Risqué

Paracétamol : les risques et les alternatives naturelles

Publié le 10 octobre 2012 - Mis à jour le 25 janvier 2013
Sylvie Hampikian-Le Nin est docteur vétérinaire. Après avoir travaillé dans la recherche, elle a exercé une activité d’expert pharmaco-toxicologue et s’est spécialisée dans les actifs naturels. Elle est auteure de plusieurs ouvrages sur leurs usages pour la beauté, la santé, le bien-être.
Le paracétamol, c'est pas automatique !
Le paracétamol, c'est pas automatique !
© Fotolia

On a coutume de le consommer pour des maux de têtes, des débuts de rhumes, mais que se cache exactement derrière le paracétamol, ce médicament aux allures anodines, délivré sans ordonnance ? Décryptage.

Un médicament unique en son genre

Le paracétamol (en anglais acetaminophen) est le principe actif du Doliprane®, du Dafalgan® et de l'Efferalgan®, entre autres.
Il s’agit d’un médicament « orphelin », ou plus précisément d’un fils unique qui aurait perdu sa mère. Il est en effet le seul dérivé de la phénacétine, une molécule antalgique (antidouleur) retirée du marché en 1983 en raison de sa forte toxicité et de son caractère cancérigène. De fait, il constitue à lui seul la classe des « antalgiques antipyrétiques non salicylés » (les salicylés, ou AINS, étant l’aspirine et ses apparentés, dont l’ibuprofène).

Bien qu’il soit un des médicaments les plus employés et les plus étudiés au monde, le paracétamol n’a pas livré tous ses secrets et son mode d’action, très complexe, n’a pas encore été totalement élucidé. On sait néanmoins qu’il agit sur le contrôle de la douleur tant au niveau central (cerveau) qu’au niveau périphérique (nerfs sensitifs).

Une toxicité hépatique passée sous silence

Le paracétamol est sans conteste un bon médicament, très efficace notamment pour soulager les maux de tête, certains symptômes du rhume, les douleurs corporelles et même les douleurs dentaires modérées... Chez certaines femmes, il soulage les douleurs des règles. Toutefois, les laboratoires et les pharmaciens ont tendance à le présenter, à tord, comme un médicament inoffensif et à occulter son caractère toxique.
 Ainsi, selon le témoignage d’un dentiste, lors du lancement commercial du paracétamol (1981), il a reçu des dizaines de délégués médicaux et aucun ne lui a jamais parlé de la moindre toxicité du médicament, y compris de ses effets néfastes reconnus au niveau hépatique (sur le foie).

A la dose normale, en effet, le paracétamol est plutôt bien toléré, notamment par rapport aux  autres antalgiques (dont l'aspirine), qui entrainent rapidement des douleurs gastriques. Mais le problème réside dans son devenir : lors de son processus d’élimination, il est transformé en N-acétyl p-benzoquinone imine (ou NAPQI), un métabolite toxique capable de détruire les cellules du foie. Les laboratoires ont toujours affirmé qu'aux doses thérapeutiques ce métabolite était neutralisé (grâce au glutathion, un "antipoison" naturel présent dans toutes les cellules), et ne causait donc aucun dommage.

C'est seulement en cas de surdosage aigu, c'est-à-dire si des doses trop élevées (qu’on ne donnera pas ici) étaient prises en une seule fois, que le stock de glutathion ne suffirait pas à neutraliser la NADPQ et qu'une hépatite grave, potentiellement mortelle, pourrait survenir.
C'est pour cette raison que le paracétamol est vendu dans des boites contenant une quantité totale de médicament inférieure à la dose potentiellement mortelle.

Une banalisation contestable

Et c’est là que le bât blesse, car le paracétamol n’est pas soumis à prescription médicale : dosé à 500 et 1000 mg il est vendu sans ordonnance ! Le patient peut faire ce qu'il veut, y compris un surdosage volontaire ! Et ce ne sont pas les pharmaciens qui vont lui en refuser la vente. Est-ce qu'un pharmacien vous a déjà dit en vous tendant une boite : "Le paracétamol représente la première cause d'hépatite potentiellement mortelle en France" ? Est-ce qu'il vous a déjà demandé si vous en aviez déjà plusieurs boites à la maison (auquel cas vous pourriez détenir une dose dangereuse) ?
 Certainement non, pas plus que le buraliste ne vous dit "fumer tue", ni ne vous demande combien de cigarettes vous fumez par jour.
 Ponce Pilate a fait des petits…L’argument de la dangerosité du paracétamol n’est valable que pour lutter contre la concurrence.

