Les pesticides et additifs dans nos assiettes

Publié le 19 mai 2011 - Mis à jour le 26 novembre 2012

De nombreux pesticides et additifs envahissent nos assiettes sans que l'on ne s'en rendent compte. Quels sont leur effets sur le cerveau ?

Les pesticides et additifs dans nos assiettes
Les pesticides et additifs dans nos assiettes

  • Les pesticides

Pour lutter contre les fléaux des plantes, on utilise un panel de substances comme les insecticides et pesticides… Des chercheurs d’Harvard et de l’université Sud-Danemark avancent que les pesticides seraient dangereux pour le cerveau. En effet, ils affecteraient le développement cérébral du foetus et des jeunes enfants. Les insecticides organochlorés sont pratiquement interdits aujourd’hui mais ils ont été largement utilisés et persistent longtemps dans l’environnement. Les herbicides, destructeurs des mauvaises herbes après épandage sur les sols, sont irritants et nocifs, voire corrosifs. Donc la prudence est de mise quant à leur utilisation.

  • Les additifs

Nombreux sont les additifs : colorants alimentaires, conservateurs, émulsifiants, épaississants, gélifiants, exhausteurs de goût, édulcorants… Mais tous ne sont pas dangereux pour notre cerveau . Relativisons et inquiétons-nous plutôt des substances qui ne figurent pas sur les étiquettes comme les métaux lourds vus précédemment. Le glutamate, par exemple, est un additif qui peut se révéler toxique consommé à haute dose.

 

  • Zoom sur les glutamates

Ces sels de l’acide glutamique sont largement employés sous forme de E 620 à E 625 : ce sont des agents de sapidité qui renforcent le goût des ingrédients auxquels ils sont mélangés. Ils permettent de saler une préparation tout en apportant moins de sodium. Consommés à trop fortes doses, ils pourraient être toxiques et plus particulièrement pour le système nerveux.
Le syndrome du restaurant chinois
On a longtemps incriminé le glutamate monosodique (E 621) comme étant à l’origine du « syndrome du restaurant chinois ». Il fait partie de la panoplie du cuisinier chinois puisqu’en tant qu’additif, il est présent dans de nombreux
aliments. Sa consommation par le biais des plats chinois se traduit par l’apparition de signes cliniques comme des bouffées de chaleur accompagnées de migraines intenses et troubles circulatoires. Mais, à ce jour, rien d’avéré.

Extraits de l'ouvrage de Catherine Chagrani-Conan, "La santé du cerveau est dans l'assiette", aux éditions Eyrolles

Catherine Chegrani-Conan
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