La maladie de Parkinson

Publié le 14 mai 2012 - Mis à jour le 30 novembre 2012

La maladie de Parkinson est  une maladie dégénérative qui affecte le système nerveux central.

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson
Elle a été identifiée en 1817 par le docteur James Parkinson. Elle évolue sur de nombreuses années et sa cause est inconnue mais il existe aujourd’hui une forte suspicion d’interactions entre une prédisposition génétique et des cofacteurs environnementaux.

Ses traits de caractère

• Elle est chronique et irréversible.

• Il s’agit d’une dégénérescence progressive du cerveau ou plus précisément de certaines cellules « des noyaux gris
centraux » qui se traduit par une baisse de l’activité des neurones dopaminergiques, d’où une diminution de la dopamine , ce fameux neurotransmetteur étroitement lié au contrôle des mouvements. Une rigidité musculaire typique et des tremblements au repos caractérisent alors la maladie de Parkinson.

• Elle touche essentiellement les personnes âgées.

• Au début de la maladie apparaissent un ralentissement général des activités, des tremblements de repos, des problèmes d’équilibre et progressivement des mouvements lents, des troubles de l’olfaction et du sommeil avec une agitation nocturne et des cauchemars. Puis, les structures impliquées dans la régulation motrice sont de plus en plus atteintes, ce qui se traduit par une rigidité des muscles et l’altération des réflexes posturaux. Après plusieurs années d’évolution, les structures corticales peuvent être touchées.

• À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement pour guérir la maladie de Parkinson. Mais des voies thérapeutiques se profilent à l’horizon. Les médicaments prescrits sont efficaces uniquement sur les symptômes mais il n’existe à ce jour pas de résultat sur le soin des causes ni la prévention de l’évolution. On ne peut qu’améliorer le quotidien des personnes atteintes. Les partenaires incontournables sont donc l’entourage et les soignants pour une bonne information, un soutien moral et psychologique.


    Facteurs de risque

    L’exposition aux pesticides et plus particulièrement aux organochlorés est soupçonnée d’augmenter le risque d’atteinte par la maladie de Parkinson de près de 70 %. Pour illustration, elle est plus fréquente en milieu rural qu’urbain.

        Quelques chiffres
        En France, 100 000 mille personnes sont touchées avec environ 8 000 nouveaux cas par an. Le diagnostic est très rare avant 40 ans. La plupart des cas est diagnostiquée aux alentours de 60 ans.

        Facteurs protecteurs
        •  On ne saurait que trop recommander la pratique régulière d’une activité physique. C’est indispensable pour maintenir mobilité, flexibilité et équilibre, et pour combattre les effets secondaires ; de plus, cela entraîne une sécrétion naturelle de dopamine .
        • Les oméga-3 protégeraient contre la maladie de Parkinson selon une équipe de chercheurs de l’université de Laval (Frédéric Calon et Franscesca Cicchetti). Cette étude laisse penser que l’on pourrait prévenir l’apparition de la maladie, peut-être même en freiner l’évolution.
        • Le café aurait un effet protecteur et le thé vert aurait des effets bénéfiques sur la maladie de Parkinson (publication des chercheurs de l’Académie des sciences de Chine) – plus exactement les polyphénols qu’il contient. Ces derniers protégeraient les neurones à dopamine.

        Côté nutritionnel
        On veillera à :
        • Un apport énergétique et protidique suffisant pour éviter la dénutrition qui peut d’ailleurs être majorée par des troubles de la déglutition.
        • Lorsque des problèmes de déglutition apparaissent, il faut enrichir son alimentation, avec de faibles volumes, de texture lisse.
        • Préserver au mieux le capital osseux en privilégiant les aliments riches en calcium comme le lait et les produits laitiers.
        • Lutter contre la constipation en consommant des aliments riches en fibres comme les céréales complètes, les fruits et légumes.
        • Une bonne hydratation.
        • La prise de compléments alimentaires par voie orale tant que ce sera possible.

        Dans certains cas, une aide est nécessaire, comme pour la maladie d’Alzheimer.
        Dans tous les cas, la prise en charge nutritionnelle sera individualisée, adaptée à chaque cas en tenant compte autant que possible des habitudes initiales du sujet.

        En savoir plus
        www.franceparkinson.fr

        Extrait de l'ouvrage de Catherine Chegrani-Conan, "La santé du cerveau est dans l'assiette", aux éditions Eyrolles

        Catherine Chegrani-Conan
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