Il est vrai que la posologie maximale du paracétamol et le risque de surdosage sont bien indiqués sur la notice des médicaments qui en contiennent. Mais qui lit la notice de produits consommés sans méfiance depuis tant d’années ?

D’autres effets inquiétants

Outre sa toxicité sur le foie, le paracétamol a d’autres effets délétères, dont certains sont susceptibles de se produire aux doses thérapeutiques. Ainsi, depuis plus de 10 ans, des doutes existent sur le lien entre l’exposition au paracétamol in utero en période prénatal ou sa prise régulière (1 fois par mois ou plus) pendant l’enfance et l’adolescence, et la survenue d’asthme. Plusieurs études récentes ont clairement montré un lien, qui pourrait contribuer à expliquer l’augmentation de la fréquence de l’asthme dans la population.

Par ailleurs, comme sa « maman » la phénacétine, le paracétamol est toxique pour les reins et cette toxicité pourrait s’exercer aux doses thérapeutiques en cas de prise prolongée, ce qui n’est pas indiqué sur la notice !

Enfin, il existe un faisceau d’élément montrant que le paracétamol pourrait augmenter la pression artérielle, notamment chez les femmes, effet qui serait aggravé sous forme effervescente à cause de la présence de sodium dans l’excipient. Il faut donc faire particulièrement attention à l’installation d’un cercle vicieux : hypertension => mal de tête => prise de paracétamol => aggravation de l’hypertension…

Que conclure au plan toxicologique ?

En tant que toxicologue, je pense que le paracétamol est un toxique avéré du foie et des reins. Sa toxicité à doses thérapeutiques est sujette à controverse, mais à mon sens, je suis persuadée qu’il laisse forcément des traces de son passage. Certainement sans danger immédiat dans la plupart des cas, mais que se passe-t-il en cas de consommation à long terme ou par des sujets fragiles ? En effet, la sensibilité des individus à son égard est variable. Elle est augmentée chez les jeunes enfants (moins de 3 ans = foie immature), et les personnes au foie déjà fragilisé par une hépatite, la prise d'autres médicaments, la consommation d'alcool, une malnutrition (penser aussi aux anorexiques), une myopathie, ou tout simplement une constitution fragile. Dans certains cas, même, la cause de cette sensibilité accrue est inconnue.

Ainsi, les forums dévoilent de nombreux témoignages de problèmes hépatiques sérieux survenus après une prise régulière, non excessive, de paracétamol aux doses thérapeutiques. De rares « cas rapportés » d’hépatites fulgurantes mortelles, à ces mêmes doses, ont même été publiés. Ils sont survenus chez des personnes en état de malnutrition ou ayant eu des antécédents de maladie hépatique, toutefois ils illustrent bien l’existence d’un effet hépatotoxique du paracétamol aux doses thérapeutiques.
On l’a bien compris, le paracétamol est potentiellement toxique, même à dose normale, et ce n'est surtout pas un médicament à prendre "à tout bout de champ", comme un produit banal et inoffensif.

Que faire en pratique ?

En pratique, il ne sert à rien de le prendre à titre préventif en période d’épidémie de grippe ou avant un effort physique par exemple (c’est à ce type de dérive qu’a conduit sa banalisation). En automédication, c'est-à-dire sans avis ni contrôle médicaux, le paracétamol doit être pris uniquement en doses isolées (1 comprimé pour un mal de tête par exemple, lorsque l’intensité de la douleur le justifie), ou pendant 2-3 jours maximum, à la dose la plus faible possible (en cas de rhume par exemple). Si vous l’associez à un autre médicament anti-rhume, vérifiez que celui-ci ne contient pas de paracétamol.

