Le naturopathe, "accompagnateur" du patient

Publié le 21 août 2007 - Mis à jour le 27 novembre 2012

Le naturopathe doit savoir trouver sa place dans la médecine d’aujourd’hui. D’autant plus que sa fonction n’est pas d’être «soignant» mais «accompagnateur» de son patient. La distinction est parfois difficile à faire.

La place du naturopathe
La place du naturopathe

Quelles sont les vocations du naturopathe ?
Le praticien naturopathe n’usurpe en rien les fonctions ou les titres du médecin allopathe, ne posant pas de diagnostic et n’instaurant pas de traitement symptomatique de maladie.
Il ne fait pas d'ingérence non plus dans un traitement éventuel en cours.
 
Le naturopathe est, et doit demeurer, un éducateur de santé, un généraliste de la santé au même titre que l’allopathe est de plein droit un intervenant et un généraliste de la maladie.
Le champ de la prévention primaire, telle que définie par l’OMS, est et doit demeurer son terrain d’action privilégié. Parfaitement complémentaire des médecins et des autres professionnels de santé, il agit avant tout en amont de la maladie, ainsi que par ses conseils permettant d’accompagner la plupart des troubles fonctionnels ou chroniques et de favoriser alors la régénérescence, l’auto-guérison du patient.
De l’importance d'un corps professionnel d'éducateurs de santé de haut niveau

Si la naturopathie est une médecine de bon sens, elle doit toutefois être pratiquée par des professionnels très correctement formés. Ces professionnels existent, dans le monde entier, chaque fois que des instituts privés, encadrés par des associations, fédérations ou syndicats, dispensent de solides formations. Depuis un siècle, des organismes de formation professionnelle privés existent dans presque tous les pays d’Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie ou en Amérique latine.

Les formations doivent intégrer un minimum de sciences fondamentales (du niveau minimum des formations des infirmiers habituellement), afin de maîtriser les bases d’anatomie, physiologie, biologie et sémiologie différentielle d’exclusion.
S’y ajoutent des formations très poussées en hygiène nutritionnelle et diététique, en exercices physiques, relaxation et gestion du stress, hydrologie, iridologie, réflexologie, phytoaromathérapie, énergétique (les dix techniques traditionnelles naturopathiques).
Encore une fois, ces matières sont spécifiques à notre art et, loin d’être un simple catalogue de techniques où puiser pour utiliser une médecine douce et combattre une maladie ou un symptôme, elles ne prennent sens que dans le cadre d’un programme d’hygiène vitale individualisé (ou programme personnel de santé), faisant suite à un long bilan naturopathique spécifique (bilan de vitalité et de terrain, et non diagnostic).
Daniel Kieffer
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