Santé

Intolérance au sucre : la détecter et y faire face

Publié le 12 juin 2015 - Mis à jour le 11 septembre 2015
Dermatologue, ancien Chef de Clinique en Endocrinologie-Nutrition, le docteur Paul Dupont est l'auteur de nombreux ouvrages en relation avec une approche scientifique et documentée de la Médecine Naturelle.

L’intolérance au glucose plus communément appelée intolérance au sucre peut provoquer diabète, obésité avec surcharge du foie ou problèmes cardiovasculaires. Comment en déceler les premiers signes et quelle est la conduite à tenir pour y faire face ?

L’intolérance au glucose (sucre) est un état fonctionnel pouvant précéder le diabète. Il s’agit d’un dérèglement du pancréas, dont les sécrétions d’insuline sont inadaptées à l’apport de glucides alimentaires. Il faut s’en occuper rapidement, avant que cela ne se transforme en diabète ou en obésité avec surcharge du foie.
Tout d’abord, sachez que l’insuline est la principale hormone qui régule le taux de glucose dans le sang, autrement dit la glycémie. On parle d'hypoglycémie quand la concentration en sucre dans le sang est anormalement basse (inférieure à 0,60 g/l) et d’hyperglycémie lorsqu’elle est anormalement élevée. L’insuline est dite hypoglycémiante ce qui signifie qu’elle abaisse la glycémie.
Comment déceler les premiers signes d’une intolérance au sucre ?
L’intolérance au sucre est généralement précédée par des hypoglycémies qui surviennent anormalement après l’absorption de sucre. Ces hypoglycémies se traduisent par différents troubles : malaise général, fringale brutale, troubles de concentration, fatigue, fourmillements, troubles visuels ou juste simple somnolence après le repas. Ces hypoglycémies ne surviennent pas lors de l’effort physique, mais bien après la consommation de sucre pur ce qui démontre bien qu’il y a un dérèglement.
L’intolérance au sucre est confirmée par une prise de sang après absorption de glucose, c’est ce que l’on nomme l’hyperglycémie provoquée. On donne à boire 1 gramme de glucose par kg de poids, et on mesure la glycémie. En cas hypoglycémie, la glycémie sanguine peut descendre en dessous de 0,60 g/l ce qui traduit une augmentation de la réactivité du pancréas qui sécrète trop d’insuline (hypoglycémiante). Puis comme l’insuline ne joue pas son rôle naturel, ce trouble peut se compliquer d’intolérance au sucre. Dans ce cas, il n’y a plus d’hypoglycémie car le pancréas a épuisé toutes les réserves d’insuline et il ne s’adapte pas assez aux changements brusques de la glycémie. Ainsi, la prise de sucre va être suivie d’une montée d’hyperglycémie : c’est alors qu’un état de diabète de type 2 débute, la glycémie à jeun variant entre 1,10 et 1,30 g/l. Si l’on fait une hyperglycémie provoquée, la glycémie peut dépasser 1,60 g/l, voire 2 g/l, dans les deux heures qui suivent.
La personne devient alors vraiment intolérante au sucre, avec pour conséquence l’apparition progressive d’un syndrome dit métabolique. Ce dernier associe une augmentation à la fois de la glycémie, des triglycérides (lipides), du mauvais cholestérol et parfois même de l’acide urique. Les conséquences de ce syndrome étant la survenue de maladies cardiovasculaires et hépatiques.
Quels conseils peut-on proposer en cas d’intolérance au sucre ?
La première des choses à faire est facile à comprendre : éviter ou au moins diminuer la consommation d’aliments riches en sucres rapides tels que sucre pur (dans le café ou une infusion), sirop, soda, pâtisserie, confiserie, confiture et même le miel. De même, il vaut mieux aussi éviter les aliments à fort index glycémique, ainsi que les aliments apportant des glucides sans les fibres tels que la farine blanche, le pain blanc, le riz blanc, etc. Il faut favoriser au contraire les légumes verts riches en fibres. Par ailleurs, les légumes-racines comme la pomme de terre ne sont pas si néfastes car ils sont riches en oligo-éléments, notamment en chrome. 
De plus, il est nécessaire de limiter aussi les graisses et l’alcool car l’intolérance au sucre favorise l’accumulation des lipides (triglycérides). Ainsi, il faut mieux éviter viandes grasses, charcuterie,  fromages et viennoiseries ; et diminuer l’alcool, voire même dans certains cas le supprimer si le foie commence à être touché. 
Quels compléments peut-on conseiller pour l’intolérance au sucre ?
Pour l’intolérance elle-même : associer Oemine Chrome Pissenlit (2 gélules à midi et 2 gélules vers 18 heures pour aider l’insuline à agir) et Oemine Glucolan (3 gélules aux 2 repas pour diminuer l’absorption des glucides).
Pour éviter l’augmentation des triglycérides : associer Oemine Oméga-3 (2 capsules matin, midi et soir) et Oemine Chrome Pissenlit. 
Pour aider le pancréas à réguler sa sécrétion d’insuline : faire des cures alternées de Oemine Magnésium Marin (3 gélules au repas du soir, 10 jours par mois) et Oemine Sélénium (2 gélules  le matin, les 10 jours suivants du mois). Puis les 10 derniers jours, ne rien prendre.
Quels autres conseils peut-on donner ?
  • Faire de la marche à pieds après les repas, sans forcer.
  • Prendre des collations (par exemple, une poignée par jour d’amandes, de noisettes ou de pistaches, vers 10 ou 17 heures) pour limiter la charge glycémique des autres aliments et éviter les flèches d’hyper-insulinisme qui fatiguent le pancréas.
  • Faire des plats associant des aliments bénéfiques entre eux, tels que salade verte et noix.
  • Quand vous vous sentez fatigué et que cela peut venir du foie : prenez à jeun une cuillère à soupe d’huile d’olive avec un demi citron.   

Exemples de compléments alimentaires naturels  conseillés pour l’intolérance au sucre.

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