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Communication facilitée

Véronique Lucas : la psychophanie pour faire parler l'inconscient

Et si votre insconcient pouvait parler grâce à la communication facilitée ?
Sam Manns / Unsplash
froid glaçon femme L'hypnose
Adèle Gireau
Adèle Gireau
Mis à jour le 25 février 2021
Mettre en relation deux inconscients pour faire s'exprimer l'un d'eux, voilà qui semble irréel. Et pourtant, la psychophanie, ou communication facilitée, est une porte facilitant l'expression de ce qui n'ose parfois s'exprimer clairement. Véronique Lucas, facilitante en psychophanie, partage avec nous son expérience.

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Qu’est ce que la psychophanie ?

La psychophanie, que l'on appelait auparavant "communication facilitée", est une pratique venue d’Australie, mise en place par Rosemarie Crossley. Au départ proposée aux personnes handicapées physiques ou mentales, mais pas cognitives (qui peuvent apprendre à lire et écrire), la psychophanie met en relation deux inconscients, celui de la personne handicapée et celui de la personne qui "reçoit" l'information. Cela permet à des personnes non communicantes d'exprimer ce qu'elles ne peuvent pas dire. 

Autrefois, on tenait les mains des personnes, et on écrivait sur clavier ce qu’elles avaient à dire. Désormais, on utilise un ordinateur et le contact physique n'est plus essentiel. C'est une orthophoniste française, Anne-Marguerite Vexiau, qui a ramené ce procédé en France, et rebaptisé psychophanie (Phane = mettre à jour, en Grec). Elle s’est rendue compte que l'on pouvait ouvrir cette méthode à toute personne qui en ressentirait le besoin. La personne qui reçoit est appelée le facilitant, il est formé par l'équipe d’Anne-Marguerite Vexiau. Cette formation, ouverte à tous, s'apparente à la pratique de la télépathie.

La télépathie n'est pourtant pas accessible à tout le monde...

La télépathie est ouverte à tous mais oubliée par la plupart d'entre nous. Effectivement, il faut être ouvert à l'invisible, et savoir que certaines choses que l'on ne voit pas existent, L'inconscient en fait partie. 

Est-ce une pratique reconnue scientifiquement ?

Quelques études ont été réalisées à ce sujet mais la psychophanie n'est pas officiellement reconnue par la médecine. Pourtant aujourd’hui des médecins, des psychologues, des psychiatres commencent à se former, et certains hôpitaux l’introduisent déjà auprès de personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer, ou de parents dont les enfants sont dans le coma. 

Est-ce une question de croyance ?

Oui et non. Chez le psychologue par exemple, on exprime un mal-être, quelque chose que l’on croit sans forcément le voir concrêtement. Il en va de même pour la psychophanie. 

Comment avez-vous été amenée à pratiquer la psychophanie ?

J’ai connu la psychophanie il y a 22 ans lorsqu'un enfant autiste de mon entourage a "écrit" avec Anne-Marguerite Vexiau. Il avait 5 ans. Il a notamment "parlé" de l'une de mes filles dont il était très proche lors de cette séance. Anne-Marguerite ne la connaissait pas, et cela nous a interpellé. 

J'ai alors souhaité me former, mais la formation n'était accessible qu'au corps médical ou aux parents d'enfants handicapés. C'est lorsque mon plus jeune fils, souffrant de disphasie de perception profonde, a eu besoin de séances de psychophanie, que j'ai pu accéder à cette formation. Voilà 11 ans que je suis formée à cette méthode et que je pratique. Je reçois principalement des personnes sans handicap, qui viennent pour leur enfant ou pour elles-mêmes. Ces personnes "écrivent" des textes qui leurs révèlent une connaissance d’elles-mêmes à laquelle elles n'auraient pu accéder sans psychophanie, car c’est une parole de l’inconscient délivrée du mental. L’inconscient permet de poser par écrit la cause directe de leur mal-être. Dès la première séance, la personne obtient des réponses aux questions qu’elle se pose. 

Pouvez-vous nous dire en quoi consiste la formation ?

On apprend au facilitant à vider son esprit, à ce que le mental ne se mette pas en travers du chemin. Car lorsque notre mental analyse, il court-circuite notre inconscient. En parvenant à lâcher le mental, notre inconscient peut s’exprimer. Le facilitant parvient alors à accéder à l'inconscient de la personne qui écrit, à travers son propre inconscient. Le processus est le même que lorsqu'on médite. Il s'agit de vider l'esprit sans l'enfermer, mais en introspection de notre propre personne. Notre esprit vide de toute pensée qui nous appartient, peut alors s'ouvrir à l'autre et se mettre à son service. 

