Bébé et les médecines manuelles

Publié le 4 juillet 2012 - Mis à jour le 30 novembre 2012

Au moment de l’accouchement, lors de la progression vers la sortie, bébé subit d’importantes contraintes. Parfois, le chemin est long et difficile (forceps et ventouses). Ces fortes tensions agissent sur la colonne vertébrale, les os du crâne, et peuvent être à l’origine de perturbations fonctionnelles. Des déséquilibres osseux ou membraneux peuvent apparaître.

Dans la première année de son existence, bébé ne perd pas son temps et les changements sont très rapides : vers 3 mois, il redresse la tête (son périmètre crânien va grandir de 12 cm dont 6 dans les trois premiers mois), aux alentours de 6 mois, il s’exerce à la position assise, vers 10 mois, il est debout et ne va pas tarder à marcher. Chacune de ces étapes peut générer des troubles de la statique, et les médecines manuelles sont des outils précieux pour accompagner le développement de bébé.

L’ostéopathie
D’après l’Union fédérale des ostéopathes de France, « il serait souhaitable que l’examen ostéopathique du nourrisson soit systématique au cours des douze premières semaines de la vie ».

Ils recommandent de recourir à l’ostéopathie dans un certain nombre de cas liés aux circonstances de l’accouchement :

  • lors d’un accouchement sous péridurale ;
  • lorsque la naissance a duré longtemps (plus de huit heures) ou a été très
    rapide (moins de deux heures) ;
  • lors d’une naissance gémellaire ;
  • lorsque le bébé s’est présenté par le siège, le front ou la face ;
  • quand on a tiré trop fort sur la tête ;
  • quand le cordon s’est enroulé autour du cou ;
  • si on a appuyé sur le ventre de la maman pour faciliter l’expulsion ;
  • en cas de césarienne en urgence, de souffrance foetale, de réanimation.

Et dans un certain nombre de cas pour les maux du nourrisson :

 

  • si le bébé dort mal, régurgite, pleure beaucoup, digère mal et s’agite après
    la tétée ;
  • s’il a une mauvaise position de la hanche, des pieds ;
  • s’il met toujours un bras en arrière, tourne toujours la tête et dort toujours
    du même côté ;
  • s’il a des otites, des bronchites à répétition, une respiration bruyante.

La chiropratique
Même s’ils emploient des techniques différentes, chiropraticiens et ostéopathes se rejoignent dans une même vision globale du corps. Ils commencent par l’examen de l’axe crânio-sacré, c’est-à-dire de l’ensemble de la colonne vertébrale, pour vérifi er si des problèmes de colonne n’affectent pas l’équilibre de la tête. Si un problème existe au niveau de cet axe, ils le traitent en premier.

Ils vérifient ensuite si la mobilité au niveau des os du crâne est bonne, car ces derniers ainsi que ceux de la face bougent. Outre cette action au niveau mécanique, les deux disciplines emploient des techniques de drainage au niveau externe comme au niveau interne (intrabuccal), qui visent à décongestionner l’arrière-gorge dans les cas d’angine, ou la trompe d’Eustache dans les cas d’otites.

L’étiopathie
La thérapie est proche des autres médecines manuelles, mais son rapport à la pathologie, son diagnostic et ses choix thérapeutiques différent.

La biokinergie
« C’est une synthèse de l’ostéopathie et de l’énergétique chinoise », explique son fondatuer, le kinésithérapeute Michel Lidoreau. Elle améliore les troubles fonctionnels de l’enfant, les régurgitations du nourrisson, la constipation, les problèmes d’otites et les troubles du sommeil.

Cet articles est tiré du livre de Claude Didierjean-Jouveau et Martine Lagnier, Maman Bio. Mon bébé de la naissance à deux ans, paru aux Editions Eyrolles en 2008.

C. Didierjean-Jouveau et M. Laganier
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