Témoignage

Cancer et intolérances alimentaires

Publié le 30 mai 2015 - Mis à jour le 8 juin 2015
Formée aux massages et au Feng Shui, responsable d’un espace bio de bien-être. Dans ma vie 2.0, j’ai fait de belles rencontres et partagé sur la toile mes passions, mes coups de gueule et mes coups de main. Biotiful green, sustainable kindness & cyber active !
Faire les courses, le nouveau parcours du combattant.
Faire les courses, le nouveau parcours du combattant.
© Fotolia

"L'alimentation est ton premier médicament". Cet enseignement d'Hippocrate, Sonia l'a fait totalement sien et le résultat est là.

En moins deux ans, j’ai eu 11 séances de chimio, 24 de radiothérapie, 5 anesthésies générales et 1 ou 2 traitements antibiotiques pour palier un système immunitaire déficient. Autant te dire que l’on n’en sort pas indemne mais plutôt avec un tas de petits bobos plus ou moins persistants, plus ou moins faciles à vivre : douleurs articulaires, mycoses à répétition, sécheresse cutanée et vaginale, digestions lourdes et difficiles, remontées acides, insomnies… Les médecins y accordent peu d’importance, et ils t’annoncent seulement que "c’est normal puisque ce sont les conséquences des thérapies lourdes".  

Mais un jour, j’ai frappé à la bonne porte : un homéopathe "holistique" qui, à force de questions et d’investigations, a fini par me demander de réaliser des tests sanguins et urinaires pour une recherche de candidose et d’intolérances alimentaires. Verdict : la candidose était réelle, 20 aliments que mon petit corps chéri n’apprécie pas du tout et 11 autres qu’il préfère éviter. Dans mon combat contre la candidose, je dois supprimer les aliments pour lesquels je suis intolérante, leur "nourriture" en quelque sorte, en plus d’un traitement complexe composé notamment d’aromathérapie et d’homéopathie. L’un sans l’autre serait inefficace.  

20 aliments à supprimer sur 200 testés ce n’est rien, à peine 10%. Mais quand il s’agit d’ingrédients courants qui rentrent dans la composition de la plupart des repas, cela devient plus compliqué. 

En gros, enlever le blé et ses dérivés, tous les laitages et les œufs, c’est plus de pain, plus de pizza (si en plus tu sais que les câpres et les anchois sont à éviter, on frôle la perfection), plus de gâteaux, plus de pâtes, plus d’omelettes, de plats en sauce, de hamburgers même veggie, et je ne te parle même pas de la quiche…  Tu rajoutes à cela les amandes, les noix de cajou et les cacahuètes, le céleri et même la charcut’ qui contient du lait… Les apéros, tu oublies !

"On entend par aliments les substances qui, soumises à l’estomac, peuvent s’animaliser par la digestion, et réparer les pertes que fait le corps humain par l’usage de sa vie."  Psychologie du goût, Brillat-Savarin

Je suis passée par plusieurs phases. D’abord l’euphorie, tu connais mon côté optimiste et enjoué devant la nouveauté, en me disant que maintenant je sais d’où viennent mes soucis et comment y remédier. Puis j’ai réalisé que le petit encas cru (raw) que j’adorais était fait de 50% de fruits à coque totalement déconseillés, que dans ma salade fétiche chez Cojean, il y avait parfois du céleri, et que je n’allais plus pouvoir toucher à mon dessert préféré à base de lait d’amande et de graines de chia. Là j’ai commencé à me demander si j’allais pouvoir (re)trouver du plaisir à manger, et c’est déprimant.

Changement radical
Ce qui est à la fois étrange et merveilleux, c’est que j’accusais la plupart de ces aliments de me causer du tort. Cela fait 8 ans que je fuis les laitages, 2 ans aussi que je traque le sucre (surtout celui caché) et plusieurs mois que j’évite le pain à base de blé et même tout ce qui contient du gluten. Cela me demandait beaucoup d’efforts et de volonté, du coup je m’autorisais, je te l’avoue, des écarts : gâteaux aux anniversaires ou événements qui me semblaient importants, une raclette par an, un p’tit hamburger de temps en temps, une petite douceur quand la journée en a manqué… et puis surtout, je mangeais ce qui se présentait à moi quand j’étais invitée pour ne pas me compliquer la vie et celles des autres. 

Mais quand j’en ai eu la confirmation par les tests, je suis devenue totalement intransigeante… Rien de la liste qui m’a été fournie par le labo ne passera par moi et je n’ai même pas l’impression de faire un effort, sauf peut-être celui de vérifier la composition de tout ce que j’avale. C’est plus facile de faire respecter tes difficultés alimentaires quand, en société, tu peux brandir un "c’est le médecin qui me l’a dit !", ça passe moins pour un caprice.

Tout à la loupe
Tu sais la personne qui décortique tous les emballages, qui chausse ses lunettes (ou les ôte si elle est presbyte) pour mieux lire la liste des ingrédients énoncés en tout petit. Cette même personne qui recherche par mots clés "sans" ou "free" dans Google, des recettes parce qu'un gâteau sans blé, ni lait, ni œuf ni amandes c'est un peu la chasse au trésor dans le désert de Gobi. Celle qui donne sa liste de "je ne peux pas manger ça" deux semaines avant tous les dîners en ville et qui fait la chieuse au resto quand elle commande un plat, en demandant d'enlever ci et si possible de mettre ça à la place, encore pire, qui réclame la recette précise de la sauce gribiche au cas où l’ennemi bien camouflé s'y trouve dissimulé. 

