Turin, tendance slow et green

Publié le 27 juillet 2012

La capitale du Piémont est sortie de sa torpeur grâce aux Jeux Olympiques d’hiver de 2006. Depuis, Turin se découvre bio, écolo et tendance. Quelques pistes pour visiter Turin autrement.

Turin, tendance slow et green
Turin, tendance slow et green

Sortez vos livres !
A deux pas du Musée égyptien de Turin se cache un lieu original et convivial, il Cercolo dei Lettori. Le Palais Graneri della Roccia, qui l’abrite, fut le siège de l’Ambassade de France, puis, dès 1858, le lieu de rendez-vous des intellectuels libéraux à l’heure de l’unité de l’Italie. Depuis 2006, il accueille les amoureux des livres, de la culture et des arts. Venez pour une conférence (il y en a parfois en français), pour déguster un chocolat chaud au bar, ou mieux encore, pour profiter des sièges libres et passer l’après-midi à lire. Quelques détails animent le décor presque suranné, comme les fauteuils qui semblent n’attendre que nous. Au choix : fauteuil suspendu, canapé ou place dans un œuf géant !

Mangez bien, mangez sain
Un supermarché qui devient une institution ? A Turin, c’est possible. Eataly est entièrement dédié à la nourriture de qualité, produite dans le respect de la tradition italienne et  de l’environnement. Trois mots d’ordre forment l’esprit de ce supermarché où l’on achète, on discute et l’on mange : soutenabilité, responsabilité et partage.
Le principal magasin, à deux pas des anciennes usines FIAT, occupe une ancienne usine de vermouth. Dans une ambiance de grand marché couvert, clair et lumineux, on circule entre les gondoles de produits et les gens qui déjeunent au comptoir. Une visite originale et gourmande.

La mobilité, Turin connait !
Assez logiquement, le centre historique se visite bien à pied. Mais pour les férus de vélo, Turin dispose d’un service de vélos en libre-service, To Bike. Idéal pour relier un point d’intérêt à un autre mais aussi pour profiter des 175 km de pistes cyclables que compte la ville. Un chiffre qui plaçait Turin en seconde position au niveau national en 2010, juste derrière Modène.
Les jours de pluie, on pourra profiter du tram : avec 8 lignes, Turin est bien desservie. Et pour les inconditionnels de la voiture, une solution écolo existe, le Car City Club. Ce réseau d’autopartage compte une centaine de parking dans la ville et ses environs, mais il faut prévoir un abonnement à l’année. 2 600 Turinois l’ont déjà adopté et se partagent 121 voitures.

Entre culture et verdure
Au-delà des grands classiques, plusieurs musées récemment ouverts ou restaurés valent le détour. Prenons les Officine Grandi Riparazioni. La municipalité a conservé les bâtiments datant de la Révolution industrielle, dans lesquels étaient réparés les trains italiens, et les a transformés en musée. En 2011, première exposition, symbolique, à l’occasion des 150 ans de l’Unité italienne.
Au Nord-Est de Turin, c’est la Veneria reale, domaine de chasse de la famille de Savoie, qui attend les visiteurs. Réouverte au public en 2007, inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO, elle est à la fois un lieu d’histoire, de culture et de repos, avec son magnifique parc où l’art est aussi au rendez-vous.Une visite incontournable, toute en majesté.

Claire Sejournet
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