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L'éducation sans violence : astuces pour les faire obéir en douceur

Publié le 15 juin 2011 - Mis à jour le 17 septembre 2015
© photl.com

Ssstttt….. vous entendez les petites souris ? Il y a des jours où nos petits ont plein d’énergie, et où maman en a un peu moins...Alors, voici quelques petites astuces d'une maman originaire des Pays-Bas pour rester zen.

L'éducation sans violence
L'éducation sans violence

La vie avec un petit-qui-touche-à-tout est fatigante, je pense que tous les mamans et papas seront d’accord avec moi. Je ne sais pas pour vous, mais moi je m’énerve plus facilement quand je suis fatiguée. Et dans ces cas là, je suis vite énervée contre moi-même parce que je n’arrive pas à être la maman que je voudrais être. En plus nos petits ressentent très bien quand nous ne sommes pas au top de notre forme, et ils s’agitent encore plus. Ils font encore plus de ‘bêtises’ et au bout du compte, chacun de notre côté, parents et enfants, vivent une situation désagréable.

Pendant mon travail dans les crèches aux Pays-Bas je me suis rendue compte très vite que s’énerver contre un enfant ou contre une groupe d’enfants n’est pas une solution pour retrouver le calme. Pour me faire écouter, j’ai souvent utilisé mon imagination et celle de l’enfant pour détourner son attention. Un enfant a beaucoup d’imagination et la vie imaginaire est très importante pour lui, alors pourquoi pas l’utiliser et en profiter ?!

« Sstttt… il y a des petites souris, vous les entendez ? » Je vous promets que si vous le ‘jouez’ bien, vos enfants ne disent plus un mot. Personne ne souffle un mot pour pouvoir entendre les souris. « Et au fait, elles font quoi comme bruits les souris ? » Vos enfants vous répondront sûrement avec beaucoup de plaisir ! Et en plus, pour ne pas faire peur aux souris, il faut marcher sur le bout des pieds dans le séjour ou dans la chambre…(partie de rigolade assurée)

Les jouets sont partout dans le séjour, et vos enfants n’ont pas envie de ranger ? Mettez un drap autour votre cou (où laisser votre enfant vous déguiser, ils adorent) et… voilà vous êtes une princesse. « Mais ohlala la princesse adoooore un séjour propre et bien rangé, alors vite vite on va ranger en chantant une petite chanson de princesse ».

Le personnage de la princesse peut être d’un grand secours dans d’autres situations… Il est bien connu qu’une princesse adore les légumes, « alors les princesses les mangent comment ? » (L’assiette sera vite terminée).

Vous avez compris le truc ? Utilisez votre imagination !
Proposez un jeu à votre enfant, il sera ravi de jouer avec vous. Vous serez moins fatiguée, et la journée sera beaucoup plus calme.

Article proposé par Esther van Geffen, directrice du site chouchous.fr, boutique d'écharpes de portage et de vêtements bio pour bébés.

Esther van Geffen
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Réactions à l'article
Par lulu225 le 7 janvier 2014 à 18h59
est a 15 ans sa donne quoi ??

est a quinze ans sa donne quoi l'histoire de la ptite souris !!
je veut bien mais l'imagination a c'est limite et l'enfant aussi!!

Par harfeng le 18 décembre 2016 à 15h07
A tout âge, même adulte

A tout âge l'humour (respectueux) peut désamorcer les tensions. Et des deux côtés. Les adultes ne bénéficient aussi et comme le stress est contagieux, la bonne humeur l’est aussi. C’est plus difficile d’être créatif que de continuer à appliquer des stratégies qui ne marchent pas (à long terme en tout cas). Mais c’est tellement plus agréable et bénéfique pour le climat familial.

L'imagination c'est la créativité et la souplesse et on peut faire des essais jusqu'à ce que ça marche. A 15 ans on peut demander à son enfant ce quoi il a besoin et chercher des solutions ensemble, même les plus loufoques, on aura bien ri même si elles sont inapplicables et c’est déjà énorme.

Et puis la question n’et pas toujours d’être obéi. Qu’est-ce qui est essentiel? Et sur quoi peut-on négocier, lâcher du lest.

Le jeu allie le rire (défoulement d’émotions pénibles) et le sentiment de connexion, avec les plus jeunes : grand succès des jeux d’inversion où l’adulte joue le rôle du maladroit, faible etc. Avec les plus grands l’humour (pas l’ironie) marche bien (aussi pour décrisper nos peurs ou agacements d’adultes).

Un exemple personnel avec ma fille ado (à l’époque). il était entendu qu’elle ouvrirait le portail quand je la conduirais quelque part mais distraite elle n’y pensait pas toujours et un jour où la était moitié du portail était ouverte quand elle s’était déjà assise dans la voiture. Surmontant mon agacement (parce que c’était déjà arrivé), j’ai respiré avant d’ouvrir la bouche et l’inspiration est venue: “Bon, je me demande si je doit rétrécir la voiture de moitié ou la faire décoller comme un hélicoptère?” Elle a bien rit et s’est précipitée pour ouvrir le 2nd battant.

Lire les livres sur le jeu de Catherine Dumonteil-Kremer, Lawrence Cohen et Aletha Solter. Et ceux Thomas Gordon pour l’écoute active (sans conseils, jugements etc.) tellement simple et puissante.

Mathilde

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