Râler

Arrêter de râler: un pas vers le bonheur

Publié le 27 juillet 2011 - Mis à jour le 25 août 2017
Christine Lewicki est l'auteure des best-sellers J'arrête de râler et WAKE UP : 4 principes fondamentaux pour arrêter de vivre sa vie à moitié endormi (Eyrolles). Sa passion : nous aider à devenir entrepreneures de nos vies pour incarner notre brillance et notre puissance. Découvrez ses ateliers et séminaires sur Christinelewicki.com
Et si vous arrêtiez de râler à la rentrée ?
Et si vous arrêtiez de râler à la rentrée ?
© Unplash - Irene Davila

En quoi arrêter de râler va créer un changement positif? Christine Lewicki raconte son challenge, attachée à semer des graines de bonheur, plutôt que de frustration.

Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer quoi que ce soit, essayez donc de dormir avec un moustique dans votre chambre. Vieux proverbe africain.

Râler, c’est diffuser de l’énergie négative, et l’énergie négative ne peut pas créer de résultat positif. Aussi, quand vous arrivez à passer de râler à célébrer, vous supprimez de votre vie tous ces moments de tension, d’agitation, d’anxiété. Vous arrivez à passer d’une vie lourde et tendue à une vie légère et ouverte.

Cela rejoint un message du blog dans lequel je parle de la vie comme d’un jardin qu’il faut cultiver. Si vous plantez des graines de carottes dans votre jardin, vous allez récolter des carottes. Ne vous attendez pas à récolter des fraises.

Il en est de même dans votre vie. Quand vous râlez, vous plantez des graines de frustration, de négativité, de jugement, de victimisation… Vous ne pouvez donc pas vous attendre à récolter dans votre vie de la sérénité, du bonheur, du respect, des réussites.

En s’imposant une certaine discipline intérieure, on peux transformer son attitude, ses conceptions et sa manière d’être dans l’existence […] On commence par isoler les facteurs qui mènent à la souffrance. Après quoi, on peut s’attacher peu à peu à éliminer les facteurs de souffrance et à cultiver ceux qui conduisent au bonheur. Telle est la voie. Dalaï-Lama, L’Art du bonheur (Robert Laffont, 1999).

Pour vous donner un exemple de la façon dont ce challenge a pu changer ma vie, revenons un peu en arrière et laissez-moi vous raconter la fin de mon challenge. Après deux mois de tentatives, je venais de passer 17 jours consécutifs sans râler. J’étais avec mes parents et ma famille, réunis pour célébrer le mariage de ma cousine.

Nous étions en train de déjeuner sur la rive d’un fleuve, et mon coeur débordait de bonheur. Je me sentais ouverte, comme si j’allais exploser de joie. Je savourais chaque instant. Et pourtant la journée n’avait pas forcément été aussi simple, mais j’avais désormais pris l’habitude de cultiver les graines de bonheur de ma journée plutôt que d’arroser et d’entretenir toutes les frustrations.

Grâce au challenge, j’avais choisi, ce jour-là, de ne pas rester bloquée sur le fait que ma chambre d’hôtel ne correspondait pas à ma réservation, que cet hôtel qui avait de superbes photos sur Internet était en fait sur un parking dans une zone commerciale, que je venais de passer plusieurs heures dans les bouchons, que mon mari me manquait car je ne l’avais pas vu depuis plusieurs semaines, que j’étais fatiguée après une semaine de travail intense… J’ai préféré savourer, célébrer le moment présent, me réjouir de cette belle journée. J’étais débordante de joie. À un moment, je me suis même presque sentie vulnérable tellement ce sentiment était fort et ne semblait pas courant une petite voix que je suis vite parvenue à faire taire me disait : « Mérites-tu ce bonheur ? Va-t-il se produire un malheur pour tout gâcher ? ».

J’étais si heureuse, si présente. Voilà une journée qui est passée dans ma vie et que j’ai vécue pleinement. Ce challenge m’a permis de savoir, du fond de mes tripes, que ce bonheur profond est accessible. J’ai réussi à créer une connexion forte dans mon cerveau qui me permet désormais de vivre ma vie avec un bonheur d’une intensité toute nouvelle et profondément délicieuse.

Maintenant, imaginons l’impact que ce challenge peut avoir sur la société au sens large. Souvenez-vous que nos mots ont un pouvoir énorme sur la vie. Si tous les habitants de cette terre adoptaient une parole juste et vraie, nos réalités seraient complètement différentes. Pouvez-vous imaginer ce qui se passerait si nous pouvions tous faire abstraction de nos petits malheurs ? Si nous pouvions voir la vie comme un cadeau qui nous est donné ? Si nous pouvions prendre nos vies en main, faire tout ce qui est nécessaire pour changer ce qui ne nous convient pas et, si nous ne pouvions rien y faire, eh bien nous changerions au moins notre attitude ?

Si vous n’aimez pas quelque chose, changez-le. Si vous ne pouvez pas le changer, changez votre attitude. Ne râlez pas. Maya Angelou10

Ce challenge nous amène à défi nir ce que nous voulons, à nous investir pour améliorer notre vie, plutôt que de nous plaindre. Nous mettons notre attention et notre énergie pour une vie agréable, plutôt que contre ce qui ne nous convient pas. Ainsi nous pouvons :

  • Passer de « contre le désordre dans la maison » à mettre en oeuvre des plans d’action « pour favoriser l’ordre »;
  • Passer de « râler contre les retards des trains » à « se donner les moyens pour retrouver une certaine sérénité » (emporter un livre, télécharger une émission que nous aimons et emporter nos écouteurs, acheter un smartphone pour travailler, acheter un scooter, changer de travail…) ;
  • Passer de victime à acteur de sa vie ;
  • Passer de l’accumulation de petites souffrances au bonheur d’une vie pleinement vécue.

Imaginez ce qui se passerait si nous pouvions tous, à travers le monde, mettre toute notre attention sur les solutions plutôt que sur les problèmes.

Beaucoup de personnes me disent que ce livre est important pour les Français, qui sont connus de par le monde comme étant des râleurs. Mais, finalement, je pense que le débat n’est vraiment pas de savoir si les Français râlent plus ou moins que les autres, mais plutôt de savoir si cela nous convient de râler autant ? Est-ce que nous passons à côté de quelque chose d’important quand nous râlons ? Qu’est-ce que notre nation pourrait créer si elle arrêtait de râler ?

C’est peut-être une utopie de croire qu’une nation entière peut arrêter de râler, mais c’est une utopie qui me plaît.

Pas une carte au monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. Oscar Wilde, L’Âme humaine et le socialisme.

J'arrête de râler
Christine Lewicki
éditions Eyrolles

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