Allaiter ? Très peu pour moi

Publié le 27 septembre 2011 - Mis à jour le 15 novembre 2012

Exhiber ma poitrine, risquer un abcès, rester collée au bébé nuit et jour, être épuisée, etc. Autant d’arguments qui avaient fait que mes 3 premiers avaient connu les joies du biberon. Sans compter tout l’attirail (coquilles, tire-lait et compagnie) qui étaient, selon moi, tout sauf glamour.

Allaiter ? Très peu pour moi

Puis le quatrième est arrivé. Mon entourage écolo-bio m’ayant encouragée,  j’ai décidé d’essayer d’allaiter. Essayer, c’était là l’idée maitresse. Pouvoir repasser au biberon si vraiment cela ne me convenait pas. J’ai passé les étapes une à une, sans pression. Et vraiment je ne regrette rien !

Voici donc les quelques conseils de cette expérience réussie.

Un peu angoissée par la fameuse mise au sein, j’avais lu tout ce qui me tombait sous la main sur le sujet. Je maitrisais donc parfaitement, en théorie, les positions de la maman et du bébé. Cela m’a été très utile pour bien démarrer, de même que les conseils des sage femmes et des amies. Car on a beau dire qu’il n’y a rien de plus naturel cela nécessite tout de même un peu de technique pour que tout se passe bien.

Ma première difficulté fut plutôt l’impression que le bébé avait faim les 3 premiers jours, ce qui, pour une maman, est assez désagréable. J’ai passé le cap sans céder à la tentation du biberon de complément puis est arrivée la montée de lait et la baisse des angoisses.
Je craignais beaucoup les douleurs de cette montée de lait mais l’allaitement à la demande ainsi que quelques massages  pendant la tétée pour faire circuler tout cela et le tour est joué.

Ensuite nous avons pris notre vitesse de croisière. Les premières semaines il a passé son temps à téter. La fréquence des tétées permet d’éviter les engorgements, de favoriser la production de lait et de rassurer bébé.
Et là l’allaitement est devenu vraiment un acte naturel, apaisant. Sans trop me poser de question, je mettais bébé au sein dès qu’il me semblait avoir faim. Il buvait ce qu’il souhaitait sans que cela me soucie. Et, la nuit plus de biberons à préparer !

Nous avons tendance à courir tout le temps, à ne pas savoir nous reposer les premières semaines. L’allaitement m’a permis de prendre le temps. La nature est bien faite car juste en fin de tétée on ressent un léger engourdissement qui se termine en petite sieste salvatrice si on se laisse aller et permet de se rendormir bien vite la nuit !

Pour moi un sein reste un sein même quand on allaite, hors de question de le mettre sous le nez de n'importe qui ! Sachez qu'en vérité il est facile de s’isoler le temps de la tétée ou encore d’allaiter en toute discrétion grâce aux vêtements d'allaitement. Je n’ai pas non plus eu besoin d’utiliser les coques et tire-lait qui me faisaient fuir.

Enfin, avantage de taille pour bébé et aussi pour toute la famille, il m’a vraiment semblé que le lait maternel réduisait considérablement les coliques et donc les pleurs.

Au début du deuxième mois j’ai doucement réglé bébé puis quelques semaines plus tard j’ai introduit un biberon. Ce qui me permettait de m’éloigner un peu si nécessaire et ce qui a beaucoup aidé au sevrage très progressif jusqu'au 6ème mois.

J’espère que ce témoignage aidera certaines réticentes  à se lancer. En tous cas si un 5ème arrivait un jour je l’allaiterais avec plaisir.
Mon seul regret… n’avoir pas allaité les autres !

MF
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