La première phase de l'accouchement

Publié le 29 juin 2009 - Mis à jour le 30 novembre 2012

La période de latence

La période de latence peut vous paraître longue et fatigante. Vos contractions ne sont pas régulières, mais elles demandent tout de même votre attention. Cette phase peut durer plusieurs heures.

Pour vous aider :

  • laissez-vous guider par ce que vous ressentez ; si vous êtes fatiguée, reposez-vous ou prenez un bain chaud. Ce bain peut ralentir votre travail et vous permettre de vous reposer ou de vous détendre en préparation de la prochaine phase ;
  • si vous avez de l’énergie, adoptez les positions les plus confortables et les plus efficaces ;
  • si vous avez faim et soif, rassasiez-vous, mais ne vous forcez pas si vous n’en avez pas envie ;
  • si vous avez envie de prendre l’air, faites comme vous le sentez ;
  • si vous n’éprouvez pas le besoin d’aide, appréciez ce moment de délice bien à vous, où vos contractions sont douces et où vous réalisez que votre enfant est prêt à vous rencontrer.

Dans les situations suivantes, prévenez votre sage-femme au plus vite ou téléphonez à votre maternité :

  • vous perdez les eaux et ce, quelle qu’en soit la quantité ;
  • votre vagin saigne ;
  • vous ne sentez pas votre bébé bouger, malgré vos efforts pour le stimuler ;
  • vous êtes inquiète.

La phase active

Votre col est plus ou moins effacé, mais la dilatation est d’au moins 4 cm. Vos contractions sont régulières, espacées de cinq minutes ou moins, et durent au moins une minute. Vous souriez peut-être moins souvent et devenez plus sensible aux bruits et comportements autour de vous, surtout durant les contractions. Il vous est de plus en plus difficile de communiquer avec le monde autour de vous : ne cherchez pas à vous forcer, c’est normal.

Les contractions sont de plus en plus intenses, longues et vous commencez à douter de vos capacités ; vous avez besoin de votre sage-femme. Si elle n’est pas encore arrivée, exigez sa présence. Si vous avez convenu de vous rejoindre à la maternité, c’est le moment d’y aller. Soyez claire dans votre demande et laissez vos soutiens organiser le déplacement.

Si vous allez à la maternité, il se peut que votre travail ralentisse car votre taux d’adrénaline maintenant présent baisse celui de votre ocytocine. Il vous faudra peut-être attendre d’être de nouveau bien installée avant que les contractions ne reprennent ; ne vous inquiétez pas. Lorsqu’elles reviendront, le travail va de nouveau s’accélérer jusqu’au moment de la transition, petite phase intermédiaire que les sages-femmes savent applaudir intérieurement, sachant vos efforts bientôt récompensés.

La transition est un passage souvent intense. Votre col est pratiquement ou complètement dilaté et votre corps se prépare à pousser votre bébé ; des changements hormonaux se font et pour vous, c’est quelquefois l’abysse. Vous venez d’accomplir un travail admirable et vous ne vous sentez plus capable de continuer. Psychologiquement, vous devez maintenant avoir une foi sans limites en vos capacités à enfanter. Pour certaines femmes, c’est le moment le plus redoutable, et certaines angoisses liées à des traumatismes du passé, remontant quelquefois à leur propre naissance, peuvent refaire surface. Si vous vous sentez angoissée, exprimez-vous ; cela suffit souvent pour surpasser cela. La transition peut se faire très rapidement et occasionnellement, elle demande plus de soutien. Et puis soudain, vous ressentez un regain d’énergie et une envie irrésistible de pousser, c’est le moment de rencontrer votre bébé.

Pour vous aider :

  • suivez votre corps, il ne vous mentira jamais. Laissez-vous porter par vos sensations et seulement si vous avez besoin d’une aide mentale lors des contractions, dites-vous : « Je me laisse porter par le travail, mon corps sait ce qu’il faut faire, mon bébé sait ce qu’il faut faire, mon col se dilate, il s’ouvre pour laisser passer mon bébé. » Vous pouvez le dire dans votre tête, à voix basse, à voix haute et même le chanter, si cela vous fait du bien ;
  • optez pour les positions qui sont les plus confortables. Pour beaucoup de femmes ce sont les suivantes : à quatre pattes, agenouillée en se soutenant sur un dossier ou une personne, accroupie et soutenue par une autre personne ;
  • si vous avez besoin d’aide, exprimez-vous et si quelque chose ou quelqu’un vous dérange, faites-le savoir ;
  • si vous avez loué une piscine, c’est le moment de l’expérimenter ;
  • si vous n’avez pas loué de piscine, c’est le moment d’essayer les serviettes chaudes sur le bas du dos et/ou sur le bas du ventre.

Voir aussi

La deuxième phase de l'accouchement

La troisième phase de l'accouchement

Cet article est tiré du livre de Marie Touffet, Ma grossesse bio et naturelle : De la conception à la naissance, paru en 2008 aux Editions Eyrolles.

Marie Touffet
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