui est imputable en raison de la faiblesse musculaire qu’elle engendre. Et tout cela sans parler de l’ostéoporose, du diabète et de la dépression.  

Attention aux vitamines D de synthèse, notamment les fortes doses en ampoule

La vitamine D agit sur tous nos tissus et nos organes comme une hormone. Lorsqu’on supplémente avec une vitamine D synthétique trop fortement dosée, il se passe la même chose que si l’on donnait 250 à 500 fois trop d’hormone. Il s’ensuit une saturation de l’organisme, une surcharge du foie par ce qui est un produit chimique que l’organisme va chercher à éliminer ; et il se peut que comme pour d’autres vitamines (on l’a montré pour la B6) la vitamine D de synthèse n’ait en fait pas d’action bénéfique du tout.  Mais surtout qu’elle soit toxique et puisse entraîner une dépendance.

Lorsqu’on prend des hormones de synthèse, les glandes qui normalement doivent les sécréter finissent par s’atrophier. Si l’on en prend trop longtemps et à très forte dose, cela entraîne également une baisse du nombre des récepteurs hormonaux, qui peut d’ailleurs de manière tout à fait logique se transmettre à notre descendance (il existe ainsi des maladies liées à une diminution des récepteurs cellulaires de la vitamine D : c’est le cas pour la sclérose en plaque).

La vitamine D de synthèse est non seulement sans intérêt, mais en plus à forte dose elle est toxique. Elle attaque l’os, augmente le calcium sanguin, provoque des métastases calciques (des dépôts de calcium dans les artères, les tendons, les reins). L’intoxication aiguë peut être très grave. Il y a risque au-delà d'une prise quotidienne supérieure à 50 µg par jour (2 000 UI) chez le nouveau-né (erreur de dosage des gouttes dans le biberon), où elle se traduit par un bombement douloureux des fontanelles. Chez l'enfant, elle entraîne une perte d'appétit, une soif intense, de la diarrhée et une polyurie.

C’est pour cette raison qu’il est préférable de ne prendre en supplémentation que de la vitamine D naturelle, et sans dépasser la dose recommandée. 

En plus des aliments, on a le choix entre 2 types de vitamine D :

La D2 présente essentiellement dans les végétaux : l’ergocalciférol.

La D3  présente essentiellement chez les animaux : le cholécalciférol.

La D3 se trouve surtout dans les œufs et le foie animal. L’huile de foie de morue ou de flétan qui autrefois étaient pris à la cuillère sont proposés sous forme de complément alimentaire. Cette vitamine D3 marine a l’intérêt l’hiver d’apporter aussi de la vitamine A sous forme rétinol ;  mais c’est aussi ce qui fait que l’on ne peut pas en prendre de trop fortes doses, au risque d’entraîner une intoxication par cette vitamine A.

Il existe depuis peu deux nouvelles sources alimentaires végétales naturelles de D2 et de D3.

La vitamine D2 végétale est une innovation, basée sur la constatation ancienne que l’on peut favoriser la concentration de la vitamine D dans les organismes végétaux ou dans les levures en les soumettant aux UVB. Cette source de vitamine D naturelle était restée en retrait, car la vitamine de synthèse, bien moins onéreuse à produire, avait pris le pas sur la naturelle. Mais comme depuis quelques années, de plus en plus de personnes rejettent à juste titre le synthétique et préfèrent le naturel, cette source de vitamine D peut se présenter à nouveau comme une alternative.

La vitamine D3 végétale est aussi une innovation, depuis que cette forme que l’on connaissait surtout comme d’origine animale a été découverte aussi dans les végétaux. Cette source de vitamine D naturelle convient parfaitement, d’autant plus qu’elle est en partie sous la forme active de 1-25 di(OH) D3.

Exemple de compléments alimentaires utiles pour compenser une carence :

Dans la gamme de vitamines naturelles Oemine, on trouve les vitamines D2 et D3 végétales.

Oemine D2 contient de la levure de bière riche en vitamine D2 (ergocalciférol) en gélules : chaque gélule contient 200 UI soit 5 microgrammes de vitamine D active.

Oemine D3 contient de la vitamine D3 (cholécalciférol) extraite de lichen boréal dans de l’huile de coco : chaque spray contient également 200 UI soit 5 microgrammes de vitamine D active.

Indications à adapter en accord avec un professionnel de santé et en fonction des carences

Carence

augmentation des risques cardiovasculaires et de cancer

Déficience

Baisse de l’immunité

Insuffisance  

Fonte osseuse et musculaire

 

Vitamine D
< 12 ng/mL

< 30 nmol/L

 

 

Vitamine D
< 20 ng/mL

< 50 nmol/L

 

 

Vitamine D
< 30 ng/mL

< 80 nmol/L

 

OEMINE D2
6 gélules par jour, 2 mois.

Puis adapter en fonction d’un nouveau dosage.

Ou :

OEMINE D3
6 sprays par jour, 2 mois.

 

OEMINE D2
4 gélules par jour, 2 mois.

Puis adapter en fonction d’un nouveau dosage.

Ou :

OEMINE D3
4 sprays par jour, 2 mois.

 

OEMINE D2
2 gélules par jour, 2 mois.

Puis adapter en fonction d’un nouveau dosage.

Ou :

OEMINE D3
2 sprays par jour, 2 mois.

 

Il est possible d’alterner 1 mois sur 2 la prise tantôt de oemine D2, tanait de oemine D3. 

Pourquoi faut-il se supplémenter surtout en hiver et au printemps ?

Tout simplement parce que l’hiver nous n’allons pas au soleil corps entier, et de ce fait le stock de vitamine constitué durant l’été finit par s’épuiser ; nous manquons donc de vitamine à partir de décembre et en général jusqu’en mai.

Le deuxième problème est lié au fait qu’avec l’âge, on a peu à peu une diminution de la capacité de la peau à synthétiser la vitamine. Chez les personnes âgées, il y a une chute de la production de vitamine D qu’il faut absolument compenser par un apport de compléments alimentaires : diverses études ont comparé l’influx des UVB sur la synthèse de la vitamine D. Chez les personnes âgées en institution, l’exposition à des rayons ultraviolets n’apporte plus en effet que 20 μg de vitamine D, alors que chez l’adulte l’exposition solaire permet un apport de 250 à 500 μg.

Note : En France les apports  tolérés sont de 400 UI mais selon certains spécialistes ces doses recommandées seraient encore insuffisantes. Au Canada et aux USA, ces apports ont d’ailleurs été rehaussés à 600 UI pour la population de 1 à 70 ans, et à 800 UI pour les plus de 70 ans.

 

 

 

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