Vitamine D

La vitamine D : le décryptage de l'expert

Publié le 18 octobre 2013 - Mis à jour le 11 septembre 2015
Dermatologue, ancien Chef de Clinique en Endocrinologie-Nutrition, le docteur Paul Dupont est l'auteur de nombreux ouvrages en relation avec une approche scientifique et documentée de la Médecine Naturelle.
La vitamine D est essentielles pour la santé
La vitamine D est essentielles pour la santé

Pourquoi s’agit-il d’un problème sanitaire majeur et pourquoi choisir une vitamine naturelle ? Le Docteur Paul Dupont, Ancien Chef de Clinique en Endocrinologie-Nutrition et auteur de Vitamine D hormone solaire source d'éternelle jeunesse nous dévoile les secrets de la vitamine D, vitamine essentielle pour le maintien de notre immunité.

La vitamine D : le décryptage de l'expert
La vitamine D : le décryptage de l'expert

Est-ce un nouveau problème sanitaire majeur qui se dessine ? Au vu de plus de 80 études scientifiques internationales, on découvre, d’une part que près de 90% de la population est en insuffisance de vitamine D, et d’autre part que le rôle de cette vitamine est bien plus important qu’on ne le pensait. Mais ce n’est que lorsqu’elle est naturelle qu’elle exerce vraiment les actions protectrices jusqu’ici insoupçonnées : contre les maladies cardiovasculaires, le cancer, les maladies osseuses ou musculaires...

Pourquoi sommes nous carencés ?

Cette déficience tient à notre mode de vie actuel, notamment au fait que nous ne nous exposons presque plus au soleil et abusons de crèmes solaires. Il faudrait donc repenser notre attitude vis-à-vis de l’exposition solaire. Car il faudrait aller au moins vingt minutes au soleil, corps entier, avant 11heures ou après 16heures pour que la peau puisse synthétiser assez de vitamine D naturelle, porteuse de son énergie.

Quelles sont les maladies concernées par la carence ?

Divers travaux très récentes permettent de découvrir son action préventive sur diverses pathologies. A titre d’exemple on peut citer son action protectrice contre le cancer de la prostate, du sein, du colon. Elle est indispensable pour réguler l’immunité ; certaines maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques par exemple, sont aggravées par sa carence. En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, des études ont montré que sa carence favorise la calcification des artères. Il existe même un lien entre les accidents vasculaires cérébraux et le manque de vitamine D. Enfin on sait depuis quelques temps que la chute spontanée des personnes âgées lui est imputable en raison de la faiblesse musculaire qu’elle engendre. Et tout cela sans parler de l’ostéoporose, du diabète et de la dépression.

Pourquoi est-il préférable que la vitamine D en supplémentation soit naturelle ?

La vitamine D agit sur presque tous nos tissus et nos organes, comme le ferait une hormone. Lorsqu’on supplémente avec une forme synthétique trop fortement dosée on provoque de ce fait une dépendance un peu comme lorsqu’on absorbe une hormone de synthèse. De plus la forme synthétique n’a certainement pas les même effets que la forme naturelle apportée par l’alimentation ou fabriquée par la peau.

Intoxications et dépendance à la forme synthétique

L'intoxication par la vitamine D naturelle est pratiquement impossible, car cela voudrait dire que l’on a absorbé des huiles marines à très fortes doses, ce qui est difficile à réaliser en pratique ! Et même dans ce cas, elle aurait alors plutôt entraîné une intoxication par le rétinol de l’huile, que par la vitamine D. Par contre l’intoxication a déjà été décrite en avec la vitamine D de synthèse. Elle peut être très grave. Il y a risque au-delà d'une prise quotidienne supérieure à 50 µg par jour (2 000 UI) chez le nouveau-né (erreur de dosage des gouttes dans le biberon), où elle se traduit par un bombement douloureux des fontanelles.

Chez l'enfant, elle entraîne une perte d'appétit, une soif intense, de la diarrhée et une polyurie (l'enfant a besoin constamment d'uriner en grandes quantités). Tout ceci est notamment secondaire à l'augmentation du calcium dans le sang, causé par l'excès de vitamine D. Actuellement, on suspecte aussi les surdosages chroniques en vitamines D de synthèse de provoquer chez l’adulte des pathologies que justement la vitamine naturelle combat, à commencer par l’hypertension, et les calcifications des tissus. La forme synthétique est à l'origine de dépôts de calcium dans les artères, ce qui les rend rigides. La dose toxique de la vitamine D synthétique n’a cependant pas à ce jour été clairement établie.

