ASEF

La pollution parisienne aussi dangereuse que le tabagisme passif

Publié le 26 novembre 2014
1/3
© photl.com

1 Les remplaçants du BPA entrent sur le terrain ?

Considéré comme perturbateur endocrinien, le Bisphénol A est interdit dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, et il le sera dans tous les autres à partir de janvier 2015. Cette semaine, le gouvernement a remis un rapport dans lequel il mentionne les différentes alternatives possibles. Parmi elles, le Bisphénol S (BPS), qui entre dans la composition du polyéthersulfone serait tout aussi toxique pour la santé que le BPA. Prenons donc garde à ne pas remplacer la peste par le choléra…

 

(lire la suite ci-dessous)

© Fotolia

2 Fumer pendant la grossesse perturbe les spermatozoïdes des garçons

Fausse-couche, grossesse extra-utérine, accouchement prématuré, retard de croissance, les impacts du tabac sur le fœtus sont très nombreux. Une étude australienne vient d’ajouter un effet à cette liste : l’altération de la fertilité masculine. En exposant des souris en gestation à une fumée équivalente à 24 cigarettes par jour pendant six semaines, les chercheurs ont constaté que le nombre de spermatozoïdes des mâles nés de ces rongeurs était inférieur de 45% par rapport ceux qui n’ont pas été exposés au tabac. 

 

(lire la suite ci-dessous)

3 La pollution de l’air à Paris, aussi inquiétante que le tabagisme passif

L’observatoire atmosphérique de Générali vient de révéler que lors du pic de pollution du 13 décembre 2013, pas moins de 6 millions de particules très fines par litre d’air occupaient le ciel de la Paris. C’est comme si les parisiens avaient respiré l’équivalent de 8 cigarettes par jour dans une pièce de 20 m2 ! Une situation comparable au tabagisme passif. 

 

(lire la suite ci-dessous)

Les remplaçants du BPA qui entrent en scène, le tabac pendant la qui altère la fertilité des garçons, et la pollution de l’air à Paris, voilà ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine dans l’actu santé-environnement.

Les remplaçants du BPA entrent sur le terrain ?

Le BPA (Bisphénol A), c’est une substance que l’on retrouve dans de nombreux objets du quotidien : bouteilles, boites de conserve et en plastique, tickets de caisse. Considéré comme perturbateur endocrinien, il peut migrer du contenu vers les aliments. Il est donc interdit dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, et il le sera dans tous les autres à partir de janvier 2015. Une belle avancée donc ! Oui, mais il va bien falloir le remplacer par autre chose… Cette semaine, le gouvernement a remis un rapport dans lequel il mentionne les différentes alternatives possibles. Parmi elles, il y a les polyphénylsulfones ou polyéthersulfones pour les biberons, les polyamides et les polyéthylènes pour les bouteilles ou les emballages alimentaires, le verre, les céramiques, le silicone ou l’acier inoxydable. Il y a donc le choix ! Mais ces substituts sont-ils inoffensifs pour la santé ? Par exemple, d’après les premières études, le Bisphénol S (BPS), qui entre dans la composition du polyéthersulfone serait tout aussi toxique pour la santé que le BPA. Prenons donc garde à ne pas remplacer la peste par le choléra…

Fumer pendant la grossesse perturbe les spermatozoïdes des garçons

Fausse-couche, grossesse extra-utérine, accouchement prématuré, retard de croissance, les impacts du tabac sur le fœtus sont très nombreux. Une étude australienne vient d’ajouter un effet à cette liste : l’altération de la fertilité masculine. En exposant des souris en gestation à une fumée équivalente à 24 cigarettes par jour pendant six semaines, les chercheurs ont constaté que le nombre de spermatozoïdes des mâles nés de ces rongeurs était inférieur de 45% par rapport ceux qui n’ont pas été exposés au tabac. Ils mettaient également plus de temps à féconder les femelles et leurs portées étaient plus petites. Cette étude est une occasion de plus de rappeler que fumer pendant la grossesse est dangereux pour la santé du futur bébé.  En cas de difficulté, consultez votre médecin afin de trouver la meilleure solution pour vous y aider.

La pollution de l’air à Paris, aussi inquiétante que le tabagisme passif

L’observatoire atmosphérique de Générali vient de révéler que lors du pic de pollution du 13 décembre 2013, pas moins de 6 millions de particules très fines par litre d’air occupaient le ciel de la Paris. C’est comme si les parisiens avaient respiré l’équivalent de 8 cigarettes par jour dans une pièce de 20 m2 ! Une situation comparable au tabagisme passif. Ces données ont été recueillies par un appareil de mesure baptisé le LOAC (pour Light Optical Aerosol Counter), mis au point par le CNRS. Cet instrument qui compte les particules très fines jusqu’à 300 mètres d’altitude, est installé sur le Ballon de Paris qui flotte à 35 m de haut au-dessus du Parc André Citroën dans le 15eme arrondissement.

Retrouvez dans le détail, toutes les informations sur ces actualités sur le site de l’Association Santé Environnement France : www.asef-asso.fr

Articles du dossier La Chronique de l'ASEF
Envie de réagir ? Je prends la parole
Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte