Développement personnel

Zen & Organisée : Et si la modération était la clé…

Publié le 1 juin 2016
Coach, Consultante et Formatrice en organisation, gestion du temps et gestion du stress depuis 2010, Diane Ballonad Rolland est aussi l'auteur de "J’arrête de procrastiner", paru chez Eyrolles en 2016.
La modération en réponse à nos vies encombrées
La modération en réponse à nos vies encombrées
© Flickr - Ian Burt

Et si la modération était la réponse à nos vies encombrées ?

TROP. Trop de tout. Trop de possibilités. Trop de sollicitations. Trop de choses à faire. Trop de choix dans les rayons. Trop de choses dans nos maisons. Trop d’informations à lire. Le trop est partout. Il envahit tout, nos espaces, de vie, de travail, notre agenda, nos ordinateurs, nos messageries. Il encombre nos vies, il sature notre cerveau, il nous écrase.

Et si, finalement, la modération était la clé d’un rapport au temps pacifié et de notre équilibre ?

Et si, plutôt que de chercher comment faire pour accomplir toujours plus dans un temps forcément limité, nous choisissions délibérément de restreindre nos envies et de revenir à des ambitions plus réalistes ?

Notre vraie liberté ne pourrait-elle pas résider dans notre capacité à limiter notre appétit toujours plus grand ? Ce même appétit qui nous pousse parfois, de manière frénétique et incontrôlée, à vouloir toujours plus, à vivre toujours plus d’expériences, à viser toujours plus haut, à travailler encore plus fort pour pouvoir nous offrir encore plus de possessions matérielles, lesquels finissent invariablement par nous encombrer et pour lesquelles nous dépensons, en bout de course, beaucoup de temps et d’énergie lorsque l’envie nous prend de désencombrer et d’alléger notre vie... La boucle est bouclée !

Assez, c’est combien pour vous ?
Ne pourrions-nous pas prendre le contrepied de ce mode de fonctionnement insensé pour nous poser la seule et unique vraie question : « Assez, c’est combien pour moi ? »

Suis-je en capacité de me satisfaire, aujourd’hui, de ce que j’ai déjà ?

Est-ce que je prends le temps, lorsque j’ai atteint un objectif, ou un simple palier, de savourer le chemin parcouru avant de jeter toutes mes forces dans un autre graal à atteindre ?

C’est en tous les cas une piste de réflexion à creuser pour qui nourrit l’intention sincère de se réapproprier son temps et de retrouver le plaisir d’être et de faire au cours du chemin.

Une invitation à faire la paix avec soi

« La modération est puissante en ce qu’elle nous permet de reconquérir notre légitimité : plus nous sommes modérés, plus nous pouvons répondre par nous-mêmes à nos besoins fondamentaux et nous garder de l’aliénation. Elle concentre nos efforts sur l’essentiel, nous libère d’un système complexifié et exalte le génie et la force de la simplicité. Elle libère du temps pour l’être et admirer, plutôt que nous incarcérer dans le produire et le consommer, et nous permet ainsi de répondre à notre véritable vocation. » (Pierre Rabhi)

La modération, si chère à Pierre Rabhi (1), est une invitation à faire la paix avec soi. Elle permet, même temporairement, d’accepter de déposer les armes pour vivre une vie plus harmonieuse et respectueuse de son propre rythme biologique. 

Elle nous apprend à reconnaitre nos propres limites et à détecter que ce énième projet sera probablement le projet de trop, celui que nous aurons du mal à honorer et qui nous éloignera définitivement de notre équilibre.

Elle nous permet de ne pas vivre constamment dans un futur hypothétique mais au contraire d’être davantage ancré dans l’instant présent. Elle nous invite à apprécier pleinement notre expérience actuelle, telle qu’elle se présente à nous maintenant, avec les trésors qu’elle recèle (pour peu qu’on ait suffisamment de temps et d’attention à leur accorder) et avec ses imperfections aussi.

Nous pouvons adopter l’esprit de modération dans les choix que nous faisons, dans notre façon de consommer, dans notre rapport aux choses (matérielles comme immatérielles), dans notre relation au temps et aux autres.

1- La puissance de la modération, Pierre Rabhi, Editions HOZHONI, 2015.

Cultiver l’audace d’être différent
Mais pour y parvenir, nous devrons d’abord renoncer une fois pour toutes à « faire comme les autres ». Nous devrons faire confiance à notre intuition et nous mettre prioritairement à l’écoute de notre ressenti, nous détacher du regard des autres et avoir l’audace de choisir notre propre voie, au risque parfois de déplaire, ou d’être simplement différent !

Parce que nous sommes incontestablement les mieux placés pour savoir ce qui est bon et juste pour nous. Juste assez.

Ni plus ni moins.


L'experte : Diane Ballonad Rolland - @Zenetorganisee (CompteTwitter) - est l'auteur de J’arrête de procrastiner (Eyrolles) et du blog Zen & Organisée.
Diane est consultante et formatrice en organisation et gestion du temps. Son cœur de métier est d’aider les femmes débordées, fatiguées et stressées par les contraintes de la vie quotidienne à se réapproprier leur temps et à (re)trouver un équilibre.

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