En fait, comme on commence à le démontrer pour les autres vitamines, il est fort probable que la forme synthétique soit plus ou moins néfaste, et cela quelle que soit la dose ingérée - même s’il n’est pas possible de s’en apercevoir immédiatement. Ne serait-ce que parce qu’elle crée une dépendance… On peut aussi se demander si les modifications génétiques récemment découvertes, et qui portent sur la perte de la capacité de synthétiser la vitamine D dans la peau, ne seraient pas liées à la supplémentation en vitamine de synthèse des générations précédentes.

En effet, le corps s’adapte plus rapidement qu’on ne le croit. Comme lorsqu’on prend des hormones de synthèse ou des corticoïdes, et que peu à peu les glandes qui les sécrètent finissent par s’atrophier, cette perte d’activité se traduit par une diminution de capacité et une baisse du nombre des récepteurs hormonaux qui peut de manière tout à fait logique se transmettre à la descendance. En fait en plus de sa toxicité, le problème de la forme synthétique est qu’elle entraîne donc une dépendance .

Ce qui perturbe la vitamine D

Le métabolisme de la vitamine D peut être également compromis par tout ce qui peut perturber son hydroxylation hépatique. Cette réaction est sous la dépendance d’un cytochrome, le P450, qui sert en outre à éliminer les xénobiotiques (substances chimiques), au premier rang desquels se trouvent les médicaments de synthèse et justement la forme synthétique de la vitamine D. Toute prise de médicaments, quels qu’ils soient, mobilise le cytochrome et le détourne de sa fonction. Plus grave, certains médicaments et parmi eux des antifungiques, des antibiotiques et des antihypertenseurs comme les inhibiteurs calciques, pourraient bloquer le cytochrome et être directement la cause de la carence en vitamine D active.

Dans tous ces cas, plus on prend de médicaments chimiques plus il y a risque de voir la carence de vitamine D s’aggraver. Il en va de même lorsqu’on ingère des produits phytosanitaires. En fait, plus on est soumis à de la pollution, plus ce cytochrome est sollicité, et moins il peut assurer l’hydroxylation de la vitamine D nécessaire à son activation.

Une troisième cause de manque de vitamine D est l’exacerbation de son catabolisme (élimination hépatique) sous l’effet encore de certains médicaments comme les corticoïdes ou les antiépileptiques. Ce qui fait qu’il est absolument indispensable de supplémenter les personnes qui prennent ces médicaments. Par exemple il faudrait donner plus de compléments naturels à base de vitamine D aux enfants asthmatiques ou aux épileptiques.

Pour en revenir à la forme synthétique de cette vitamine, il faut savoir que les surdoses vont certainement perturber également ce cytochrome et rien ne dit que ce qui est dosé dans le sang après avoir été ainsi supplémenté soit une forme véritablement efficace.

Quelle vitamine choisir ?
Il existe depuis peu un nouveau complément alimentaire naturel qui peut contribuer à corriger les insuffisances en vitamine D, sans passer nécessairement par la vitamine D de synthèse ou par les huiles de foie de poisson de plus en plus difficiles à obtenir en raison de la baisse catastrophique des ressources marines traditionnelle.

Il s’agit d’une innovation, basée sur la constatation ancienne que l’on peut favoriser la concentration de la vitamine D dans les organismes végétaux ou dans les levures en les soumettant aux UVB. Cette source de vitamine D naturelle était restée en retrait, car la vitamine de synthèse avait pris le pas sur la naturelle, car bien moins onéreuse à produire. Mais comme depuis quelques années, de plus en plus de personnes rejettent le synthétique et préfèrent le naturel, cette source de vitamine D peut se représenter à nouveau comme une alternative.

Le complément disponible actuellement est OEMINE D2 vitamine D végétale, chaque gélule contenant 5 μg de vitamine D2 organique (dose quotidienne recommandée).associée à de la levure de bière contenant des vitamines B qui potentialisent son action.

Ce texte est un extrait du livre Vitamine D hormone solaire source d'éternelle jeunesse aux éditions Clara Fama.

Retrouvez d'autres informations sur oemine.fr

 

Zoom sur les vitamines D végétales 100% naturelles.

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Réactions à l'article
Par Ohyeah le 24 février 2014 à 11h52
merci pour ces infos, c'est

merci pour ces infos, c'est très intéressant.

Par Locaterre le 23 août 2015 à 12h10
Demande information

Bonjour

Lorsque vous écrivez :
"...peu à peu les glandes qui les sécrètent finissent par s’atrophier, cette perte d’activité se traduit par une diminution de capacité et une baisse du nombre des récepteurs hormonaux"
s'agit-il des récepteurs hormonaux cible au niveau cellulaire ? Si oui, avez-vous une ou plusieurs sources confirmant ce fait ?

En vous remerciant, Salutations.

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