Joyce Jonathan

Joyce Jonathan, une vie pour la musique

Publié le 7 novembre 2014 - Mis à jour le 13 novembre 2014
Joyce Jonathan "L'éducation humaniste permet de construire ses repères, sa confiance en soi."
Joyce Jonathan "L'éducation humaniste permet de construire ses repères, sa confiance en soi."
© cynthia frebour

A 25 ans, Joyce Jonathan est déjà auteure de deux albums à succès. Son public, conquis, l'a sauvée à plusieurs reprises dans Danse avec les stars. Sa célébrité n'empêche pas Joyce de rester fidèle aux valeurs qu'elle défend. Désormais ambassadrice de la marque de cosmétiques bio Weleda, elle revient pour FemininBio sur son parcours.

C'est autour d'un café que j'ai rencontré Joyce, une fille simple et pleine de vie, pour qu'elle me raconte son histoire, le secret de sa réussite, et me parle des causes qui lui tiennent à coeur.

FemininBio : Parlez-nous de votre parcours...

Joyce Jonathan : J’ai toujours voulu chanter. J’ai commencé à composer à 6 ans, dès que j’ai su écrire. A 13 ans, j’ai écrit “Le piège”, une chanson qui figure sur mon premier album. J’ai envoyé ma première chanson à une maison de disque lorsque j’avais 16 ans, c’est ainsi que j'ai obtenu un rendez-vous puis un contrat chez My Major Company. Après ça, j’ai fait une longue tournée et j’ai rencontré Universal, avec qui j’ai signé pour mon deuxième album “Caractères”. 

Vous avez fait l’école Alsacienne à Paris, un lycée avec de petits effectifs où l’art fait partie intégrante du cursus scolaire.  C’est ce qui a révélé votre talent pour la musique?

J.J. : Ca m’a beaucoup aidé, notamment parce qu’il y avait un groupe de rock organisé par l’école le mercredi soir. J'y participais, avec Izïa Higelin et Benjamin Siksou qui a ensuite fait la Nouvelle Star. Ces concerts m’ont aidé à me sentir crédible aux yeux des autres, mais la passion de la musique, je l’avais déjà depuis longtemps. 

Est-ce important selon vous de développer l’éducation humaniste à l’école ?

J.J. : Bien sûr ! C’est comme ça qu’on construit ses repères, sa confiance en soi. Mais il ne faut pas devenir une princesse pour autant, c’est le risque quand on reçoit trop de confiance. A l’école Alsacienne, les professeurs s’intéressent à ce que tu fais. Tu peux apprendre le chinois à 8 ans, faire du rock, de la poterie… Des choses assez improbables et inédites par rapport au cursus “normal”. Mais le contraste est parfois dur à vivre lorsqu'on arrive au lycée ou à la fac, où tu es un anonyme parmi les autres. 

Une journée typique pour Joyce Jonathan…

J.J. : Il n’y en a pas une qui ressemble à l’autre ! Une journée classique ça peut être un concert, des interviews, une émission… Je travaille aussi avec Weleda. Mais ce sont les choses les plus atypiques qui rendent ce métier passionnant. Il y a deux mois, j’ai chanté avec 500 choristes! 

Cela vous arrive-t-il d’avoir des moments de découragement ?

J.J. : Oui, mais je ne suis pas du genre à abandonner. On a pu le voir lors de ma participation à Danse avec les Stars. J’étais vraiment mauvaise, mais je n’ai pas laissé tomber. Quand je suis déprimée, j’écris une chanson.

Avez-vous des techniques de développement personnel qui vous aident dans les moments difficiles ?

J.J. : Grâce au chant, j’ai appris que la respiration est essentielle. Quand je suis stressée, je respire très lentement, comme si je soufflais dans une paille. Une autre technique, c’est de se souvenir de ce dont on est fière. Lors du dernier prime de Danse avec les stars, je me suis rappelée tous ces moments formidables quand je chante sur scène, ça m’a aidé. 

Vous pensez qu'il faut se défaire de ses blessures pour grandir ?

J.J. : C’est la façon dont on vit ses blessures qui fait la différence. Il y a des gens qui sont dans le déni, qui font comme s'il ne s’était rien passé. Je pense que c’est la pire des solutions. C’est comme tout balancer sous un meuble en se disant “je rangerai ça plus tard”. Au bout d’un certain temps, on retrouve le désordre qu’on avait caché.

Vous croyez en l'efficacité de la musicothérapie. Vous pouvez m’en dire plus ?

J.J. : C’est un domaine que j’ai découvert en fac de psychologie, alors que sortait mon premier album. L’art-thérapie me permettait de faire le lien entre ces deux aspects de ma vie. L’art touche tout le monde, des personnes un peu déprimées aux enfants autistes. J’aimerais y revenir plus tard pour monter une association ou une école.

Etes-vous une artiste engagée ? Quelles causes vous tiennent vraiment à coeur ?

J.J. : C’est difficile de choisir… Je suis sollicitée par de nombreuses associations. Je suis touchée par la situation de notre génération qui a perdu ses repères. Le fait de ne pas se sentir à l’aise dans sa vie est d’autant plus dramatique que cela entraîne des addictions, qui sont autant de manières de combler un vide. La drogue, la malbouffe, la cigarette, l’alcool... c’est très triste. 

Quelles sont les personnalités engagées qui vous inspirent ?

J.J. : Leila Bekhti, qui est marraine de l’association “Sur les bancs de l’école”. Elle est là à chaque événement et je trouve qu’elle s’investit sincèrement. Parfois on a le sentiment qu’il y a des stars qui font de l’humanitaire juste pour avoir quatre photos et dire “ça y est je l’ai fait”. Je pense qu’il faut soutenir une cause pour laquelle on a une vraie sensibilité. Ca ne sert à rien de s’engager dans le vent, ça n’a aucune valeur.

Etes-vous une “bio-addict” ?

J.J. : Je fais attention à ce que mes cosmétiques soient bio. J’aime beaucoup Weleda et Couleur Caramel. C’est très important de bien respecter sa peau. Par contre je ne mange pas uniquement bio. J’aime les choses saines, le tofu, les légumes...  mais je peux très bien acheter des tomates cerises en grande surface même si elles ne sont pas bio!

Pourquoi avoir choisi de vous associer à Weleda ?

J.J. : J’ai l’impression que c’est une marque peu connue de notre génération alors qu’elle est très abordable et qu'elle propose des produits de qualité. Les crèmes hydratantes, les huiles… J’utilise plein de leurs produits. Mes trois favoris sont le lait nettoyant à l’amande, l’huile de bouleau et le fluide hydratant à la rose musquée que j’utilise comme crème de jour.

 >> Pour une lecture optimisée, retrouvez cet article dans votre magazine iPad de novembre 2014

Articles du thème Interview engagée
Envie de réagir ? Je prends la parole
Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte