Diane 35

Diane 35 : retour du médicament anti-acné et solutions naturelles pour éviter de le prendre

Publié le 14 janvier 2014
Curieuse de tout, piquée d'écriture. Ex-responsable édito de FemininBio, blogueuse empathique aimant raconter la vie des autres @parisbylight.
Diane 35 de retour sur le marché
Diane 35 de retour sur le marché
© Fotolia

En janvier 2013, l'Agence du médicament (ANSM) annonçait la suspension prochaine des ventes du Diane 35 suite aux décès par thrombose qui lui étaient imputés. Un an après, le médicament anti-acné utilisé comme pilule est de retour sur le marché. Voici pourquoi et comment on ne va pas le reprendre comme moyen de contraception.

C'est officiellement annoncé par l'ANSM, le médicament anti-acné Diane 35 (et ses génériques minerva 35, holgyème, lumalia, evepar etc..) qui avait soulevé une grosse polémique il y a un an est remis sur le marché en France "avec restriction de l'indication, modification des contre-indications et renforcement des mises en garde". Pourtant, en 2013, l'ANSM le retirait des ventes parce que son rapport risque/bénéfice est défavorable dans le traitement de l'acné, sa principale indication !  

Rappelons que le Diane 35, autorisé sur le marché depuis 1987 pour le traitement de l'acné était largement prescrit abusivement comme pilule contraceptive.

Voilà qui relance la question de la contraception et des risques liés à la prise de n'importe quelle forme de contraception orale. 

>> Voir le tableau : Pilules de 2ème, 3ème, 4ème générations et risque associés

"Sous Diane, le risque de thrombose est trois fois supérieur à la normale, de l’ordre de 3 à 4 sur 10.000. Il est plus élevé que pour les pilules de deuxième génération et même un peu plus, ou en tout cas du même ordre, que pour celles de la troisième", explique ainsi l’hématologue Jacqueline Conard dans les colonnes du JDD.

Comme l'indiquait le Dr Bérengère Arnal dans une interview à notre magazine, la pilule a été, à tort, banalisée, et prescrite même sans réel besoin de contraception : empêcher des règles douloureuses, éviter l'acné, réguler la prise de poids etc...

Quel moyen de contraception ? 

Le Dr Bérengère Arnal préconise le stérilet au cuivre, même pour les femmes sans enfants. 

Et aussi : les méthodes de contraception sans hormone, l'approche symptothermique

Quelles solutions pour soigner l'acné ? 

Et aussi, l'acné et l'aromathérapie, l'acné et la phytothérapie...

Quelles solutions contre les règles douloureuses ? 

Il existe de nombreuses solutions naturelles et qui ne présentent pas de risques pour la santé. Et vous, quel choix avez-vous fait ? 

(Lire les précautions avant d'utiliser les huiles essentielles)

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Réactions à l'article
Par Laurenzerl le 17 janvier 2014 à 11h10
http://www.cbgnetwork.org/

La Presse Canadienne, 11 juin 2013
Des contraceptifs seraient liés à la mort d'au moins 23 Canadiennes

