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La fessée est désormais interdite par la loi

Publié le 29 décembre 2016
Stop à la fessée !
Stop à la fessée !
© Pixabay

La loi « Egalité et Citoyenneté » votée le 22 décembre 2016 interdit toutes formes de violences sur nos enfants, dont la fessée, comme recours éducatif.

Depuis le 22 décembre, la fessée comme « tout recours aux violences corporelles » est interdite par la loi « Egalité et Citoyenneté », votée par le Parlement afin de « rassembler les Français autour des valeurs de la République » et contrer les problèmes « de la population dans ses conditions de vie ».  

Une mesure nécessaire mais controversée

Le Code civil mentionne ainsi clairement que l’autorité parentale doit élever un enfant « dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne et à l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant et humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles »

La fessée, la gifle et les tapes sur la main ne font désormais plus partie des punitions possibles, encore trop souvent utilisées par des parents qui se sentent démunis face au comportement de leurs enfants. Il a été démontré que toute violence, physique ou psychologique, avait un impact certain sur le développement des plus jeunes, celles-ci ayant une dimension d’humiliation très forte. Si certains persistent à penser qu’une bonne fessée de temps en temps ne peut pas faire de mal, ils se trompent donc largement. Au contraire, un tel geste peut amener l’enfant à reproduire ce comportement violent et humiliant sur d’autres individus.

On peut bien sûr se demander pourquoi l’Etat s’immisce dans les méthodes éducatives des familles françaises. Surtout que la loi permet déjà de punir les parents maltraitants. Mais un sondage Ifop-Le Figaro de 2015 révélait que 7 Français sur 10 seraient opposés à l’interdiction de la fessée. La loi « Egalité et Citoyenneté » permettra de sensibiliser les parents à d’autres manières d’éduquer ses enfants et à replacer la santé psychologique des plus jeunes au cœur de ces problématiques familiales. Reste que les sévices corporels sont délicats à prouver et ne sont pas punis par la loi.

Plus de 50 pays ont déjà interdits les violences punitives sur les enfants. La France, qui était en retard, répond désormais à la Charte Européenne des droits sociaux qui doit s’appliquer dans tous les Etats de l’Union.  

Le message de la Fondation pour l’enfance lancé en 2013 semble finalement avoir été entendu : « Une petite claque pour vous, une grosse claque pour lui ». L’éducation non-violente serait-elle en voie de généralisation ? 

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