Rencontre

Etre soi grâce aux Accords Toltèques, rencontre avec Maud Séjournant

Publié le 3 novembre 2015 - Mis à jour le 30 novembre 2016
Maud Sejournant, créatrice du Cercle de Vie
Maud Sejournant, créatrice du Cercle de Vie
© Maud Sejournant

"Connaître la Vérité": toute la vie de Maud Séjournant été guidée par ce fil, jusqu'au jour où elle a rencontré le chaman mexicain Don Miguel Ruiz. Elle a tout de suite compris qu'il connaissait ce chemin de vérité.

Coach, thérapeute, auteurs de livres à succès, spécialiste des accords toltèques et proche de Don Miguel Ruiz (qu'elle a contribué à faire connaître en France), Maud Séjournant accompagne chacun sur la voie de la libération personnelle. Elle a créé le Cercle de Vie, qui propose un apprentissage toltèque en profondeur à distance permettant de retrouver sa liberté personnelle et son être authentique, joyeux et en paix. Rencontre.

Que sont les croyances limitatives auxquelles répondent les accords toltèques ?
Chaque personne a son mythe personnel sur soi-même et le monde. Ce mythe découle de ce que nous transmettent nos parents, nos enseignants, nos guides religieux, les médias, la culture dans laquelle nous grandissons. Nous nous créons un système de valeur et de croyance qui définit nos pensées et nos rêves et mène notre vie. Don Miguel appelle ce processus "la domestication des humains". 

Lorsque nous sommes domestiqués, ce système de croyances est comme un Livre de la Loi que nous utilisons pour juger toutes nos expériences. Pourtant, ces jugements peuvent aller à l’encontre de notre propre nature intérieure. Ainsi une partie de nous devient victime de nos propres jugements… Les croyances limitatives sont celles qui nous ont été imposées et que l’on accepte comme vraies alors qu'elles nous font souffrir. 

Pourquoi est-il important de (ré)apprendre à mettre de la distance entre soi et les événements, entre soi et les émotions ?
L'enfant se vit au centre de l'attention de tous car il en a besoin au début de sa vie pour survivre. Par la suite, s'il se croit toujours au centre, il aura tendance à prendre personnellement tout ce qui arrive. Eduquer un enfant, c'est l'aider à prendre sa place dans le cercle et à comprendre que chacun dans ce cercle a sa manière de voir le monde. Il peut alors reprendre son pouvoir personnel et mettre de la distance entre lui et ce que les autres veulent qu'ils soit. Il devient maître de ses émotions en ne prenant pas tout personnellement.

"Parlons peu, mais parlons vrai" pourrait résumer le premier accord. Comment résister à la spontanéité de la parole et parvenir à s'assurer une parole impeccable ?
Ce n'est pas la spontanéité de la parole qui est en jeu mais les pensées qui sont à l'origine des paroles. Si je dis du mal d'un autre sans réfléchir, cela veut dire qu'il y a en moi des pensées, des croyances qui s'expriment. Il s'agit donc d'aller à la source, et d'examiner en détail ce qui me fait dire des paroles médisantes. 

Cet accord est littéralement une rééducation profonde de soi même pour retrouver l'être qui, en fait, ne demande qu'à dire du bien de soi et des autres. En plus, la parole et la pensée positive produisent dans notre corps des hormones qui nous apaisent et nous apportent le bien être, donc on en bénéficie soi-même !

Comment faites-vous personnellement ?
Lorsque j'ai une conversation importante avec quelqu'un, je suis dans la conscience du pouvoir de ma parole. Je prends mon temps pour utiliser le mot juste. Ma pensée est devant moi comme un cheval qui veut courir , je la freine avec la charrue de ma conscience en sachant que chaque mot va laisser un sillon dans l'esprit de mon interlocuteur. Je mets donc de l'attention (être totalement présente au moment) et de l'intention (donner le meilleur de moi même).

Ma grand mère me disait de tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de parler… C'est une autre manière de pratiquer la parole toltèque !

Lorsque l'on voit la puissance des réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Instagram… Comment se distancer de cette société, où chacun cherche à se montrer sous son meilleur angle ?
Sommes-nous ici pour nous conformer à un modèle de réussite dicté par ces réseaux, que l'on peut définir comme la version moderne de la domestication, ou pour aller puiser en nous le meilleur de notre créativité ? S’agit-il d'impressionner les autres à travers des images illusoires ou d’être heureux et en harmonie avec soi même ? Examinons notre monde intérieur pour briser les accords que nous avons passé sans conscience avec des exigences de la société.

Notre cerveau est une machine à faire des suppositions. Comment mettre en pratique le 3ème accord ?
Lorsqu’on fait des suppositions, on ne voit et n’entend qu'à travers le filtre de notre système de croyances. Bien souvent, on réagit de façon personnelle, et on finit par créer tout un drame, avec beaucoup de feux d’artifice émotionnels.

Si nous voulons être sûr de voir les choses clairement et de ne pas faire de suppositions, il nous faut poser des questions à nos amis, nos proches, nos collègues et notre patron, en cherchant toujours à clarifier nos perceptions grâce à une communication claire. De cette manière nous nous libérons du poison émotionnel et nous jouissons de relations bien meilleures avec tout le monde.

Faire de son mieux (4ème accord) nécessite de repenser nos capacités et d'être honnête envers soi-même. Dans une société qui pousse à la performance et à la perfection, comment faire pour trouver sa place avec ses fragilités et ses défauts ?
Lorsqu’on devient maître dans l’art d’agir pour agir, pour le travail lui-même, sans attendre de récompense, on prend plaisir à tout ce qu’on fait. En faisant de notre mieux dans chaque activité, en nous y donnant sans résistance, nous transformons le travail en une source de bonheur, et nous disposons de beaucoup plus d’énergie pour jouir de la vie.

Faire de son mieux ne veut pas dire être parfait, car la perfection est un idéal qui, par définition, ne peut être atteint dans notre monde humain. Les peuples premiers faisaient parfois exprès de faire une petite erreur dans un motif de panier ou de poterie, "pour ne pas rendre jaloux les Esprits " ! C'était une façon d'accepter notre relativité humaine. Faire de son mieux nous évite de plonger dans le gouffre de la perfection illusoire.

Quelle est l'histoire du 5ème accord ? Pourquoi était-il nécessaire de l'ajouter ?
La mise en pratique des Quatre Accords Toltèques dans sa vie quotidienne, de manière régulière, permet déjà de briser 80% des accords négatifs qui nous maintiennent en enfer. C’est une sorte de yoga toltèque, une discipline comme la méditation qui aide à stopper le mental et son dialogue interne. Le 5° accord met en place l'attitude de questionnement et de quête de la vérité.

Lorsque j'étais avec don Miguel et quelques autres apprentis, en 2000, il nous disait souvent que c'était la clé de voûte de l'ensemble.

Dans le processus de recouvrement de votre conscience, le cinquième accord joue un rôle important, puisqu'il utilise le pouvoir du doute pour briser tous les sorts dont vous êtes victime. En fait, vous êtes là pour désapprendre, jusqu'à ce que vous réalisiez que vous ne savez rien.

Quand vous voyez enfin la vérité, en étant libre de toutes les connaissances que vous avez accumulées, le résultat est simplement "Je suis". Je suis ce que je suis ; vous êtes ce que vous êtes, et c'est l'acceptation totale de qui vous êtes qui fait toute la différence. Il n'y a plus de jugement, plus de culpabilité, de honte ni de remords. 

Une fois que vous acceptez complètement ce que vous êtes, vous êtes prêt à jouir pleinement de votre vie.
 

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