Les contraceptifs oraux Yaz et Yasmin ont été reliés à la mort d'au moins 23 Canadiennes, dont une âgée de 14 ans seulement, indique-t-on dans des documents de Santé Canada.
Les décès de ces jeunes femmes figurent parmi les quelque 600 effets indésirables de ces pilules à avoir été signalés entre 2007 et le 28 février dernier, a confirmé Santé Canada, mardi.
Les médecins et pharmaciens qui ont signalé ces décès, en vertu du Programme Canada Vigilance, les ont partiellement attribués à l'usage des pilules Yaz et Yasmin.
Les rapports soulignent que la plupart des victimes sont décédées des suites de la formation d'un caillot sanguin, un risque connu lié à la prise d'anovulants.
Depuis 2007, Santé Canada a reçu des avis concernant des effets indésirables chez 333 femmes prenant le contraceptif Yasmin et 267 autres pour Yaz.
Parmi ces cas, on rapporte 15 cas de mortalité pour Yasmin contre huit pour Yaz. Plus de la moitié des victimes étaient âgées de moins de 26 ans, et la plus jeune n'avait que 14 ans.
La plupart des décès sont survenus peu de temps après le début de la prise du contraceptif par les jeunes femmes.
Yaz et Yasmin, des contraceptifs de «4e génération», sont fabriquées par le géant pharmaceutique Bayer. Elles contiennent plus de drospirénone - de la progestérone synthétique exclusivement produite par le fabriquant -, que leurs versions précédentes.
Santé Canada a publié, en décembre 2011, un avis pour prévenir des risques liés à ces produits de Bayer. On y indiquait que bien que les risques de formation d'un caillot sanguin soient faibles, ils étaient de 1,5 à 3 fois plus élevés que pour d'autres types de contraceptifs oraux.
En moyenne, une femme sur 10 000 développera un caillot sanguin en prenant les contraceptifs des générations précédentes, contre trois sur 10 000 chez celles qui utilisent les anovulants Yaz et Yasmin.
Bien que Yaz et Yasmin soient soupçonnés dans les 23 mortalités rapportées, Santé Canada souligne qu'il n'y a pas forcément un lien direct avec ces effets secondaires.
«Il est bien souvent impossible de déterminer avec certitude si un effet indésirable signalé à Santé Canada est la conséquence directe de la prise d'un médicament donné», a affirmé l'organisation dans un courriel.
«D'autres facteurs contribuant à cet effet indésirable pourraient être liés à l'état de santé de la personne ou encore à d'autres médicaments pris simultanément.»
Bayer a assuré que les contraceptifs étaient sécuritaires et efficaces lorsqu'ils étaient pris en respectant les directives.
Une série de poursuites ont été intentées contre Bayer ou sont dans l'attente d'une approbation de la cour dans cette affaire, notamment au Canada et aux États-Unis.
Par ailleurs, le fabricant a déjà versé aux États-Unis 1,2 milliard de dollars en compensations pour régler des poursuites intentées en lien avec ses produits.
Bayer a toutefois déclaré, mardi, que ses anovulants figuraient parmi les médicaments soumis aux tests les plus rigoureux et étaient parmi les plus fréquemment prescrits de nos jours.
Un premier recours collectif contre le fabricant a été approuvé en Ontario et est mené par l'avocat Matthew Baer. Son cabinet représente 13 familles de femmes de la province décédées en prenant Yaz ou Yasmin, de même que des centaines d'autres affirmant avoir souffert de ses possibles effets secondaires. Sheryl Ubelacker

voyez aussi:
• Alerte sur la pilule
• Libération: Nouveaux doutes sur la pilule
• Pilule contraceptive : Bayer dissimule le nombre des décès
• Yaz et Yasmin: plus d'effets secondaires graves que la génération précédente

Par ethanoa le 17 janvier 2014 à 11h31
Diane 35

Bonjour,

Je souhaite réagir face à l'article sur Diane 35. J'ai pris Diane 35 dès l'âge de 16 ans dans la cadre d'un traitement acnéique et non comme moyen de contraception. Par la suite, je m'en suis servie comme tel jusqu'à ma 2ème grossesse. Lors de mes 2 arrets pour devenir maman, mes problèmes de peaux sont revenus. C'est un très bon traitement contre l'acné et accessoirement un très bon moyen de contraception. Pas de risque de tomber enceinte contrairement à certaines pilules dite de "contraception". Je ne sais si mon témoignage peut servir, mais je voulais réagir face a tout ce que l'on peut entendre sur Diane 35.
Cdt

Par FloMac le 17 janvier 2014 à 14h15
Bonjour,

Bonjour,

Diane 35 est un traitement contre l'acné hormonale, donc que ce soit avec H.E, H.V, hydrolats etc, ce n'est pas comme ça que le corps se régulera ... Certes, les poussées d'acné seront moins importantes, mais ça ne soignera en aucun cas l'acné totalement. Dans ce cas, comment font ces personnes ?

Par luyana le 17 janvier 2014 à 14h49
DIANE 35 est une pilule dangereuse

j'ai pris cette pilule de l'âge de 17 ans jusqu'à 45 ans
à 47 ans j'ai eu une hystérectomie (ablation de l'utérus) dû à un fibrome de 12 cm et à 50 ans, un cancer du sein
cette pilule est surdosée et dangereuse
il vaut mieux avoir des boutons que de prendre le risque de perdre la vie
je ne comprends pas que cette pilule soit remise en vente et la position des pouvoirs publics ; l'industrie pharmaceutique préfère son business à notre santé
fuyez diane 35 et n'écoutez pas ces charlatans ou ces incompétents qui vous la prescrivent !

Par GROMA Marie le 20 janvier 2014 à 18h26
Diane 35

Il faut savoir que les acnés assez importantes ou tenaces et d'origine hormonale ne se soignent pas "naturellement". Il faut aller à la racine du mal. J'ai pour ma part pris Diane puis Diane 35 plusieurs années sans inconvénient. Les résultats n'étaient pas miraculeux mais régulaient correctement l'excès de séborrhée. Cependant, au vu des accidents duss à la prise des pilules des dernières générations, il faudrait systématiquement rechercher un risque d'accident vasculaire ou veineux avant toute prescription. J'espère que les gynécologues auront à coeur de faire les examens nécessaires.

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