Si le médecin vous a prescrit du paracétamol à dose importante pendant plusieurs jours (3-4 comprimés à 1000 mg par jour, par exemple pour soulager la fièvre d'une grippe), vous pouvez faire suivre le traitement d'une petite cure réparatrice et détoxifiante pour le foie (gélules de feuille d'artichaut, chardon-marie, desmodium, romarin, ginkgo biloba) pendant une semaine. Si vous suivez un traitement antalgique au long terme pour une maladie chronique (arthrose par exemple), vous pouvez faire régulièrement une telle cure pour renforcer le foie (parlez-en à votre pharmacien). C’est également une très bonne raison pour mettre du curcuma à bonne dose dans votre cuisine. Celui-ci est un concentré de vertus (y compris antidouleur), il protège le foie et il n'est absolument pas toxique.

Les alternatives naturelles

Douleurs aiguës et fièvres : il n'existe malheureusement pas d'alternative naturelle d'usage aussi facile et d’efficacité autant garantie que les simples cachets de paracétamol ou d’antalgiques de type AINS pour traiter douleurs aiguës (règles douloureuses, maux de tête…).

La sophrologie, les massages, l’application de chaud ou de froid, peuvent être d’une grande aide, à condition d’en avoir l’expérience. Pour les maux de dents, un clou de girofle malaxé ou de l’huile essentielle de girofle mélangée avec un peu d’huile peuvent calmer la douleur en attendant de se rendre chez le dentiste. Pour la fièvre, la tisane de reine des prés, si elle est de bonne qualité, peut donner de bons résultats car elle contient un précurseur de l’aspirine (mais il faut bien surveiller la température, car toute fièvre supérieure à 39° peut avoir des conséquences graves).

Douleurs chroniques : pour soulager les douleurs chroniques (arthrose, rhumatismes, maux de têtes ou migraines répétés...), il existe des solutions diététiques et thérapeutiques (mélanges de plantes spéciales rhumatismes, baumes aux huiles essentielles, massages, kinésithérapie, hydrothérapie, acupuncture, ostéopathie…). Mais si on veut passer aux médecines naturelles, c'est toute la prise en charge médicale qu'il faut revoir, avec un médecin naturopathe ou homéopathe.

 

Sylvie Hampikian

 

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Réactions à l'article
Par lunazen le 6 juin 2011 à 12h09
A lire

Très bon article. Pour ma part, pour soulager mes douleurs dorsales/lombaires (lombalgies, sciatalgies, ...) je me tourne vers les médecines naturelles qui m'apportent plus que l'allopathie. J'ai des douleurs dites chroniques, grâce aux médecines naturelles, elles sont moins intenses et plus rares.

Par kaka le 7 juillet 2012 à 12h14
pouri

c est pouri

Par patrick le 26 octobre 2012 à 00h49
ENCORE!

LE MONDE EST UNE TRISTE BOUTIQUE, LES COEUR PURS DOIVENT SE METTRE ENSEMBLE POUR L'EMBELLIR. IL FAUT REBOISER L'AME HUMAINE

RETROUVER LE BON SENS, ET NE PAS "PANURGER'SUR LA PENSEE UNIQUE MEME SCIENTIFIQUE
BIEN A VOUS PATRICK

Par Lavaroiz le 28 mars 2014 à 11h00
Je n'aurai pu dire mieux!

Je n'aurai pu dire mieux! Tout ce que vous dites est vrai et URGENT

Par Serenite O Naturel le 6 décembre 2012 à 10h59
Article interessant

Je dirais que pour le rhume, il n'est pas nécessaire d'en prendre. Tournez vous plutôt vers les huiles essentielles qui donnent de très bons résultats. L'huile essentielle de ravintsara est particulièrement intéressant pour lutter contre les microbes. voila un article sur cette huile :
http://www.sereniteonaturel.com/content/257/lhuile-de-ravintsara-une-hui...

Par Audrey ETNER le 6 décembre 2012 à 11h53
Merci

Merci pour vos conseils !

Par Marie B. Wolf le 24 janvier 2013 à 12h13
Merci

Merci de cet article. Mon compagnon ne jure que par le paracétamol, pour tout (voire n'importe quoi) et je me disais que ce ne devait pas être neutre. Je lui ferais lire votre article!

Par Audrey ETNER le 25 janvier 2013 à 21h25
C'est vrai que les risques

C'est vrai que les risques sont assez méconnus et que nous sommes encore nombreux à avoir le reflexe paracétamol !

