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Je suis végétarienne : témoignage d'Elodie 23 ans

Publié le 8 mars 2013
Curieuse de tout, piquée d'écriture. Ex-responsable édito de FemininBio, blogueuse empathique aimant raconter la vie des autres @parisbylight.
Elodie et son chat. Végane, elle attend un changement de société en faveur du droit des animaux
Elodie et son chat. Végane, elle attend un changement de société en faveur du droit des animaux
© elodie

Elodie a 23 ans, elle est végane depuis un an. Pour elle, c'est bien plus qu'un régime alimentaire : c'est un véritable engagement. Elle est l'auteur d'un blog antispéciste et lutte pour le droit des animaux.

J’ai 23 ans, je suis "végane" depuis un peu plus d’un an, végétarienne depuis un an et demi. J’ai toujours été soucieuse du sort des animaux, mais comme beaucoup de personnes je me suis d’abord limitée aux animaux "de compagnie". On m’a appris depuis petite à ne pas voir l’animal dans mon assiette et je m’y suis conformée.

Un accès internet tardif m’a permis de me renseigner sur des sujets que je ne connaissais pas, comme le sort réservé aux animaux que nous exploitons pour nous nourrir. La souffrance est partout dans nos abattoirs où plus de 60 milliards d’animaux sont tués chaque année, sans compter les victimes de nos abattoirs flottants.

J’avais toujours eu l’intuition que rien ne justifiait ma prétendue supériorité sur mon chien, ou un plus grand droit à la vie. J’ai étendu cette idée à l’ensemble des animaux de la planète : j’ai découvert l’antispécisme.

Les gens ont trop souvent tendance à réduire le "véganisme" à un régime alimentaire. C’est pour moi une position politique, un engagement, duquel découle un boycott de certains produits. L’alimentation ne représente qu’une partie de cet engagement, qui est avant tout moral, et éthique, revendicatif.

Si je boycotte les produits d’origine animale, c’est pour demander l’abolition de l’exploitation animale, et pour rien d’autre. Les autres raisons souvent invoquées pour une "promotion" du végéta*isme tendent à minimiser l’importance de revendiquer des droits fondamentaux pour les animaux.

Ma famille a accepté mon choix parce qu’il leur semble raisonné et justifié. Ce sont plutôt les personnes qui me connaissent peu, ou quelques amis, qui moquent, voire rejettent violemment ma démarche.

Même s’il peut être extrêmement frustrant de laisser dire, je m’efforce de garder mon énergie pour militer et essaie de ne pas entrer dans des débats stériles, lors desquels ressurgissent toujours les mêmes remarques et arguments. Je préviens les personnes chez qui je vais manger, et propose de faire le repas au besoin.

Le principal obstacle que je rencontre aujourd’hui est lié à la consommation : où aller manger ? Où trouver des chaussures qui ne soient pas faites de peau d’animal ? Que prendre au supermarché ? Tant qu’on n’est pas végétalien, on finit sans doute par oublier que les matières animales sont PARTOUT. Dans la soupe déshydratée, dans tous les biscuits, dans le processus de fabrication des bières, des produits d’hygiène….

Ce que j’attends aujourd’hui, c’est un changement de société, qui prenne en compte non-pas "les vegans", mais les animaux. 

Le blog d'Elodie

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