Donc cette personne c'est moi. 

Je me reconnais bien dans la description faite dans les Bios - sketch du spectacle de Stéphanie Jarroux "On t’aime comme tu es" - ce héros du quotidien, du supermarché, prêt à traquer son ennemi caché dans les recettes industrielles. Je m’imagine en cape "green" allant d’allée en tête de gondole, du rayon bio à l’étagère diet, chercher la pièce unique exempt de tout délit, qui me sauvera la vie.  Et à l’instar de Superman qui évite de se retrouver en contact avec de la Kryptonite, il y a tous ces lieux que je ne fréquente plus : la pizzeria ou le restaurant italien, la crêperie ou encore la boulangerie. No-Intolerant-Land ! 

"La découverte d’un met nouveau fait plus, pour le bonheur du genre humain que la découverte d’une étoile". Psychologie du goût, Brillat-Savarin

Mon quotidien est devenu plus organisé et plus créatif aussi. J’ai investi dans un extracteur, j’ai récupéré une machine à pain et je pense bientôt acheter une yaourtière pour réaliser des yaourts végétaliens, surtout depuis que j’ai découvert celui au lait de coco, malheureusement introuvable en France.  

Cerise sur le gâteau, que je ne mange plus, il n'y a quasiment pas de sucres ni de mauvaises graisses dans mon nouveau régime. Exit pizza, pâtisseries, risotto, et le cambo pain-fromage. Mes repas sont la plupart du temps faits maison et/ou très simplifiés pour éviter les "nuisibles". 

Après 45 jours de ce régime, j’ai perdu 1,5kg et mes nuits s’améliorent. Ce n’est pas encore la panacée, mais je reviens de loin. Passer de 3 à 4 réveils nocturnes, à des nuits de 6 à 7h sans interruptions et de plus en plus souvent, c’est déjà une victoire.  

Le traitement de la candidose va durer plusieurs mois, mais je compte bien continuer à respecter ces règles… avec peut-être un peu plus de souplesse quand je serai invitée au restaurant ou chez des amis.

LE PLUS : Lisez le zoom sur la candidose

 

>> Pour une lecture optimisée, retrouvez cet article dans votre magazine iPad de mai 2015

 

 

Articles du dossier Sein de corps et d'esprit
Envie de réagir ? Je prends la parole
Réactions à l'article
Par Diatrima le 5 juin 2015 à 17h14
Bravo!

Moi aussi, je suis atteinte d'une candidose, diagnostiquée par une naturopathe/hydrothérapeute, qui a en fait confirmé mes soupçons que mon médecin traitant rejetait avec un dédain odieux. (d'autres médecins avant n'avaient rien trouvé non plus) J'ai été enfin SOULAGEE de comprendre l'origine de ces violents symptômes, tels que: forts problèmes intestinaux, insomnies, épuisements, stress et angoisses, dépression, vertiges, violentes crises de boulimie pour le sucre et le gluten, etc. Mon médecin traitant allait jusqu'à dire que j'étais un cas psychiatrique (!), pourtant, le traitement de la candidose a prouvé le contraire! Dès la première semaine, j'ai sentit l'apaisement général s'installer. Je revis! Néanmoins, j'ai dû me battre de toutes mes dernières forces pour qu'on m'écoute et me donne ce diagnostic, car j'étais à bout, presque moribonde.
Je ne suis donc pas étonnée de voir dans votre article qu'un cancer s'accompagne d'une candidose, puisque si les intestins sont malades, le terrain pour la maladie est prêt.
Pour ma part, Je suis traitée avec des plantes désinfectantes telles que: extrait de pépin de pamplemousse, des plantes pour soutenir le foie qui trinque, des plantes pour dépolluer (chlorella), etc. Mon régime alimentaire est strictement sans sucre et sans gluten, et sans produits animaux 5car produits laitiers: acidifiants et SUCRE dans les intestins. La viande: très acidifiant). Ca tombe bien, je suis vegane et déjà préparée à éviter le gluten. Il y a aussi des probiotiques pour protéger les paroies intestinales, et pour repeupler et aider au rééquilibre intestinal. Aussi, l'élément indispensable au traitement: les hydrothérapies du colon. Cela m'a bien aidé à me "libérer" . (elles sont très importantes, j'insiste)
Le traitement pour la candidose dure 6 mois, ce qui est normal puisque c'est le temps nécessaire à la flore intestinale de se refaire totalement (cette info m'a été confirmée par une amie biologiste).

Il parait que la candidose est une maladie TRES répandue et TRES ignorée du corps médical. Elle touche majoritairement les femmes. Alors soyez vigilantes, et méfiez-vous des médecins; ils ne m'ont laissé qu'un goût amer, et ont rallongé le temps de mon calvaire de plusieurs années... En effet, candidose m'a fait beaucoup souffrir. Elle peut être l'élément déclencheur d'une affection plus grave, comme un cancer par exemple.
Des médecins légistes ont comparé les intestins de personnes décédés de maladies graves, et ont constaté que cet organe était dans un très mauvais états:encombré, putréfié par des selles stagnantes, remplis de parasites et de bactéries indésirables. (candidose!)
Cette expérience m'a donc apprise l'importance du nettoyage des intestins (attention: ne jamais prendre de laxatifs). Il faut les choyer et les aimer, car s'ils sont malades, nous pouvons en mourir.

Par xuorel le 12 juin 2015 à 19h29
yaourth lait coco

Quelle est la recette du yaourth au lait de coco svp ?

Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte