Santé

D2 ou D3, quelle vitamine D naturelle choisir ?

Publié le 27 octobre 2016 - Mis à jour le 28 octobre 2016
Soyez en forme cet hiver, faites le plein de vitamine D
Soyez en forme cet hiver, faites le plein de vitamine D
© Pixabay

Lorsque les jours raccourcissent, il est parfois plus difficile d'avoir la bonne dose de soleil pour aider l'organisme à entretenir son capital de vitamine D. Alors, comment éviter les carences ? On fait le point sur les différences entre les vitamines D2 et D3.

Que ce soit pour la vitamine D2 ou pour la vitamine D3, la prise doit être régulière et débuter dès le milieu de l’automne, jusqu’au milieu du Printemps. 

Certaines personnes ont une telle carence qu’il faut bien 3 mois de prise à forte dose (30 μg/j soit 6 fois la dose recommandée) pour voir leur taux sanguin de vitamine D remonter peu à peu. Il est rare de voir remonter la valeur sanguine en vitamine D au-delà du seuil recommandé puisque tout est consommé au fur et à mesure. 

La vitamine D est en effet synthétisée par la peau sous l’effet des UV ; donc durant la période hivernale, l’apport venant de la peau est quasiment nulle. Ainsi, si on ne prend alors que 5 μg (valeur recommandée), on est alors très loin des 120 μg synthétisés par l’organisme en été.

Enfin, il faut savoir qu’il n’y a plus de réserves en vitamine D en fin d’hiver si on ne se supplémente pas.

La Vitamine D2 est aussi efficace que la Vitamine D3.
Contrairement à ce que soutiennent certains, l’absorption et l’action de la vitamine D végétale (ergocalciférol D2) est bien identique à celle de la vitamine D animale (cholecalciferol D3). 

Depuis les années 1930, il a toujours été régulièrement prouvé que les deux vitamines étaient aussi bien reconnues par le foie et utilisées de manière identique par l’organisme. 

Une polémique a été entretenue suite à deux études publiées en 1998 et 1999 qui tendaient à démontrer que la D2 était moins efficace que la D3.

Dans ces études, les auteurs faisaient prendre 4000 UI de chacune des 2 vitamines pendant 2 semaines, ou une dose unique de 50 000 UI. Pour affirmer que la vitamine D2 était moins efficace, ils se sont alors basés sur le fait qu’ils enregistraient un taux de D2 sanguin décroissant plus rapidement que celui de la D3 en fin d’étude ; ce qui les a amené à conclure qu’il était possible que la D2 soit plus vite dégradée que la D3 (on aurait aussi pu en conclure qu’elle était plus vite utilisée). 

Ces études sont d’autant plus étonnantes qu’on a toujours démontré que l’hydroxylation au niveau du foie et des reins était fait de manière identiques avec les deux vitamines, et que toutes les études antérieures ont conclus à l’égalité entre les deux formes. 

Cette mise en cause de la D2 a donc conduit d’autres auteurs à comparer plus récemment la prise de D2 et de D3 seules ou en association chez des patients en fin d’hiver, c’est-à-dire quand le taux de vitamine D sanguin est le plus bas. 

Une étude publiée dans le J. Clin. Endocrinology and Metabolism en 2008 a bien confirmé qu’il n’y avait aucune différence significative : 68 patients ont été répartis en 4 groupes : un groupe recevant 1000 UI de D2 par jour, un groupe recevant 1000 UI de D3 par jour, un groupe recevant une association de 500 UI de  D2 + 500 UI de D3, et enfin un groupe placebo. La durée de la prise était de 11 semaines.  Conclusion de l’étude : en dehors des patients sous placebo pour lesquels le taux de vitamine D ne bougeait pas, on observait pour les autres groupes une augmentation des taux sanguins de vitamines D2 et D3 de manière semblable d’environ 6 ng/ml au bout de 11 semaines.

Controverses sur le dosage sanguin
La critique porte actuellement sur certains kit de dosage de laboratoire destinés à évaluer le taux  sanguin en 25(OH)D. Ils sous évalueraient la valeur de la vitamine D2. Et cela pourrait expliquer pourquoi, dans certains cas, ce taux sanguin ne remonte pas. Ces kits ont été créés par les firmes distribuant les vitamines D3 de synthèse et afin de contrôler que les patients absorbaient bien ces vitamines synthétiques. Ils sont sujet à caution et d’ailleurs ils ne sont même plus remboursés par la sécurité sociale.

Pour se faire une idée de l’efficacité d’une supplémentation, il vaut mieux doser la forme sanguine active : la 1-25 di (OH)D.  Le dosage de la parathormone est aussi utile car son taux sanguin est inversement proportionnel à l’action de la vitamine D. 

Quelle vitamine choisir, naturelle ou synthétique ? 
Actuellement, les différentes vitamines D prescrites sont des formes synthétiques. Elles le sont souvent sous la forme d’ampoules trop dosées. Comme cette vitamine est une hormone, le fait de prendre de telles doses trop importantes contribue à saturer l’organisme et vraisemblablement à bloquer les récepteurs de la vitamine ainsi que sa synthèse naturelle par la peau. Ces doses fortes synthétiques créent une dépendance. Par ailleurs certaines études ont révélé que la forme synthétique de vitamine D pouvait avoir des effets secondaires tels que des calcifications anormales. Ceci conduit à penser qu’il vaut mieux utiliser de la vitamine D naturelle et à des doses proches de celles recommandées quotidiennement.

Il existe une forme intermédiaire qui n’est pas totalement synthétique et qui est utilisée depuis les années 50 : il s’agit de la vitamine D3 issue de la lanoline (« graisse de laine »), mais la synthèse de cette dernière n’est pas une forme totalement naturelle. En effet, sa fabrication à partir du suint de mouton nécessite plusieurs opérations chimiques et il s’agit donc d’une forme hémi-synthétique.

Les seules vitamines D naturelles connues sont issues : 

  • Des huiles de foie de poisson (morue, flétan..) : pour la D3.
  • De certains végétaux (lichen, solanacées) : pour la D3. 

Par exemple : Oemine D3 extraite du lichen boréal.

  • D’une forme de levure cultivée sous UV : pour la D2. 

Par exemple : Oemine D2 extraite de levure.

En savoir plus sur le rôle des vitamines D2 et D3 naturelles, les causes de carence et les maladies associées.

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*** Publirédactionnel Oemine***

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