S'alimenter autrement

Pour quelles raisons devriez-vous essayer le jeûne intermittent ?

Publié le 5 avril 2020
Pratiqué deux fois par semaine, le jeûne pourrait réduire le risque de développer les maladies d'Alzheimer et de Parkinson.
Pratiqué deux fois par semaine, le jeûne pourrait réduire le risque de développer les maladies d'Alzheimer et de Parkinson.
© laurentvalentinjospi0

Véritable purification, tant physique que psychique, le jeûne possède d'extraordinaires vertus thérapeutiques. Le but ? Reposer, détoxiquer et régénérer l'organisme. Il est également un moyen efficace pour perdre du poids. Voici 10 raisons pour lesquelles vous devriez tester dès maintenant.

Que signifie jeûner ? Il y a plusieurs jeûnes. Le jeûne hydrique est le jeûne complet. On ne boit que de l’eau peu minéralisée, c’est important car les minéraux qui sont présents dans l’eau ne sont pas assimilables par le corps.

Au départ, on puise dans le glucose, ça dure un à deux jours, puis dans les graisses abdominales par le foie. Nos réserves nous permettent ainsi de nourrir le cerveau. Il y a aussi la solution de la réduction alimentaire, qui consiste supprimer les deux-tiers de notre alimentation normale.

1.  Il améliore la sensibilité à l'insuline

En France, 5,4% de la population souffre de diabète. Caractérisée par une hyperglycémie chronique et un taux de glucose trop élevé, l'insuline ne fonctionne pas et bloque ainsi, la régulation de la glycémie.

Dans ce cas précis, le fait de jeûner, et donc, de ne plus apporter de glucides à son corps permet de retrouver un bon équilibre de l'organisme, ainsi que la sensibilité à l'insuline. Pour les plus réticentes d'entre vous, sachez que de nombreuses études ont confirmé que jeûner pendant 24 heures à raison de deux jours par semaine permettait de retrouver une certaine sensibilité à l'insuline.

2.  Il réduit les risques de maladies cardiovasculaires

Consommation de tabac, obésité, pression artérielle et taux de cholestérol élevés sont quelques-uns des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. Afin de diminuer les dangers, la pratique d'un sport, la relaxation et l'alimentation peuvent aider.

La pratique du jeûne, quant à elle, abaisse le taux de triglycérides et réduit le taux d'insuline. Une étude menée en 2007, démontre que les personnes qui pratiquaient le jeûne avaient un risque cardiovasculaire 40% inférieur à ceux qui ne le faisaient pas. Bonne nouvelle : une journée de jeûne par mois suffit !

3.  Il empêche la survie des cellules cancéreuses

Complémentaire des traitements tels que la chimiothérapie, les médicaments et la radiothérapie, le jeûne intermittent est l'allié idéal de la prévention et de l'accompagnement du cancer.

En effet, lors d'une période de jeûne, les cellules saines se protègent tandis que les cellules cancéreuses, dépendantes du glucide, régressent et parfois, disparaissent. Le jeûne nocturne d'une durée de 13 heures, quant à lui, réduirait les risques de récidive du cancer du sein.

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4.  Il booste le cerveau

Pratiqué deux fois par semaine, le jeûne pourrait réduire le risque de développer les maladies d'Alzheimer et de Parkinson. De plus, il améliore la résistance au stress et permet la production de nouvelles cellules nerveuses.

Le fait de jeûner augmente la concentration en sérotonine – l'hormone de la bonne humeur – ce qui permet de retrouver un calme intérieur. Chez les personnes âgées, le jeûne intermittent assure une amélioration de 30 % de la mémoire.

5.  Il est contre-indiqué dans certains cas

Le jeûne possède de nombreux bénéfices, mais quelques précautions sont tout de même à prendre selon votre état de santé. En cas de grossesse, le jeûne n'est pas recommandé étant donné que le bébé a besoin de nutriments.

Lors de la prise d'un traitement médical, il est important de parler à son médecin de cette envie de nouveau régime alimentaire afin de s'assurer que le dosage de médicaments reste adapté à vos besoins. Enfin, le jeûne n'est pas conseillé pour les personnes présentant des troubles alimentaires ou ayant souffert de ces troubles.

6.  Le jeûne paraît peu compatible avec la vie active

Au contraire ! On préconise une activité physique modérée lors du jeûne. On peut donc tout à fait travailler et jeûner. Seuls les trois premiers jours sont douloureux, durant cette période il vaut mieux en effet ne pas travailler.

7.  L'effet du jeûne sur le cancer

La pratique du jeûne est intéressante pour soigner le cancer. En effet, la cellule cancéreuse a un régime anéarobique ce qui signifie qu’elle n’a pas besoin d’oxygène pour se développer. Par contre, elle a besoin de vingt fois plus de glucose qu’une cellule normale.

Quand on est en acidocétose, le terrain est acide ce qui signifie que le cancer ne peut pas profiter du glucose. Le terrain cancéreux peut ainsi être assainit. C’est la théorie du docteur André Gernez qui a guéri 80 % des cancers du foie chez le rat en suivant cette méthode.

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8. Le jeûne a-t-il des effets secondaires néfastes pour le corps ?

Non, à part une difficulté psychologique les premiers jours et notamment le troisième. Après 5ème jour, c’est la plénitude. Certains écoutent de la musique classique, d’autres retrouvent la spiritualité, on est dans une certaine euphorie. Et pendant ce temps là, la graisse abdominale disparaît peu à peu. Les gens se plaignent de leur embonpoint, cette thérapie est un régime radical.

9.  Quelles précautions particulières faut-il prendre avant de se lancer dans le jeûne ?

Il est recommandé de s’adapter peu à peu à l’absence de nourriture, mais beaucoup jeûnent spontanément. Il faut être préparé psychologiquement. Si vous êtes stressé retrouvez le calme avant de vous lancer. C’est bien aussi d’être entouré.

10.  Le jeûne hydrique de quarante jours est recommandé, comment un tel jeûne se vit-il au quotidien ?

Aux alentours du 3ème jour sans manger, on passe en acidocétose. On se sent mal car on élimine tout. On a mauvaise haleine, des migraines... Puis il y a une bascule bénéfique : la tryglycémie et l’insuline chutent. C’est là que la sérotonine monte. Ce neuromédiateur nous procure une sensation de satiété et de joie de vivre. Le jeûne se passe alors bien, on se sent heureux et léger.

Selon la densité des graisses abdominales, le jeûne peut durer un mois ou deux. Mais il suffit d’une quarantaine de jours pour atteindre la plénitude. Dès que la faim revient, c’est un signal : il n’y a plus de graisses abdominales et on attaque les protides, des nutriments nobles, le cœur et les organes. Il faut donc recommencer à s’alimenter. Le jeûne hydrique total est un peu difficile. Ne pas manger pose un problème psychologique, on a peur de mourir. C’est pour ça qu’il vaut mieux le faire en groupe et être accompagné médicalement.

 

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