Oser être soi

Publié le 22 juillet 2009 - Mis à jour le 14 avril 2015

  • L’unité de soi

L’absence de conflits intérieurs, être en accord avec soi-même. Loin d’être un principe naturel et acquis nous avons souvent tendance à faire des choix qui ne correspondent pas à nos souhaits, à nos valeurs profondes, pour des raisons de simplicité, peut-être aussi pour conserver notre tranquillité.  Par exemple lorsqu’on dit oui alors qu’on aurait souhaité dire non. Autant de difficultés qui peuvent faire vaciller l’unité de soi. Celle-ci est souvent liée à nos conditionnements affectifs : on reste dans une façon de faire que l’on nous a enseigné, qui est ancrée en nous mais qui n’est finalement pas en accord avec nos valeurs, nos souhaits et qui crée donc ces fameux conflits intérieurs.

  • La connaissance de soi

Se connaître, on aurait presque l’impression qu’il s’agit d’une énigme à déchiffrer et que la solution de cette énigme nous apparaît de plus en plus évidente au fil des années et des expériences. Nos émotions représentent un formidable outil de connaissance de soi, notamment nos émotions désagréables. En mieux les gérant, on détecte plus rapidement les prémisses d’une émotion désagréable, par exemple la sensation d’avoir une boule au ventre qui peut sous-entendre l’émotion de la colère. On cherche souvent à inhiber nos émotions désagréables, à les minimiser alors qu’elles sont riches en enseignements. Les ignorer c'est accumuler une souffrance interne. Se connaître, c’est être capable de se voir tel que l’on est avec nos faiblesses, nos contradictions mais aussi avec nos capacités, nos ressources.

  • La capacité de résistance aux déceptions, échecs, pertes

Difficile de vivre un échec et de penser sur le moment qu’il nous sera certainement utile à l’avenir. L’échec au même titre que la réussite est une expérience, le tout est de pouvoir le comprendre et rebondir dessus. Déceptions, échecs et pertes sont sources d’émotions désagréables. Il est ainsi essentiel de retrouver une relation naturelle à nos émotions désagréables notamment en les comprenant et en les gérant, car en essayant de les ignorer, nous mettons en place des mécanismes de défense qui nous demandent beaucoup d’énergie et restreignent notre champ d’expérience.

  • La confiance en l’avenir

Croire en sa bonne étoile, suivre son intuition, se laisser en quelque sorte porter par un destin qui devrait nous être favorable. Cette autre dimension permet de dépasser les doutes, une confiance en soi en berne, en nous permettant de mieux mobiliser nos ressources, de nous redonner de l’espoir, cela nous permet de surmonter nos difficultés.

  • L’affirmation de soi

Qui n’a jamais rêvé de s’affirmer lors d’une réunion, d’un repas de famille ou d’une discussion entre amis ? Certains y parviennent mais n’y mettent peut-être pas les bonnes intentions. S’affirmer n’est pas synonyme de manque de respect ou d’arrogance mais signifie simplement une exposition de ses opinions, de ses valeurs, bref de soi. On peut s’affirmer très calmement, le tout réside dans la communication, dans la façon de dire les choses. L’affirmation de soi permettant de se construire tout en restant à l’écoute de soi et des autres. C’est un savant compromis, une ouverture entre nos désirs, nos idées, nos ressentis, nos valeurs et ceux des autres.

  • En résumé, être soi passe par :

- Savoir s'écouter
- Accepter ce qu’on ne peut pas changer (lâcher prise)
- Comprendre notre relation aux émotions désagréables
- Etre en accord avec nos valeurs de vie.

 

Cindy Chapelle
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Réaction à l'article
Par nadia le 11 septembre 2009 à 10h48
Etre soi

Eh oui, être soi est une chose bien compliquée.... J'ai ce problème avec personne, sauf avec mon compagnon! je n'arrive pas toujours à dire ou même à imposer (et pourquoi pas???) mon avis, ma façon de penser! et alors me voilà contrariée et je lui en veux et je m'en veux aussi bien sûr ....

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