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Je suis végétarienne : témoignage d'Anne 35 ans

Publié le 10 mars 2013 - Mis à jour le 13 mars 2013
Curieuse de tout, piquée d'écriture. Ex-responsable édito de FemininBio, blogueuse empathique aimant raconter la vie des autres @parisbylight.
Anne, 35 ans, est végétarienne depuis 10 ans
Anne, 35 ans, est végétarienne depuis 10 ans
© Fotolia

Elevée au foie gras, Anne est pourtant devenue végétarienne quand elle avait 25 ans. Aujourd'hui, à 35 ans, elle savoure le bien-être retrouvé et une très bonne santé.

Je suis végétarienne depuis 10 ans, j’avais 25 ans. Ma famille étant originaire du Sud Ouest, j’ai été "élevée" au foie gras, au gésier et à la saucisse de Toulouse. Ma grand-mère gavait elle-même ses oies. Parallèlement à cela, ma famille adorait les animaux de compagnie, les protégeait et mes parents ont toujours donné aux associations de protection animale. Je suis née dans une maison où les (nombreux) chats étaient aussi bien traités que les enfants.

J’étais difficile face à l’alimentation, je refusais tout ce qui était vert ou qui ressemblait de près ou de loin à des fruits ou des légumes, excepté les frites. Je ne mangeais pas tous les animaux : j’ai toujours refusé de manger l’agneau ou le veau car j’avais l’impression de manger un "bébé" comme je disais. Il faut toujours écouter les enfants…

Et puis des années plus tard, en allant au travail en voiture, je me suis retrouvée derrière un camion transportant des moutons, entassés les uns sur les autres, une vision d’horreur. Je ne sais pas pourquoi ce jour-là précisément je les ai vus, j’en croisais avant pourtant.

Cela a été le déclic. Je me suis dit pourquoi ? Pour satisfaire notre palais, on fait subir cela aux animaux ? J’ai ainsi commencé à me documenter, à aller sur Internet glaner des informations, poser des questions dans des forums de végétariens et puis, quelques jours plus tard je décidais de passer le cap en arrêtant de manger toute viande ou aliment carné.

Je décidais de suivre le conseil d’une végétarienne sur un forum et de remplacer la viande, quand mon besoin se faisait sentir, par le poisson. Ainsi j’irai doucement mais sûrement vers le végétarisme. je gardais le reste, à savoir le lait et les oeufs. Pour les oeufs, je ne mangeais déjà que les oeufs bio de poules élévées en plein air (et encore, archi-cuits) et le fromage n'étant pas une passion pour moi, je ne mangeais que de l'emmental pour la cuisine. Aujourd'hui je suis passée au lait de soja, seuls les oeufs, le miel et l'emmental restent des aliments que je consomme encore.

Il m’aura fallu un mois pour me rendre compte que le poisson était inutile et que je n’avais pas besoin de cela pour être en forme, et surtout, j’ai appris à manger tous les légumes et les fruits et à trouver cela bon ! J’ai eu 2 révélations finalement en passant au végétarisme.

Une véritable sensation de bien être s’est révélée en moi, une meilleure forme, finies les infections hivernales comme autrefois, un meilleur transit aussi (qui avait toujours été mauvais auparavant, faute de fibres), bref une quasi renaissance.

Par contre, je n’avais pas évalué l’impact autour de moi ! Que de questions, que d’argumentaires à donner en allant au resto, rarement des railleries heureusement, il faut croire que je suis entourée de gens intelligents ! Il m'est quand même arrivé, encore récemment, d'entendre certaines remarques agressives envers ma personne à ce sujet (un repas de belle-famille). Mais ceux qui profèrent cela sont en général peu appréciés de leur entourage ou difficilement intégrés dans une société donc cela explique beaucoup de choses.

Mon plus bel exploit, malgré moi, c’est le passage au végétarisme d’une de mes collègues. "Grâce à toi" m’a-t-elle dit. Mon alimentation l’intéressait beaucoup et en lisant un livre intitulé Le cri de la carotte, elle a décidé de franchir le cap.

Quand je vais au resto ou que je cuisine, mes amis savourent autant que moi la cuisine végétarienne et ça fait plaisir. Il ne reste que mon compagnon à convaincre. Il n’est pas végétarien mais à la maison il ne consomme pas de viande. Parfois je lui demande pourquoi il ne passe pas le cap, mais il me dit qu’il doit faire son chemin. J’espère qu’il est juste à l’angle de ce chemin.

Anne, 35 ans, région Lyonnaise

 

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Par lunazen le 13 mars 2013 à 15h56
Un témoignage riche ! Pour

Un témoignage riche ! Pour une personne "élevée au fois gras", c'est un beau chemin parcouru !

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