Stress

Le burn-out parental, comment y faire face ?

Publié le 20 mars 2015
Auteur de J'arrête d'être débordée #stopdebordee et de Ma forme au naturel #Conciliation vie pro vie perso, exConsultante RP. Coach sportif spécialiste du Pilates.
© Pixabay

Se réveiller un matin sans la moindre envie c’est troublant, n’est ce pas ? Pas envie d'entendre le "je t’aime" de votre chéri, ni le "tu es belle maman" de votre enfant. Le burn out existe aussi dans le cadre familial.

Le manque d'envie, c'est troublant. Et pourtant, lorsque la fatigue s’est installée sournoisement mais sûrement dans notre corps et notre tête, c’est ce qui se passe un jour, puis deux, puis trois... Cette fatigue nous empêche d’abord de faire tout ce que l’on voudrait faire, puis nous empêche de faire le minimum, et finalement nous empêche de faire quoi que ce soit. C'est un burn-out, n’ayons pas peur des mots.

Ce n’est pas parce que vous ne travaillez pas à l’extérieur de la maison ou qu’au bureau tout va bien que vous n’êtes pas candidate au burn-out parental. Pourquoi n’auriez vous pas le droit d’être fatiguée par votre rôle de parents ? Ce rôle débordant de responsabilités et de stress !

Une maman, cadre en congés maternité et maman de 4 enfants, m’avoue un jour qu’elle est bien plus fatiguée physiquement depuis qu’elle est à la maison. Et pour cause, en plus du manque de sommeil et du stress d’être responsable d’une famille, elle est toujours en action. Les mamans en congé maternité qui se sentent coupables de ne pas travailler en font plus. Plus de ménage, plus d’activités avec les enfants, plus de cuisine, plus de dîners avec les copains…

Non seulement toutes ces activités sont physiquement épuisantes mais en plus elles ne sont ni reconnues par votre famille ou vos amis (c’est normal de venir manger chez vous, vous ne travaillez pas !), ni valorisées. Il n’en faut pas plus pour que votre peu de confiance en vous s’envole et que vous passiez en mode pilotage automatique.

Vous faites, mais n’êtes plus. Incapable de dire combien d’heures vous avez dormi ou combien de fois vous avez vérifié que la porte de la maison était bien fermée. Combien de temps arrive-t-on à vivre en pilotage automatique ? Aucune statistique ne peut le dire mais vous avez toutes autour de vous des exemples en tête.

Et vous avez aussi toutes dans votre entourage une ou plusieurs personnes en burn-out. Que vous en soyez témoin ou victime, vous savez que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Il est bien plus facile de réagir dès les premiers signes de fatigue que de sortir d’un burn-out parental.

Mais l’on écoute rarement nos premiers signes de fatigue comme le manque d’attention ou l’irritabilité en pensant à tort que ça va passer tout seul. Cela passe rarement tout seul car la fatigue ce n’est pas un petit truc, c’est trois grands trucs :

- une fatigue physique caractérisée par des maux de dos et/ou de ventre, des migraines, des  problèmes de peau, des dérèglements hormonaux ;

- une fatigue psychologique caractérisée par l'ennui ou la monotonie, la mauvaise humeur, des chutes d’attention, une anxiété récurrente, une certaine rigidité, un sentiment d’échec ;

Chez les hommes, on note également une envie de fuir, l’impression de perdre le contrôle, des excès de violence, des comportements addictifs.

- une fatigue extrême "je suis fatigué d’être fatigué" : mauvaise humeur fréquente ou inhabituelle, baisse du désir de plaire et souvent du désir sexuel, perte d’envie de voir des amis, amplification, exagération des événements.

Ces trois éléments interfèrent les uns avec les autres. La fatigue physique pèse sur l’estime de soi, la fatigue psychologique est inversement proportionnelle à la confiance en soi et la fatigue extrême bouleverse la perception de la réalité. C’est pourquoi mener à bien votre quotidien vous semble impossible. Vous en êtes physiquement incapable, vous n’avez aucune envie et chaque tâche vous paraît bien trop grande pour être exécutée et bien trop importante pour vous être confiée.

Quelques pistes pour en en sortir
Parlez-en sans honte et sans culpabilité et faites vous aider. Le burn-out parental touche les mères comme les pères. Il s’accompagne d’une grande tristesse qui pourrait être apparenté à une dépression mais aussi d’un important sentiment d’incapacité face à l’éducation de leurs enfants.

Aussi, parler de ce que vous ressentez, mettre des sentiments sur ce que vous vivez est vital pour rester au plus proche de la réalité. On peut dire qu’on ne supporte plus ses enfants, mais la réalité c’est qu’on les aime mais qu’ils nous déçoivent par exemple.

Prenez soin de vous avec autant d’amour que si vous preniez soin de votre meilleure amie. Et enfin reposez-vous ! Vous n’êtes ni une machine ni un super héros.

 

>> Pour une lecture optimisée, retrouvez cet article dans votre magazine iPad de mars 2015

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Réactions à l'article
Par aderogalski@yahoo.fr le 27 mars 2015 à 12h34
merci d'aborder le sujet !

merci d'aborder le sujet ! surtout, il ne faut pas hésiter à consulter si l'on ressent ces symptômes. Le jour où je me suis mise à pleurer à la caisse du supermarché pour une broutille, c'était trop tard ! heureusement, l'acupuncture, un petit traitement homéopathique à la passiflore, beaucoup de repos (arrêt obligatoire de 15 jours), un peu de sport m'ont permis de me remettre. Mais le fil est toujours très ténu et c'est plus qu'un véritable effort pour ne pas retomber dans ce que l'on peut appeler, en français, une véritable déprime. Surtout, il ne faut pas rester isolée !

Par pgheloise1 le 28 mars 2015 à 15h20
Je l'ai fait et j'en suis sortie.

Un petit livre également qui concerne le burn-out maternel "Mère épuisée" de Stéphanie Allenou,ce livre m'a sauvé, et aidé pas mal de mamans que je connais.

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