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Comment reposer son cerveau pendant les vacances ?

Publié le 4 août 2016 - Mis à jour le 10 juillet 2017
Profitez des vacances pour déconnecter !
Profitez des vacances pour déconnecter !
© Pixabay

Les vacances sont enfin arrivées ! Recharger ses batteries pour revenir en pleine forme, c'est aussi réussir à déconnecter réellement du quotidien et du travail. Pas facile, car le cerveau ne part pas en vacances, lui ! Alors, comment faire ? Conseils pratiques.

Comme le corps, le cerveau aussi aspire à quelques vacances bienvenues après de longs mois d’incessantes sollicitations, voire de taches routinières qui le fatiguent à l’excès. Il n’est pourtant pas toujours facile de trouver, durant les congés, un bon équilibre (n’osons même pas évoquer un équilibre parfait !) pour se relaxer, se couper de la routine et se reposer, tout en offrant les conditions idéales pour délasser enfin son cerveau. Sa «matière grise», comme l’on dit parfois. Quelques pistes et conseils à suivre !

Prévoir une cure de détox numérique : le moment est venu d’entamer une véritable cure de détox afin de reposer vos méninges. Cette hyper-connectivité étant, notamment, source de stress et donc de fatigue supplémentaire pour le cerveau, le moment est venu de débrancher l’ordinateur, de ranger la tablette et de couper le téléphone ou le smartphone. La solution : abusez du «mode avion» de votre smartphone qui permet de désactiver simultanément toutes vos connexions, réduisez drastiquement votre temps quotidien de connexion, évitez de regarder les infos à la télé (ce ne sont généralement que des mauvaises nouvelles stressantes et, en outre, le monde ne s’arrêtera pas de tourner parce que vous n’avez pas regardé le «20 heures») et renouez avec des plaisirs plus simples, pratiqués seul, en famille ou entre amis.

S’occuper pour ne pas ruminer : l’un des principaux objectifs des vacances est de mettre le cerveau... en vacances, justement. Mais il ne faut pas passer d’un extrême à l’autre. Il ne faut surtout pas passer brutalement d’une hyperactivité à plus d’activité du tout. Le risque encouru par un manque total d’occupations est de vous laisser envahir par vos pensées. De ruminer. Rompre le rythme effréné et quotidien peut faire peur : cela expose en effet au risque de vous retrouver face à vous-même, ce dont vous n’avez probablement pas l’habitude, embarqué que vous êtes dans une ronde infernale qui vous empêche de penser par et pour vous-même pendant onze mois par an. D’un coup, d’un seul, vous risquez donc de vous retrouver face à vous-même, mais aussi face à vos doutes, à vos souvenirs, à vos soucis... Ceux qui n’ont pas la saine habitude de « faire le vide » régulièrement risquent alors d’avoir un sérieux coup de blues, ce qui est bien entendu le contraire du but recherché.

Pour éviter cette sensation particulièrement désagréable et vous retrouver noyé dans vos pensées, faites quelque chose de plaisant. Sans vous fixer la moindre limite de temps. Vous aimez lire ? Bouquinez ! Vous aimez les jeux de cartes ? Tapez le carton ! Vous aimez faire du sport ? Enfilez short et baskets! Faites un sudoku, du coloriage, du jardinage. Cuisinez. Rangez enfin la maison. Peu importe l’activité, pourvu que vous soyez agréablement occupé. À votre rythme. Sans la moindre obligation de résultat. Sans contrainte de temps. Sans le moindre souci de performance. L’essentiel est de ne pas rester totalement amorphe : c’est une condition sine qua non pour reposer réellement votre esprit.

Des activités, oui, mais une seule à la fois : durant le reste de l’année, vous êtes sollicité de toutes parts. Et on vous demande –on vous impose!– souvent d’effectuer plusieurs tâches en même temps. Ce qui s’avère souvent contre-productif et nuit à la qualité du travail. Les parties de votre cerveau qui sont bien obligées de suivre en temps réel l’avancement de ces différentes tâches, de ces multiples objectifs qui n’ont parfois rien à voir les uns avec les autres, sont mises à rude épreuve. L’une des pistes pour reposer votre cerveau avant que celui-ci ne vole en morceaux est de ne pas recréer ce genre de nuisible situation durant les vacances. Pendant cette période privilégiée, vous avez enfin du temps. Et même du temps pour vous, ce qui est encore mieux. Profitez-en pour savourer le plaisir de ne faire qu’une seule chose à la fois, et de la faire bien. Vous vous apercevrez vite du formidable bien-être que cela peut vous procurer !

Complémentairement, il faut aussi libérer le corps de ses tensions grâce à une activité physique. Mais sans ressasser en même temps ses préoccupations. Aller nager, par exemple, est excellent, mais cela n’apporte rien de bon si vous pensez à vos problèmes professionnels entre chaque mouvement de brasse. Bref, il faut bouger en étant, ici aussi, complètement attentif au moment présent.

Cet article est un extrait du livre de Philippe Chavanne, Les vacances, c'est la santé !, paru aux éditions Hugo & Cie.

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