Oligoéléments

Le fer, un oligoélément essentiel à tout âge

Publié le 14 septembre 2016 - Mis à jour le 16 septembre 2016
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Bien qu’à des concentrations très faibles (« oligo » signifie « peu » en grec), les oligoéléments sont indispensables au fonctionnement normal de l’organisme. Parmi ces substances, le fer a un rôle très important et intervient dans de nombreux mécanismes…

Le fer, un oligoélément essentiel
On qualifie le fer de nutriment « essentiel » pour l’organisme car il provient exclusivement « de l’extérieur », c’est-à-dire ici, de l’alimentation. Même si l’aliment consommé a une forte concentration en fer et que le corps humain ait des besoins assez importants, l’organisme n’absorbe au final qu’une petite quantité de cet oligoélément. 

Le fer est nécessaire à l’organisme parce qu’il contribue : au fonctionnement normal du système immunitaire, au maintien des fonctions cognitives, au transport de l’oxygène dans le corps, à la réduction de la fatigue.

Le fer existe sous deux formes : 
Héminique, absorbé à hauteur de 15 à 35% : d’origine animale, on le trouve dans les viandes rouges (bœuf, porc, agneau, abats), les poissons (thon, sardine), et les fruits de mer. 

- Non-héminique, son absorption par notre organisme est de l’ordre de 2 à 5%.

  • d’origine végétale, il a plusieurs sources : les légumes frais et secs, les algues (algue kombu, nori), certaines plantes (ortie, persil), les fruits, les céréales        
  • d’origine animale : les œufs et les produits laitiers. 

Les pathologies liées au fer sont assez nombreuses, la plus connue est la carence martiale ou anémie ferriprive. L’individu touché présente les signes suivants : fatigue anormale, teint pâle, ongles striés, cheveux secs ou cassants, difficultés de concentration, troubles du sommeil, endurance physique limitée…

Pour poser un diagnostic sur une pathologie liée au fer, en plus de l’examen clinique et de l’interrogatoire, le médecin demande en première intention un bilan sanguin de la ferritine (protéine de stockage du fer). Ce dosage permet d’évaluer la quantité de fer dans l’organisme et son assimilation. S’il n’est pas concluant pour le médecin, ce dernier pourra faire doser conjointement le fer et la transferrine (protéine de transport du fer).

Avant toute supplémentation, il est nécessaire de consulter votre médecin traitant afin qu’il vous prescrive un bilan sanguin, un taux de fer trop élevé étant toxique.

Le fer est nécessaire à différents stades de la vie

  • Enfants et adolescents : pour assurer la bonne croissance physique et intellectuelle.
  • Femmes de la puberté à la ménopause : les règles sont fréquemment à l’origine d’une carence en fer, surtout si les saignements menstruels sont abondants et prolongés.
  • La grossesse (surtout les grossesses rapprochées) et l’allaitement prélèvent de grandes quantités de fer dans l’organisme. Une femme carencée développe trois fois plus de risque d’accoucher prématurément.
  • Une personne âgée sur quatre est touchée par une carence en fer, alors qu’il participe au bon fonctionnement du système immunitaire.
  • Personnes au régime ou végétariennes/végétaliennes : si le repas repose sur un régime pauvre ou privé de viande rouge par exemple, le fer est essentiellement d’origine non-héminique et donc peu absorbé.
  • Le sport augmente les pertes en fer parce que ce dernier transporte l’oxygène et que les besoins en oxygène des muscles sont augmentés pendant l’effort.

Quel type de supplémentation choisir ?
Le fer existe sous différentes formes selon le type de supplémentation choisi (lactate ferreux, citrate ferreux, sulfate ferreux…). Des études scientifiques* ont démontré que le gluconate de fer sous forme liquide est plus efficace, mieux toléré et absorbé que tout autre forme liquide ou solide contenant du fer élémentaire (sous forme bivalente ou trivalente).

Sachez que la vitamine C permet d’améliorer l’absorption digestive du fer. Il est donc préférable de toujours coupler une supplémentation ferrique avec une prise de vitamine C.

Attention : certains produits et aliments limitent l’absorption de fer, raison pour laquelle il est préférable de patienter près de 2 heures entre la supplémentation de fer et la prise de : café, thé et vin (à cause des tanins), produits laitiers (causé le calcium), vitamine E, anti-acides, protéines de soja, et de certaines céréales et légumineuses (pour leurs phytates, même si l’effet est relativement faible). 

Quelles solutions ?
Les laboratoires Salus ont mis au point un mélange de plantes et de vitamines, couplé à du fer, dans une recherche de synergie additive de fruits et légumes (l’effet du mélange étant plus efficace que la somme des effets pris séparément).  Ces formulations permettent une bonne assimilation et la limitation des effets secondaires (comme la constipation) grâce à des extraits aqueux de plantes favorisant une bonne digestion : fenouil, ortie, carotte…

* 1-Casparis D, Del Carlo P, Branconi F, Grossi A, Merante D, Gafforio L. – Effectiveness and tolerability of oral liquid ferrous gluconate in iron-deficiency anemia in pregnancy and in the immediate post-partum period: comparison with other liquid or solid formulations containing bivalent or trivalent iron – Minerva Ginecol. 1996 Nov;48(11):511-8.

* 2- Lausević M1, Jovanović N, Ignjatović S, Grujić-Adanja G, Stojimirović B. – Resorption and tolerance of the high doses of ferrous sulfate and ferrous gluconate in the patients on peritoneal dialysis – Vojnosanit Pregl. 2006 Feb;63(2):143-7.

Publirédactionnel SALUS.

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