Témoignage

Comment un jeune de 40 jours m'a fait retrouver mon poids de forme de mes 20 ans

Publié le 26 juin 2018
Alain Glacet est récompensé pour son travail en faveur du développement du tourisme français en septembre 2013.
Le jeûne pour prendre conscience du présent
Le jeûne pour prendre conscience du présent
© Brooke Lark/Unsplash

Pause volontaire qui nous coupe du rythme effréné du quotidien, le jeûne est l'occasion de faire le point sur sa vie. Pendant plus d'un mois, j'ai mis mon corps à l'épreuve et ce fut une renaissance. Récit.

Je crois aux vertus du jeûne, que je pratique depuis trente-cinq ans. C’est donc tout naturellement que, après un demi-siècle d’activité trépidante, et ressentant l’impérieux besoin de faire un point à la veille de ma retraite, j’ai envisagé de jeûner 40 jours.

Pour traiter en profondeur des maux physiques récurrents, consécutifs à des accidents ou à différents types de stress ; 40 jours pour vaincre une boulimie persistante, un poids qui fait le yoyo, et pour mettre de l’ordre dans ma tête et dans ma vie ; 40 jours, durée mythique et mystique, qui dépasse la durée habituelle d’un jeûne, et qui nous fut probablement donnée comme une indication par des sages et des prophètes ; 40 jours, comme en Allemagne ou en Russie où nombre d’affections très graves sont traitées par ce jeûne-marathon. Pour ma plus grande chance j'ai été très bien encadré et guidé dans cette découverte par l’exceptionnelle équipe de La Pensée Sauvage.

La préparation de ce jeûne a duré 33 jours : 9 jours de monodiète de pommes, 19 de jeûne sec Baha’i et 5 de descente alimentaire très stricte.

Plusieurs phases pendant le jeûne
Le premier jour de jeûne, en pleine glycogenèse, j’ai véritablement explosé de bonheur !

Du 2e au 6e jour, j’ai traversé une violente crise curative, dite d’acidocétose (vomissements, fatigue, manque d’énergie).

À partir du 7e jour, et jusqu’au 35e jour, j’ai vécu la plus incroyable aventure de ma vie, rythmée par de longues nuits, de multiples siestes, de nombreux soins (ostéopathie et massages), des marches quotidiennes allant de 8 km à 16 km, et du yoga/réveil musculaire tous les matins.

Ce que ca m'a apporté
J’ai appris mille choses sur la nutrition et l’alimentation et me suis découvert l’envie de cuisiner. Je me suis senti progressivement de mieux en mieux, sans jamais aucune sensation de faim et, un à un, comme un oignon qu’on pèle, j’ai arraché les voiles qui me séparaient de mon moi et des autres.

Curieusement, du 36e au 40e jour j’ai à nouveau traversé une mini crise curative et j’ai dû me ménager jusqu’au dernier jour.

Mon poids, à la fin de mes 40 jours de reprise alimentaire, était de 70,6 kilos, soit une perte de 22 kilos depuis le premier jour de descente alimentaire. L’objectif, que je respecte depuis bientôt un an, est de me maintenir entre 73 et 75 kilos, ce qui était mon poids de forme à 20 ans. Grossir en vieillissant n’est pas une fatalité. La seule fatalité est de ne pas adapter son alimentation et son mode de vie à son âge.

Mais ce jeûne n’avait pas comme seul but de me faire perdre du poids. Il m’a guéri de bien des maux ! Il m’a appris à relativiser, à lâcher prise, à pardonner (donner sa part) sans se charger de la part d’autrui. Tout n’est pas aussi grave ou aussi important que ce que l’on croit ou que l’on veut nous faire croire.

J’ai aussi et surtout commencé à apprendre ce que voulait dire vivre, ici et maintenant, au présent et en pleine conscience. J’ai fait le bilan de ma vie et j'ai décidé de refuser dorénavant ce qui ne serait pas bon pour moi.

L'auteur
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce long voyage Alain Glacet se fera un plaisir de vous répondre.
Pour le contacter : alain@glacet.pt

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