Spiritualité

La Kabbale : de l’ombre à la lumière avec Karen Berg

Publié le 24 mai 2018

La Kabbale, vous en avez déjà entendu parler sans trop savoir qu’en penser ? Karen Berg est la première femme de l'histoire à avoir pu étudier la Kabbale et l'avoir diffusée dans le monde entier. Nous l’avons rencontrée et vous proposons une plongée en douceur dans cette forme de spiritualité non religieuse.

Qu’est ce que la Kabbale ?
Le mot est issu de l'hébreu קבלה Qabbala qui signifie  “réception”. Ce n’est pas une religion mais plutôt un concept de spiritualité. Nous parlons de lumière car nous savons bien qu’il n’y aurait pas de vie sur Terre sans la lumière et la chaleur du soleil. Or, chaque être humain contient cette énergie éternelle en lui. La lumière apparaît et grandit dans les moments sombres, lors d’un traumatisme tel que la perte d’un emploi, d’une personne chère par exemple. Notre réaction à cette perte détermine notre croissance spirituelle. Ainsi, l’obscurité c’est quand la conscience est bloquée et la lumière c’est quand on trouve la conscience dans l’obscurité.

La Kabbale, est une forme de sagesse universelle qui explique la création, les structures physiques et spirituelles de l’univers et le cheminement de l’âme. Ses principes permettent de relier la lumière du monde physique à celle du monde spirituel. L’enseignement de la Kabbale est que la révélation de la lumière se fait au travers du physique et du spirituel au quotidien.

Auparavant, l’enseignement de la Kabbale n’était pas accessible aux femmes. Pourquoi avoir brisé cet interdit, et comment expliquez-vous le peu de leader spirituels féminins dans l’histoire ?
Le temps n’était pas encore venu. Mais maintenant que les femmes ont plus de droits et que le monde se transforme, un espace apparaît pour déployer notre nature. A la femme, nourricière, revient souvent la responsabilité de la spiritualité. Quand nous avons donné accès à l’enseignement de la Kabbale aux femmes mais aussi à d’autres cultures, ce fut un choc. Mais comme à chaque moment où les limites sont réinventées, de nouveaux possibles émergent. Cela n’a pas été facile mais les choses qui valent la peine ne le sont jamais. Aujourd’hui, je suis reconnaissante de l’impact que la Kabbale a eu à travers le monde, particulièrement pour les femmes.

Spiritualité, karma et réincarnation se retrouvent dans la Kabbale comme dans l’Hindouisme ou le bouddhisme. Peut-on faire des parallèles ?
A partir du moment ou l’on aborde les thèmes de lumière et d’énergie, on peut trouver des ponts entre les croyances. En Hindouisme, lorsque quelqu'un décède, son corps est inhumé immédiatement car l’âme doit aller trouver sa nouvelle enveloppe corporelle pour se réincarner. Pour nous c’est similaire, bien que l’on choisisse d’enterrer les corps car nous pensons que nous venons de la terre ainsi on doit retourner à la source pour se réincarner. De même, le Bouddhisme propose de multiples personnages pour représenter la manifestation de la divinité alors que pour nous il n’y a que la lumière. Mais dans le fond cela représente la même chose, chacun a son chemin spirituel.

Est-il possible d’échapper au karma, à la loi de cause à effet, à sa destinée ou de renverser les choses ?
On ne peut échapper au karma mais on peut l’accepter. Nous avons chacun un fardeau à porter à notre naissance, partagé et lié à notre famille. Ainsi nous ferons les mêmes erreurs, aurons les même partenaires, et cela fait partie du karma. Il est possible d’apprendre à aller au delà et de trouver l’espace en soi pour se libérer de ses conditionnements. La spiritualité est justement un instrument de libération. Face à l’addiction, la spiritualité est un outil puissant pour remplacer l’habitude. C’est également une voie de guérison. Quand on comprend que les épreuves difficiles que l’on vit sont un moyen d’aider d’autres personnes en situation similaire, cela transforme la souffrance en cadeau. Ainsi, nos épreuves donnent lieu à un cheminement, qui nous fait avancer et grandir.

A lire sur FemininBio : Avons-nous vraiment le choix ?

Quelle place pour l’égo dans un chemin spirituel ?
Nous avons besoin d’égo, car c’est un moteur pour nous donner envie d’accomplir des choses. Par exemple, lorsque je fais des tournées et me retrouve face à des milliers de personnes, je pourrais prendre la grosse tête. Mais je sais que je ne suis que la messagère et si ce n’était pas moi, un autre corps ferait ce même travail. Mais il est important de se rappeler que tout ce que l’on possède peut disparaître en une seconde, par accident. Et que la seule chose que l’on possède vraiment, c’est notre choix d’être conscient.

Quel est le but de la vie, pourquoi sommes-nous ici ?
Voici ce qu’enseigne la Kabbale. Lorsque l’univers fut créé, tout était parfait. Mais les premiers habitants des enveloppes corporelles ne voulait pas uniquement recevoir, ils souhaitaient aussi donner. Alors nous avons été divisés entre lumière et obscurité avant de peupler la terre. Ainsi, nous avons l’opportunité d'acquérir cette place dans la Lumière. Nous savons si nous avons bien agi durant notre vie seulement au moment de notre mort. Mais se lever avec reconnaissance chaque matin et se trouver dans le questionnement de la conscience est déjà une étape. Lorsque l’on trouve l’espace mental pour ne pas se laisser envahir par le négatif, nous devenons de plus en plus conscient et nous approchons de la lumière.

Quel est la leçon la plus importante que vous ayez appris ?
Que ce sont les moments les plus sombres de ma vie qui m’ont amenés jusqu’ici. Lorsqu’on réagit par des sentiments négatifs forts, il est important d’écouter et de comprendre pourquoi. "Tout ce qui se produit dans ma vie à une raison d’être, et chaque chose est un enseignement pour grandir."

Conférence "Trois femmes pour l'avenir de l'homme"
Jeudi 24 mai - 19h30

La Cigale
120 boulevard Rochechouart
75018 Paris

Tarifs :
Catégorie 2 : 39 euros
Catégorie 1 : 69 euros
Carré or : 149 euros
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