Comment se passe une séance ? 

En tant que facilitante, je prends place à côté de la personne qui vient « écrire ». A l'aide de mon ordinateur, j’écris ce que mon inconscient entend de son inconscient. Je préfère ne pas parler avec la personne au début pour ne pas influencer l’écrit qui va arriver. Je souhaite qu'elle sente qu'il n'est pas nécessaire de raconter sa vie pour que je puisse écrire pour elle. J’écris quelques lignes en fonction de ce que je ressens, puis je lis avec la personne pour m’assurer qu’elle a bien compris le sens du texte. En effet, il est important que l'interprétation se fasse dans la bonne émotion, et que les mots principaux soient ceux qu'elle va garder, d'un point de vue émotionnel. Ensuite, on relit le texte ensemble pour s'assurer que la personne se reconnait dans les écrits. Les résultats sont en général assez impressionnants. 

Y a t-il des risques à pratiquer une psychophanie ?

L’inconscient est très intelligent et manifeste toujours par écrit ce que la personne est prête à entendre. C’est pour cela qu’il faut parfois plusieurs séances pour que les informations les plus enfouies remontent à la surface. Ces informations ressortent les unes derrière les autres en fonction de la préparation psychologique de la personne qui vient. Il peut arriver que certains textes mettent en avant des éléments que la personne savait déjà, mais si son inconscient estime qu'il est important de l’écrire, c’est qu’il faut qu’elle revienne sur cet épisode de sa vie. L’inconscient est le plus grand magicien de nos vies et connait l’intégralité de ce que nous sommes : notre enfance, notre parcours, nos faiblesses, nos failles, nos tristesses.

Comment les personnes qui viennent vous voir entendent-elle parler de la psychophanie ?

Le bouche à oreille fonctionne très bien. Je reçois aujourd’hui beaucoup de jeunes adultes en quête de sens qui viennent me voir, des mères de famille qui amènent leurs enfants puis viennent ensuite pour elles-mêmes. Certains viennent même s'ils n'ont pas de problèmes, car il est toujours intéressant de mieux se connaître intérieurement. Il s'agit d'un outil  intéressant de connaissance de soi.

Quelle est la différence avec la voyance ?

La voyance, la médiumnité est différente car elle parle du futur, qui n'est pas un élément fixe. A chaque instant, une infinité de possibilités de vie s'offre à vous, vous pouvez changer de chemin, vous avez des choix à faire qui vous engagent différemment. La psychophanie en revanche, écrit avec votre inconscient à un instant T, sur celui ou celle que vous êtes maintenant avec votre propre personne, dans votre entierté.

Vous considérez-vous comme une messagère ?

Je suis au service de l’autre, oui. J'ai développé ma clairaudience, et mon "oreille" est plus fine avec le temps pour pratiquer la télépathie. Auparavant, je craignais que mon mental ou mon inconscient n'interfèrent dans le processus, mais je sens les choses autrement désormais. Pendant une séance, je suis dans un état hypnotique, un autre état vibratoire.

Est-ce que la psychophanie peut avoir un impact sur vos propres émotions, en tant que facilitante ?

Tout à fait. Il arrive que la personne ne se rende pas compte de la charge émotionnelle qui est en train de s’écrire. Je ressens alors sa tristesse même si la personne n'est pas connectée émotionnellement. A ce moment précis, je suis dans la même sphère énergétique qu'elle.

Quelles sont les problématiques abordées à travers les textes ?

Le psychophanie fait remonter des informations diverses, des prises de conscience de modes de fonctionnement. Egalement des problématiques difficilement accessibles par les thérapies habituelles telles que les problèmes transgénérationnels, la vie intra-utérine, les mémoires inconscientes durement. Toutes ces prises de conscience ne sont pas intellectualisées mais ressenties. Ainsi elles peuvent se libérer et éclairer la personne différemment. 

Les éléments de la vie se relient et retrouvent une nouvelle compréhension beaucoup plus légère pour la personne. Cet accès rapide libère les tensions psychiques et permet au "facilité" de retrouver une énergie nouvelle. 

Pour contacter Véronique : vlucasgerber@wanadoo.fr

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