Environnement

Nicolas Hulot, nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire

Publié le 17 mai 2017
Nicolas Hulot
Nicolas Hulot
© Olivier « toutoune25 » Tétard/Wikipedia

Nommé ce 17 mai 2017 ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a démissionné de sa fonction de président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme qu’il a créée en 1990.

C'est officiel, Nicolas Hulot a été nommé ce 17 mai 2017 au ministère de la Transition écologique et solidaire au sein du nouveau gouvernement d'Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe. Rappelons que l'annonce de la composition du gouvernement avaient été reportée d'une journée, afin de procéder aux vérifications fiscales des ministres futurs. Nicolas Hulot a par conséquent démissionné de sa fonction de président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme qu’il a créée en 1990. 

« Ceux qui me connaissent savent qu’être ministre n’est pas pour moi un objectif en soi, a déclaré le ministre à la suite de sa nomination. Je pèse toutes les implications de cette décision. Cependant, j’ai l’intention, sans en avoir la certitude que la donne politique ouvre une nouvelle opportunité d’action que je ne peux pas ignorer. Je considère surtout que l’urgence de la situation m’impose de tout tenter pour faire émerger le nouveau modèle de société que nous appelons collectivement de nos vœux. J’espère que cette nouvelle donne offrira un terreau fertile pour le construire enfin », précise-t-il dans son communiqué. 

Lire notre interview de Nicolas Hulot: "Le 21e siècle sera solidaire ou ne sera pas."

Après des années de refus, il accepte de rejoindre le gouvernement 


Nicolas Hulot, 62 ans, grande personnalité française oeuvrant pour la cause écologique, originaire de Lille, s'était fait connaître dès les années 80 en présentant l'émission Ushuaïa, puis en créant sa propre Fondation pour la défense de l'environnement. Il a toujours refusé de rejoindre le gouvernement, mais avait lancé en 2007 le Pacte écologique visant à garantir l'importance de l'écologie au cœur de la campagne présidentielle. En 2011, il avait finalement décidé de participer à la primaire écologiste, mais y avait été devancé par Eva Joly. 

Au premier abord, pas convaincu par le programme du Président Macron 


Nicolas Hulot a fait entendre son mécontentent à plusieurs reprises au cours de cette période d’élections présidentielles. Il avait manifesté sa colère face au manque d’engagement pour la question écologique de la part des candidats, déplorant un manque d’ « émulation positive et constructive » entre les candidats.  Il avait en outre publié une tribune dans Le Monde le 29 avril dernier intitulée « Macron, un vote de raison, pas d'adhésion ». Dans sa tribune, il expliquait que son choix de voter pour Emmanuel Macron au second tour ne constituait pas une adhésion à son programme « qui sous bien des aspects n'a pas pris la mesure de l'exigence de solidarité dans laquelle se trouvent le pays, l'Europe et le monde ». Il déplorait également un projet présentant « un modèle qui semble préférer le libre-échange au juste échange, la croissance à la prospérité, l'écologie saupoudrée ici et là à l'écologie intégrale. »


Nicolas Hulot en mode FemininBio, lors de la parution du premier numéro en septembre 2015. 

Une décision prometteuse pour un avenir green

Les chantiers prioritaires de Nicolas Hulot seraient d’introduire 50% de bio dans les cantines, sortir du nucléaire, et diminuer fortement l’usage du diesel entre autres enjeux.

FemininBio se réjouit de cette nomination qui promet d’être décisive pour l’écologie et montre un signe fort du Président Macron d’oeuvrer pour la protection de l’environnement. Nos meilleurs voeux au nouveau ministre de l’Environnement !

Lire notre interview de Nicolas Hulot: "Le 21e siècle sera solidaire ou ne sera pas."

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Réaction à l'article
Par Laurenzerl le 18 mai 2017 à 13h31
sortie du nucléaire...

n'exagérons rien, ce n'est pas à lui qu'en reviendra la décision, mais au Premier ministre. Et si le veto vient d'en haut, Hulot n'aura qu'à se taire. Le lobby pro-nucléaire est très fort en France, ne l'oublions pas : combien de temps a-t-il fallu pour dévoiler les zones créées pas Tchernobyl ? Et tout le reste... En plus, on nous remue toujours sous le nez le spectre du chômage : combien de postes de travail tomberaient à l'eau si on fermait les centrales ? Au lieu de dire ce que ça nous coûte VRAIMENT et de donner à ces gens la possibilité de se reclasser dans des industries plus intelligentes et pas nocives pour la planète.

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