Le stress scolaire : comment aider les enfants ?

Publié le 14 mars 2012 - Mis à jour le 4 mars 2014
Martine Valton-Jouffroy est gestalt thérapeute et maternologue à Bruxelles. Elle accompagne les femmes dans leur souffrance psychologique liée à la maternité ou l'infertilité, ou les couples en démarche de procréation médicalement assistée (PMA).

Le stress est une réponse de l'organisme utile à notre survie. Si un niveau optimal de stress est nécessaire, que faire si on dépasse ce niveau ?

 

Le stress peut nous donner un sentiment d’être dépassés, effrayés par toutes les demandes que nous subissons et qui nous écrasent. Nos enfants aussi ressentent cette pression ; comment les aider ?

Les comportements ou attitudes à repérer

Les enfants expriment souvent leurs difficultés au travers de leurs comportements. On appelle "acting out" ces conduites inadaptées. Ils deviennent irritables, agités, et parfois, on dénote de la violence dirigée soit contre eux-mêmes ou les autres. Des régressions sont également possibles, c’est à dire des retours en arrière comme sucer son pouce, refaire pipi, pleurer pour un rien.

Le corps est le lieu privilégié pour parler, comme ces maux de ventre ou de tête au moment de partir à l’école. L’alimentation ou le sommeil peuvent nous interpeller et un enfant qui reste dans son monde est aussi une observation à ne pas laisser perdurer.

Ces symptômes sont parfois interrogeant pour les parents, mais il faut faire la différence entre l’événement isolé de ceux-ci ou au contraire la permanence qui doit nous faire réagir et nous interroger. La punition ou la leçon de morale ne servent pas à grand-chose dans ces cas-là. Les positions sévères des professeurs non plus n’aident pas l’enfant à s’exprimer et l’isolement devient plus grand.

Les enfants sont beaucoup plus sensibles que les adultes au rejet ou à l’approbation. Devant une réponse inadéquate du parent, le stress se transforme petit à petit en peurs et en véritables phobies.

Certaines études semblent indiquer que les garçons sont plus sujets à ces réactions au stress que les filles, peut-être à cause des normes culturelles qui mettent davantage de pression sur les garçons, les incitant à être braves et forts pour ne pas pleurer ni exprimer leur détresse.

9 façons de les aider :

  • Se maîtriser. Pour aider un enfant stressé, il faut d’abord maîtriser sa propre anxiété et consulter soi-même si on n’y arrive pas.
  • Écouter. La famille est la principale source d’aide : il faut aider l’enfant à reconnaître son stress qui n’est plus contrôlable (insomnies, brusques changements d’humeur, boulimie, tics nerveux, maux de tête). Parler soulage la pression et il est important de lui montrer qu’il n’est pas seul, que vous êtes là aussi pour l’aider à exprimer ses angoisses.
  • Ne pas minimiser le problème de l’enfant. Même si ses problèmes vous semblent insignifiants, ils sont très réels pour lui. Il ne faut jamais rire de lui, ni le ridiculiser ou être indifférent à ses peurs.
  • Modifier sa routine. Il convient parfois de faire quelques changements dans ses habitudes pour que l’enfant puisse relaxer .Le retour à l’école n’est peut-être pas le moment idéal pour étudier ou faire ses devoirs.
  • Bien le préparer. Lors de la rentrée scolaire, il est important de le préparer surtout s’il change d’école ou s’il passe du primaire au secondaire, par exemple.
  • Du temps pour "décompresser". Souvent les agendas sont surchargés et l’enfant n’a plus de temps pour flâner, rêver, réfléchir par lui-même. Ces moments sont très utiles pour recharger leurs batteries.
  • Développer sa confiance. Il est important de permettre à votre enfant de participer à la solution du problème. Construire sa confiance en lui-même est plus important que supprimer les causes du stress. Lire avec lui de bons livres sur le stress, des livres écrits en fonction de son âge. Ces lectures lui permettront de mieux comprendre ce qui lui arrive et de trouver des moyens qui s’appliquent à lui.
  • Apprendre à relaxer. Apprendre, pratiquer et lui enseigner certaines techniques de relaxation. Montrer l’exemple en changeant vous-même.
  • Demander de l’aide. Si vous vous sentez débordé par l’ampleur de la tache, faites appel à un spécialiste, un pédiatre, un psychologue qui sauront vous aider à prendre les bonnes attitudes.

Comment aider l’enfant préscolaire ?

  • Le petit enfant (0–6 ans) ne peut ni analyser, ni formuler de solutions pour se faire aider. Seul l’adulte peut le protéger du stress. Le succès dépend donc de l’adulte qui va reconnaître les signes, identifier le problème, écouter, rassurer, et serrer dans ses bras.

 

 

  • Si le stress de l’enfant est en réaction à la garderie, tenez l’éducatrice au courant de votre préoccupation et regardez ce qui se joue dans cet endroit.
  • Rassurez votre enfant quant à la façon dont vous allez solutionner le problème avec lui et pour lui.
  • Donnez l’exemple. Gardez votre calme dans les situations délicates.

Pour aller plus loin : www.taktic.eu

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