Interview

Colline Hill, chanteuse bretonne engagée pour l’océan

Publié le 28 février 2017
© HamiltonLake

En octobre 2016, la chanteuse folk Colline Hill dévoilait un titre engagé, composé pour l’association Bloom qui lutte contre la pêche en eaux profondes. Une musique dédiée à l’océan et qui nous sensibilise à sa protection.

Parlez nous de votre parcours…

«Je suis Française, d’origine bretonne, expatriée en Belgique depuis quelques années. Ma passion est aussi mon métier : auteur-compositeur-interprète au style indie-folk. J’ai toujours fait de la musique pour le plaisir et j’ai fini par être révélée grâce au web, par l’intermédiaire d’un site participatif belge. Ce crowdfunding m’a permis de signer un premier EP sur un label belge. Mon premier album est sorti en 2012 et j’ai fait les premières parties de plusieurs concerts, ce qui m’a offert assez de visibilité pour fonder mon propre label, Hill & Lake, et sortir mon second album en 2015, « Skimmed » qui signifie « écumé » en anglais et qui m’a valu le prix du meilleur album breton de l’année.»

En octobre dernier, vous avez dévoilé votre titre « Precious », en soutien à l’association Bloom et à son combat pour la protection de l’océan. Pourquoi avoir choisi cette association ? Quel message vouliez vous faire passer dans votre morceau ?

«Etant très attachée à mes racines bretonnes, j’ai toujours été touchée par l’océan. Je cherchais une association qui luttait pour sa défense quand j’ai trouvé Bloom. Hypnotisée par le discours de Claire Nouvian, je leur ai proposé mon aide. Pour moi c’était vraiment la moindre des choses de profiter de ma visibilité pour défendre la cause de Bloom. J’ai écrit le titre Precious dans le but de sensibiliser les gens, comme le disent les paroles métaphoriques. Ce qui est dans l’obscurité est finalement ce qu’il y a de plus précieux, c’est la partie invisible de l’iceberg. C’est pourquoi il faut agir aujourd’hui, avant que tous ces problèmes ne remontent à la surface.» 

Quelle a été la répercussion de votre chanson ? 

«Precious a permis de récolter des fonds grâce aux donateurs qui ont bien voulu acheter mon titre. C’est un geste plus simple que de donner de l’argent tous les mois ou tous les ans à une association, c’est aussi plus accessible. On a beaucoup de retours positifs de différents pays, ce qui a aussi permis de développer la visibilité de Bloom.»

Tout comme Pénélope Bagieu, vous utilisez votre art pour sensibiliser les citoyens à une cause environnementale. C’est important pour vous de développer les moyens de prévention pour défendre ces causes ?   

«En tant que bretonne, je suis sensible à ma terre… et à la mer. C’est essentiel de relayer la lutte des associations et de leur offrir une visibilité médiatique, en parlant aux gens grâce à des médiums accessibles aussi, que ce soit la chanson, le dessin, le cinéma. J’ai tendance, par mes racines, à me positionner éthiquement selon un point de vue personnel. L’important est d’assumer ses idées, avec le risque qui va avec.»

Vous avez grandi à Plumelec, en Bretagne. Avez vous des marques/produits bretons chouchous ? 

«J’adore la marque Le Petit T-shirt qui est 100% bretonne et 100% bio et bien sûr ma marinière fétiche Armor Lux, 100% coton bio. Pour festoyer, je vais à la Brasserie Zéphyr à Saint Pierre Quiberon qui fait sa bière avec du malt d’orge 100% bio. Et pour manger une galette, la Crêperie Dan Ewenn à Vannes qui n’utilise que des produits locaux et bio. Ma madeleine de Proust, ce sont les coques avec du beurre à l’échalote de ma grand-mère. Aujourd’hui, j’ai supprimé le beurre !»

Vous avez vécu en Irlande, pour vous imprégnez de la culture et de la musique irlandaise.  C’est à ce moment là que vous avez choisi votre nom d’artiste Colline Hill. Le voyage est-il pour vous un moyen de se recentrer, un outil de développement personnel ? 

«Les voyages me font beaucoup de bien et j’ai de la chance car mon métier me donne l’occasion de bouger très souvent. J’aime voir du pays, notamment pour enregistrer mes disques. Je me rends par exemple sur l’île d’Inishmore pour écrire, car c’est un endroit sans touriste, perdu dans la nature, sans mouton mais avec des chevaux sauvages… Ces grands espaces me permettent de me recentrer. Mon endroit secret est au cœur du pays Bigouden, dans la région de Combrit.»

Vos journées doivent être bien remplies. Quelles sont vos astuces pour vous détendre ? Avez-vous des techniques de relaxation ou de méditation, contre le trac de la scène ? 

«Je pratique la relaxation au quotidien, pour me détacher de ma vie stressante. Même si cela fait plusieurs années que je fais des concerts, je fais encore de la respiration ventrale avant de monter sur scène, pour donner le meilleur de moi même et me connecter avec mon public.»

Quel lien entretenez vous avec le bio ?

«Je suis intolérante au gluten et aux produits laitiers, j’ai donc du adapter mon alimentation. Je ne mange que des produits bio et si possible locaux. Le bio apporte un mieux-être dans la vie quotidienne, les gens doivent comprendre que l’alimentation joue un rôle prépondérant sur la santé.
Le sarrasin est d’ailleurs une bonne alternative pour les sans-gluten, notamment les pains de fleur. Je bois des infusions de la marque Yogitea et je me soigne grâce à des produits naturels comme de l’harpagophytum (griffe du diable), des infusions de prêle (c’est bon pour les articulations !), du curcuma et de la piperine 100% bio. Et pour le chocolat… du Bonneterre à 75% cacao ou le noir-orange.»

Pour télécharger Precious de Colline Hill et soutenir l’association Bloom, c’est par ici

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