Par nao le 1 février 2013 à 09h30
Voilà qui me conforte dans l

Voilà qui me conforte dans l'idée, qu'il faut apprendre avant tout à ne pas tomber malade et donc avoir une hygiène de vie alimentaire, physique qui va dans ce sens ! et également à comprendre que nous ne pouvons pas être en forme en permanence et qu'il faut aussi (je parle bien entendu des petits maux) accepter la douleur et la combattre par le mental (méditation, reiki, sophrologie) si on sait que c'est passager avant de se jeter sur une boite de médicaments. C'est tout une éducation qu'il faut revoir. Je trouve que fémininbio nous apporte beaucoup de choses qui vont dans ce sens merci.

Par Audrey ETNER le 30 mai 2013 à 22h41
Merci à vous !

Pour votre témoignage de sympathie. Voilà qui nous donne toujours plus l'envie de vous informer en rencontrant les meilleurs spécialistes.

Par MITE le 29 mai 2013 à 20h26
ARTICLE ASSEZ ANGOISSANT POUR LES ARTHROSIQUES

assez angoissant je suis atteinte d'arthrose invalidante qui parfois me fait voir l'enfer jour et nuit l'efferalgan soulage un peu la forte douleur que prendre à la place ? MERCI POUR VOTRE REPONSE
MITE

Par Driverine le 28 juillet 2014 à 07h42
alimentation

bonjour, tournez vous vers l'alimentation dite "hypotoxique", vs résoudrez probablement votre problème d'arthrose.
Voir le livre de Jacqueline Lagacé:
"Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique grâce à l'alimentation "
Sev

Par l'étoile le 4 juin 2013 à 11h38
urgent ! si quelqu'un peut me repondre assez rapidement merci

voila ma petite amie a des maux de tete assez souvent , et je pense fortement que cela provient de ces problème de vue , car elle doit porté des lunette mes elle a toujours pas prise de rdv , et ces maux de tete persiste assez souvent , je diré meme tout les jours , et hier jours elle a prise un dafalgan avec un paracetamol de 500gramme et un doliprane de 1000gramme et je voudrais savoir je quelle risque avec tout ce quelle a prise svp ? merci beaucoup a celui ou celle qui pourra me donnais une réponse précise .

Par besoin d'aide le 3 juillet 2013 à 21h41
aidez moi

je prends chaque jour 2 comprimés de panadol extra (1000 mg de paracétamol) , j'ai des douleurs intenses qui ne peuvent plus êtres soulager que si je les prends , après que j'ai lu cet article j'ai trop peur :( je ne sais pas quoi faire

Par papitruc le 22 octobre 2013 à 17h04
le paracetamol est du poison

depuis mon pneumothorax on me donner du doliprane et a chaque foix je ne suis pas bien du coup lorsque j'arrette d'enprendre cela va mieux

Par SweetSPYAIR le 9 décembre 2013 à 07h45
Maux de tête

Bonjour, je prend régulièrement (environ une fois par jour, pas plus) un comprimé de Paracétamol 1g pour me soulager de maux de tête. Parfois ils ne sont pas importants, et je me dis donc : "Je vais essayer de m'endormir avec et demain, ça ira mieux !" Le soucis est que, en faisant cela, j'ai plus de mal à m'endormir à cause de la douleur et, le lendemain matin, la plupart du temps, j'ai encore plus mal à la tête que la veille. Je pense que cela vient du fait que je sois trop longtemps devant mon ordinateur, mais mon travail m'y oblige. J'ai porté des lunettes étant petites pendant environ 4 ou 5 ans et depuis, j'ai une excellente vue. Mais mon entourage me dit que trop de temps passé devant mon écran d'ordinateur peut dégrader cette bonne vue. Et comme dit plus tôt, j'ai mal à la tête tous les soirs, et, comme je sais que ça ne se passe pas tout seul en allant me coucher, je prend un comprimé de Paracétamol 1g avant d'aller dormir. Et le lendemain, même chose. Ordinateur = Maux de tête = Paracétamol. C'est un cercle vicieux. Et ce que je viens de lire m'alarme ! Avez-vous des conseils à me donner, ça fait presque deux mois que je prends un cachet tous les soirs. J'espère avoir été assez claire, merci d'avance pour vos réponses.

