Délimiter le rôle de la naturopathie

Publié le 21 août 2007 - Mis à jour le 27 novembre 2012

Afin de mettre en place les bonnes mesures pour développer l’art de la naturopathie, il est important de revenir sur ses limites.

Pour une médecine bien pensée
Pour une médecine bien pensée

Quelles sont les limites de notre art ?
 
 

 

Tous les cas où l'individu ne peut (ou ne veut) se prendre en charge, réformer profondément son hygiène de vie : la médecine conventionnelle est alors clairement indiquée.

Tous les cas où la vitalité est insuffisante pour soutenir les processus d’auto-guérison naturelle (vieillards, grands asthéniques ou dépressifs, immunodéprimés...).
 
 
 
Tous les cas de maladies lésionnelles, traumatiques ou dégénératives (cancers, leucémies, cirrhoses, diabètes, etc.) et toutes les situations d’usures tissulaires ou destructions organiques.
 
 
Toutes les situations d'urgence ou de danger vital réel ou supposé (débordements infectieux, douleurs intenses, blocage d’organes d’élimination, etc.).
 
 
Plus complémentaire qu’alternative, la naturopathie peut donc être encore plus justement perçue comme un temps spécifique dans l’histoire de la personne en santé, ou de la personne désireuse de devenir actrice de sa santé lorsqu’elle est en situation de trouble fonctionnel.
 
 
Si l’OMS, les directives européennes et les récentes orientations gouvernementales cautionnent l’importance de la prévention et des soins de santé primaires, et si une majorité de nations européennes font office de modèles d’intégration de la naturopathie, on comprend mal pourquoi les responsables français et québécois de la Santé Publique ignorent l’existence des naturopathes ou réfutent leur intégration.
 
 
Le partenariat allopathie/naturopathie me semble in fine un parfait exemple où l’Approche Intégrée en Santé peut s’appliquer favorablement : l’action composite de la naturopathie et de l'allopathie s’avérant possible et souhaitable.
 
 
Ni médecin, ni guérisseur, ni paramédical, le praticien de santé naturopathe est alors indispensable pour entretenir et soutenir les forces vives de la personne (parties ou fonctions saines), alors que la médecine classique (allopathie) pallie, compense ou normalise les activités organiques défaillantes (parties ou fonctions malades), ceci dans un effort commun pour un retour à la santé ou pour la survie du patient dans des conditions optimales.
Daniel Kieffer
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