Rester avec ses enfants en bas âge est un choix personnel et politique

Publié le 27 novembre 2007 - Mis à jour le 4 février 2013

J'entends souvent dire que des mamans auraient souhaité s'occuper de ses enfants mais à cause « d'argent » ce n'est pas possible.
Il est difficile de prévoir comment organiser sa vie pour se libérer, le temps de pouponner son ou ses enfant(s). Oui j'ai écrit des mamans parce que je n'ai jamais entendu de papa se poser la question. Il existe des corps de métiers dans lesquelles les femmes font plus souvent ce choix que d'autre : éducatrice de jeunes enfants, infirmière. Vous avez remarqué comment il est rare de rencontrer des infirmières entre 25 et 35 ans ? Le plus souvent à l'hôpital il y a des petites jeunes ou des... moins jeunes.
Devons-nous choisir un métier et donc des études en fonction de nos priorités ? je vois bien une adolescente choisir en 2de son orientation scolaire en fonction de ce type de calcul : « Alors je trouve que l'amour est important et les enfants aussi. Donc il faut que je trouve un métier qui me permettent de passer plus de temps avec mon chéri qu'avec des inconnus et surtout qui me permette de m'occuper de mes enfants non scolarisés puis après avoir les mercredis et les vacances scolaires... »
C'est triste non ?
Je ne trouve pas que l'Etat nous aide dans la possibilité de ne pas travailler pour garder ses enfants. Et pourtant la qualité de vie en sortirai gagnante... oui mais pas l'Etat. Sinon l'Etat français en aurait fait un choix.
Cette non-liberté pour la majorité des gens vivant en France est d'autant plus inadmissible lorsque l'on apprend le résultat d'études récentes.
Hélas je n'ai pas la référence de ces études, ni la date, ni le nom, j'ai eu vent de ceux-là à la lecture d'une interview de Steve Biddulph (auteur anglais de livre sur la psychologie infantile à succès).
Il dit qu'un enfant est prêt à être mis en collectivité vers 3 ans et encore seulement 3 demi-journées par semaine.
Pourquoi ?
Parce qu'un enfant a besoin de l'amour de ses parents pour bien se développer. En communauté les adultes (souvent stressés et mal payés) sont trop peu nombreux pour tisser une relation affectueuse et exclusive.
Comment sont-il arrivés à ses conclusions ?
Ils ont mesuré leur taux de cortisone qui étaient très élevés chez les enfants mis précocément en collectivité et/ou trop longtemps. Le stress retarde le développement du cerveau, modifie le système immunitaire et réduit la croissance. Même les enfants qui paraissaient bien présentaient ces anomalies. En fait, la plupart ont appris à cacher leur émotion et à faire avec.
Steve Biddulph dit qu'avant 1 an, un enfant ne devrait pas du tout être mis en collectivité ; vers 2 ans, deux-demi journées par semaine est sans conséquences traumatisantes ; et 3 demi-journées pour un enfant de 3 ans - 3 ans et demi.
Il faut savoir que les enfants commencent à jouer socialement vers 3 ans, avant ils se voient entre eux comme source de concurrence et de menace plutôt que comme compagnie.
Maintenant qu'on a une confirmation de ce que l'on ressent, on mange du chocolat et on attend que le coup de blues passe ?

elisa
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Réactions à l'article
Par annaanna le 27 novembre 2007 à 12h24
Et les enfants gardés à la maison

Que penser des enfants qui sont gardés à la maison ? Merci de me dire s'il existe des études sur ce point :=)

Par elisa le 27 novembre 2007 à 23h19
Je n'ai pas rencontré d'Ã

Je n'ai pas rencontré d'études encore sur ce sujet. Mais tout dépend de l'âge de l'enfant. En tout cas selon les études auxquelles se réfère l'auteur, c'est ce qui est préférable pour l'enfant de 0 à 3 ans (être avec ses parents). Mais bien souvent l'enfant est avec UN de ses parents. Ce qui est tout de même mieux qu'en garderie collective à plein temps!

J'ai traduit l'interview car je comptais la copier ici telle qu'elle mais c'est long alors j'ai pas osé. Je la tiens à disposition pour qui veux!

Par alex2a le 2 décembre 2007 à 06h07
interview

comment avoir la traduction de l'interview?
pouvez vous me l'envoyer?
cela me rassurera dans les choix pris pour mes filles par l'arret de travail (mon mari travaillant) ...les autres meres a qui j'en parle y voient un exces de maternage! merci

Par elisa le 2 décembre 2007 à 19h15
Alex2a => Il me faut ton mail

Alex2a => Il me faut ton mail. Ecris le de cette façon : alex2a chez rucbiduelle point net.

Dès que tu enverras un commentaire, le blog m'envoi un mail, et je viendrai effacer ce commentaire au plus vite.

Par ofzewood le 28 janvier 2008 à 08h33
Vive le maternage

Bonjour Alex2a,

je viens partager mon expérience avec toi. J'avais créé une entreprise et à la naissance de ma fille, il y a 3 ans et demi, j'ai décidé de la quitter (l'entreprise ! ). Pourtant, c'était mon projet, je l'avais porté pendant 5 ans, mais ça n'était plus compatible avec mon maternage : allaitement, portage, cododo, écoute des besoins de ma puce...

J'en ai entendu de vertes et de pas mûres sur mon cas. Et j'adoptais ma super technique du oui oui. "Oui, oui vous avez raison, je suis une mère possessive. ma fille sera capricieuse si je la prends dans mes bras dès qu'elle pleure. Oh la la, mais tu dors avec elle dans votre lit : c'est trop fusionnel... "

Et bla bla bla. Je te passe le reste.

J'ai tenu bon, j'ai suivi mon intuition car je me sens très reliée à ma fille, à ces états intérieurs.

J'ai beaucoup réfléchi et lu sur les méthodes éducatives traditionnelles : les punitions, la séparation du bébé avec sa mère dès son plus jeune âge, l'éducation basée sur la peur...

Conclusion : tout ça n'est ni humain ni civilisé !

Le maternage est la seule manière de changer les choses et le monde car il est basé sur le respect et l'amour.

Alors, laisse les autres dire et apporte ta belle pierre à l'édifice des parents conscients.

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