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Chronique

France Guillain: "Heureusement, les amateurs du bio ont rajeuni!"

Connue pour ses nombreux livres et sa méthode d'alimentation saine et naturelle, France Guillain fait part de son expérience des restaurants bio.

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"Lorsqu’en juin 1974 je fus invitée à l’Auberg’In boulevard Saint-Germain, il m’avait été annoncé un très sympathique restaurant bio. Après dix ans de navigation à la voile autour du monde, un tel restaurant ne pouvait être que très joyeux, les serveuses aux colliers de fleurs, jupes sarouels vaporeuses et nombril à l’air. C’est en tout cas ainsi vêtue que je faisais la promotion télé du Bonheur sur la Mer (éd. Robert Laffont) qui relatait mes premières navigations.

Pour moi, "restaurant bio" rimait, depuis 1950, avec "Californie". Les assiettes y fleuraient bon les épices et étaient très colorées, l’ambiance était dansante. Imaginez ma surprise lorsque je fis mon entrée dans ce restaurant qui se disait branché. J’eus l’impression d’arriver dans une maison de cure pour personnes récemment opérées des amygdales ou de l’appendicite.

À peine avais-je franchi le seuil que trente visages compassés, au sourire figé, le buste bien droit devant leur assiette grise, les jambes bien convenablement serrées, me déshabillèrent (c’était facile !) du regard, avec compassion et gentillesse. Ici, pas de maquillage, pas de nombril à l’air. Pas de musique mais des aliments gris, marron, verts et rouges ou orange cuits à la vapeur.

Je n’avais pas tout vu : Le Bol en Bois rue Pascal acheva de me convaincre qu’en France, en ce temps-là, "bio" rimait avec "rigidité tristounette" !

Heureusement, les temps ont changé. Les amateurs du bio ont rajeuni ! Filles et garçons ne se sentent plus obligés de rester poilus comme des yétis, et nous disposons aujourd'hui de magnifiques palettes de maquillage bio jusque dans les studios de télé.

Les stilettos mettent en valeur nos jolies jambes bien bio, nos chevelures se régalent des couleurs bio et nos ongles vernis ne sont plus reluqués comme anti-naturels. De même notre maquillage est devenu une œuvre d’art, exit les soi-disant ravalements de façade ! Pour moi qui avais grandi dans la joyeuseté de la Polynésie, quelle réjouissance, grâce au bio, de me parer de manière sublime pour aller danser toute la nuit après une belle journée de surf !

Car non seulement être bio a changé, mais il est devenu synonyme de jeunesse, de dynamisme, de beauté et de bonheur de vivre !"

Chronique extraite de notre #Magazine 4, disponible sur en ligne.  

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