Hypnose

L'hypnose médicale en pratique

Publié le 12 janvier 2015
Le Dr Grégory Tosti pratique l'hypnose médicale depuis 2004. Il est l'auteur du Grand livre de l'hypnose, paru aux Editions Eyrolles.
© Pixabay

L'hypnose médicale peut s'utiliser à l'hôpital, mais il est possible de s'y préparer chez soi.

De façon assez caricaturale mais néanmoins vraie, nous pourrions dire qu’il existe deux façons d’utiliser l’hypnose. 
La première façon  permet au patient de s’abstraire du monde réel temporairement. L’utilité de ce type d’exercice est évidente dans le contexte de la douleur aiguë induite par un soin : chez le dentiste, par exemple, il est possible de pratiquer une hypnose qui permet au patient de se balader intérieurement dans un virtuel devenant, par l’hypnose, si réel que le soin – potentiellement pénible – passe au second plan de l’expérience perceptive. Cela ne signifie pas que le patient perd connaissance et se retrouve dans un autre monde pendant l’acte, mais plutôt que, tout en étant conscient de ce qui se passe au cours du soin, il vit une expérience imaginaire qui génère une activité cérébrale spécifique propice à l’antalgie et à la détente. 
Découvrez un exercice d'autohypnose proposé par le docteur Tosti.
Si vous vous exercez à cette expérience ludique, et si vous savez vous laisser aller, il y a des chances pour que vous soyez capable de vous retrouver rapidement dans votre lieu imaginaire lorsque la situation le demandera : chez le dentiste, pendant un soin douloureux, pendant un examen médical désagréable…, il vous suffira alors d’avertir le praticien que vous allez essayer de vous détendre pendant qu’il s’occupe de votre corps pour le soigner, ce qui vous laissera le loisir de vous concentrer et ce qui rassurera le médecin qui pourra s’étonner de vous voir si détendue pendant le soin !
L’autre façon d’utiliser l’hypnose, que l’on emploie largement dans le contexte psychothérapeutique, est de prendre appui sur la fonction de ré-intégration du réel. On part du principe que certains troubles apparaissent lorsque le patient se tient éloigné de son corps ou de sa vie. Intégrer tous les éléments qui constituent sa vie sans n’en oublier aucun est un exercice des plus efficaces en hypnose thérapeutique. 
Cet aspect de l’hypnose se marie bien avec la pensée orientale qui invite à « se rendre présent sans réserve », c’est à dire  « vivre dans le présent » et non dans les ruminations du passé ou dans les projections anxiogènes de l’avenir. 
Découvrez un second exercice d'autohypnose proposé par le docteur Tosti.
Ainsi, nous pourrions également définir l’hypnose comme un apprentissage du processus attentionnel : tantôt ici, tantôt ailleurs. L’attention tantôt portée sur le problème – pour mieux le voir se résoudre – tantôt sur un élément autre du champ perceptif qui de lui même apporte la solution au travers de l’expérience hypnotique. 
Ce sera bien entendu le contexte qui orientera le thérapeute vers tel ou tel exercice, telle ou telle expérience thérapeutique. 
A une époque où la médecine s’hyper technicise, où les machines et les procédures tendent à remplacer le lien humain qui pourtant est un des fondement de la relation thérapeutique, l’hypnose semble s’imposer d’elle même comme l’élément manquant pour une prise en charge exhaustive de l’individu : elle s’intéresse à l’expérience subjective humaine avant toute autre chose. 
Gageons qu’elle donne naissance à une nouvelle médecine holistique pour le bien être de tous. 
 
Attention : Les exercices proposés ne remplacent pas une consultation auprès d’un praticien agréé.
 
 
 
Le Docteur Grégory Tosti est l'auteur du Grand livre de l'hypnose paru aux Editions Eyrolles.
 
 
 
 

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