Par Kima Nova l'artiste le 18 décembre 2013 à 05h02
Un jourrnaliste qui s

Un jourrnaliste qui s'improvise MEDECIN PHARMACIEN. Votre article ne démontre rien est n'est que suposition. Les médicaments sont certes dangereux pour certaines, mais celui que vous tenter daccuser n'est donc en rien mortel, et vous ne faites que supposer sa dangerosité. En bref, paranoiaque et provocateur, vous diffuser la peur sans fondements. BRAv

Par Bob04 le 9 mars 2014 à 11h06
Paracétamol

Bonjour.
Désolé, mais dans la notice du médicament, certaines réserves sont émises.
Je viens justement de recevoir, ce vendredi, une des raisons de mon allergie et cela en fait partie.
Bob

Par Manyvelle le 15 juin 2014 à 11h39
Tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler !

Avant de critiquer, renseignez-vous !
Étudiante infirmière, je peux vous certifier que le paracétamol est toxique pour le foie à partir de 8g et que 10g représentent une dose potentiellement mortelle, POUR TOUS ! Médicament en vente libre n'est nullement synonyme de sans danger. À vous de voir...

Par panurge le 1 mars 2014 à 15h03
PHENACETINE

Onpeut en effet se demander comment un métabolite d un medicament hautement toxique vendu librement pendant 50 ans,PHENACETINE,n est pas lui aussi dangereux.Le précédent attaquait les reins lenouveau au foie.Mystère de l industrie pharmaceutique,joyau de notre civilisation!!!

Par panurge le 1 mars 2014 à 15h03
PHENACETINE

Onpeut en effet se demander comment un métabolite d un medicament hautement toxique vendu librement pendant 50 ans,PHENACETINE,n est pas lui aussi dangereux.Le précédent attaquait les reins lenouveau au foie.Mystère de l industrie pharmaceutique,joyau de notre civilisation!!!

Par panurge le 1 mars 2014 à 15h03
PHENACETINE

Onpeut en effet se demander comment un métabolite d un medicament hautement toxique vendu librement pendant 50 ans,PHENACETINE,n est pas lui aussi dangereux.Le précédent attaquait les reins lenouveau au foie.Mystère de l industrie pharmaceutique,joyau de notre civilisation!!!

Par Humain2 le 18 septembre 2015 à 11h10
Oui

Oui, mais.
Je suis assez mal à l'aise à la lecture de votre article.
Pas mal à l'aise parce qu'il y aurait une toxicité du paracétamol à forte dose. L'eau est mortelle à forte dose également (hyperhydratation), et personne ne songe à vous alerter sur sa consommation à dose modérée. Faut-il prévoir une campagne de prévention à ce sujet ?
Je ne nie pas que le paracétamol puisse poser problème. C'est écrit sur la notice : l'utilisation de paracétamol peut entraîner des troubles malgré la consommation d'une dose nominale. Il est également écrit qu'un surdosage entraîne un risque d'atteinte du foie.
Est-ce un secret que le paracétamol est un médicament, vendu en pharmacie uniquement, et que tout médicament doit faire l'objet d'une prise contrôlée ? Hum, difficile de défendre cette thèse à mon avis, mais il s'agira plus d'une thèse sur l'irresponsabilité que sur le paracétamol.

Bref, ce qui me met mal à l'aise, dans votre article, c'est que, malgré l'apparente obtention d'un doctorat vétérinaire, d'une activité de recherche "fondamentale" à l'institut Pasteur, vous en arriviez à écrire votre sentiment personnel sur un médicament, en fondant votre analyse entre autres sur des témoignages glanés sur des forums sur internet et en affirmant que votre pensée prévaut sur celle de vos lecteurs en agitant votre drapeau de toxicologue. On croit rêver ! Et des gens de venir vous consulter médicalement en commentaire !
Je ne prends pas position au sujet du paracétamol. Il se trouve que vous avez peut-être raison. Ou pas. Je trouverais votre article plus digeste s'il fournissait quelques sources comme des expériences scientifiques, ou, à tout le moins, car la science n'est pas tout, un ensemble de faits vérifiables.

De même, j'aurais apprécié une validation de tous vos conseils de compléments à la prise de paracétamol. Si ça se trouve, vous avez raison. Ou pas.

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