Bébé : s’ouvrir au monde

Publié le 17 avril 2009 - Mis à jour le 30 novembre 2012

La fin de la fusion : se séparer

Aider un enfant à grandir et à gagner son autonomie, c’est une longue suite de séparations. Quand maman reprend le travail à 10 semaines, la question ne se pose pas et il faudra trouver une tierce personne pour s’occuper de bébé. Pour celles qui ont le choix, l’envie de retrouver du temps pour soi, peut dicter les premiers moments où bébé sera confié à quelqu’un d’autre. Et puis il y a les adeptes du maternage proximal qui ne se voient pas laisser leur tout-petit seul avant son entrée à l’école.

Dans tous les cas, il viendra un moment où l’enfant découvrira qu’il existe un monde sans ses parents.
Et ce monde peut être… merveilleux !

Rester avec bébé encore un peu


En France, le congé parental d’éducation, qui peut durer de quelques mois à trois ans, peut être pris par la mère ou le père jusqu’aux 3 ans de l’enfant avec l’assurance de retrouver un poste équivalent à son retour en entreprise. En Suède, le père ou la mère peuvent prendre indifféremment un congé parental de 16 mois, indemnisé à 80 % de leur salaire.

Interview
Papazon, père de 5 enfants, au foyer pour la 6e année.

Pourquoi avoir pris la décision d’être père au foyer ?
J’ai toujours voulu avoir une famille nombreuse et prendre le temps d’élever mes enfants. À la naissance de mon 3e enfant et après 20 ans d’une vie professionnelle variée, j’ai estimé que j’avais fait le tour de ce qui m’intéressait dans le monde du travail. J’ai sauté le pas.


Quel regard votre entourage porte-t-il sur vous ?
En région parisienne, c’était plutôt bien vu. Je passais beaucoup de temps avec les femmes au foyer sans que cela pose problème. Maintenant que nous sommes en province, les choses sont un peu différentes. Les gens ont davantage peur du qu’en dira-t-on. Et quand on me demande ce que je fais dans la vie, père au foyer n’est pas une réponse suffisante aux yeux de tous. Quant à mon épouse, qui n’aime pas trop les tâches ménagères, le choix est complètement assumé !


Au quotidien, c’est quoi la vie de père au foyer ?
Il y a des hauts et des bas, comme dans toute activité. La différence étant qu’on est de service 24 h/24 et 7 jours/7 : je n’ai pas eu de vacances depuis des années ! Au début, mes enfants m’appelaient maman. Sinon, comme toutes les mères, une fois assimilés les principes de base, on est plutôt en « recherche & développement »… J’en apprends tous les jours et je doute quotidiennement.


Une deuxième maison : chez la nounou

L’accueil individuel, à domicile ou chez une assistante maternelle, est évidemment la formule qui propose le plus de proximité pour l’enfant, surtout petit.

À domicile – celui du bébé –, il est plus facile de faire appliquer ses choix d’éducation : nourriture bio, couches écologiques, absence de produits d’entretien nocifs… Mais ce mode de garde n’est pas à la portée de toutes les bourses.

Lorsque l’on confie son enfant à une assistante maternelle, toutes les expériences sont possibles. Des nounous « alternatives » osent désormais afficher leur différence. Si hélas, on n’a pas le choix de la personne, il faudra trouver le juste équilibre entre ses propres demandes et la nécessaire reconnaissance du savoir-faire de la nourrice…

Les crèches : initiation à la collectivité


La crèche permet à l’enfant de se retrouver avec d’autres dans un univers codifié, premier pas vers la vie en société : règles de vie en groupe, emploi du temps cadré… Un bonheur pour certains enfants actifs et sociables. Un apprentissage difficile pour ceux qui ont besoin de calme.

Là encore, les parents devront négocier pour faire respecter leurs choix éducatifs, avec plus ou moins de bonheur.

Certaines crèches acceptent par exemple les couches lavables quand d’autres ne veulent pas en entendre parler.
Les crèches parentales, gérées comme leur nom l’indique par des parents et des professionnels de l’enfance, impliquent les parents dans le projet éducatif. Ainsi, il devient possible de porter ses valeurs, mais au prix d’un investissement conséquent : garde à tour de rôle, travaux dans la crèche…

Une crèche bio à Paris

Première crèche HQE (haute qualité environnementale), la crèche Hérold dans le 19e est un modèle de bâtiment écologique : toiture végétalisée, panneaux solaires, récupération de l’eau de pluie pour le jardin, ampoules basse consommation et sol en caoutchouc… Pour les 66 enfants qui ont la chance d’y passer leurs journées, les jouets sont en majorité en bois, les repas sont bio, les produits d’entretien écologiques et les petits sont changés sans lingettes…

Et pour les plus grands ? Lire la suite

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