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4 sports "feel-good" à démarrer à la rentrée

Publié le 27 août 2019 - Mis à jour le 29 août 2019
"En déplaçant votre centre de gravité pour aller chercher les prises, vous prenez conscience de votre corps et améliorez votre souplesse."
"En déplaçant votre centre de gravité pour aller chercher les prises, vous prenez conscience de votre corps et améliorez votre souplesse."
© Vegaphoto

Vous utilisez autant votre abonnement à la salle de sport que votre appareil à raclette en pleine canicule ? Il est temps de vous trouver enfin une activité ludique et épanouissante qui vous motivera à bouger par tous les temps. À la rentrée, surprenez-vous !

Cet article a été publié dans le magazine FemininBio #24 août-septembre 2019

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Et si vous tentiez une activité sortant de l'ordinaire et mêlant épanouissement physique et spirituel après l'été ? On a déniché pour vous de quoi vous booster les muscles et l'esprit !

L’escalade, pour se dépasser en mode zen

On aime ce sport complet qui demande peu de matériel et se pratique à son rythme, en extérieur ou en salle. Un pantalon confortable près du corps, des chaussures adaptées et hop, le baudrier est à vous !

En termes de bienfaits, on peut difficilement faire plus complet. La pratique de l’escalade sollicite tous les muscles du corps. Vous pourriez même être surprise d’en découvrir de nouveaux après vos premières séances (essayez donc de tenir un crayon dans les deux jours qui suivent...).

En déplaçant votre centre de gravité pour aller chercher les prises, vous prenez conscience de votre corps et améliorez votre souplesse. Saviez-vous que la grimpe a un effet direct sur le cerveau ? En effet, il vous faudra un peu de réflexion pour anticiper les pistes les plus judicieuses et adaptées à vos mouvements.
Des études ont prouvé que l’escalade diminue les symptômes du trouble du déficit de l'attention, améliore la mémoire et booste la créativité.

Enfin, l’escalade véhicule des valeurs importantes : concentration, attention, détermination… Lorsqu’on grimpe, le défi est présent à chaque instant et l’esprit travaille intensément, en se confrontant à ses peurs, ses doutes, ses réalisations.Bref, si vous travaillez dans un environnement stressant, que vous êtes en quête de sens et de moments de méditation, l’escalade vous offrira un grand bol d’air salutaire !

Où pratiquer ? Trois possibilités s'offrent à vous : en salle, dans des sites naturels ou sur les via ferrata. Le site de la Fédération française montagne escalade (FFME) a recensé tous ces lieux pour vous. Il n'est pas difficile de trouver une salle près de chez vous ; il en existe pour tous les niveaux et tous les goûts. On essaie avec "le 8 assure", à Paris, les aiguilles de Bavella, en Corse, ou le groupe Arkose, un peu partout en France.

Le Parkour ou free-running, pour se défouler en mode ninja

On aime se prendre pour une Yamakasi en domptant "l’art du déplacement". Une manière ludique et musclée d’envisager l’espace urbain autrement.

Voilà trente ans que le Parkour a fait son arrivée en France avec, comme définition "simple", d’aller d'un point A à un point B en surmontant les obstacles rencontrés : grimper sur les murs, sauter d'un toit à un autre, escalader des façades. En bref, tout sauf emprunter les chemins classiques.
Vous pensez que ce n’est pas pour vous ? "Pas besoin d’être une force de la nature", nous dit Sébastien Foucan, free-runner confirmé.

La pratique régulière du Parkour est un entraînement "full body" qui permet de rester en forme longtemps. C'est une discipline récente, ce qui fait qu'on a encore peu d'informations sur ses effets à long terme sur le corps. Pourtant, des quadragénaires le pratiquant depuis plusieurs années se disent plus en forme que leurs amis non initiés.
L'étude Marchetti de 2012 montre que comparés à des enseignants en éducation physique, les "traceurs", ces as du Parkour, sont plus forts et plus résistants.

Idéal pour les curieux, les passionnés, les obstinés, le free-running nous offre également une belle métaphore de la vie à travers sa liberté de mouvement et son choix de sortir ou non des sentiers battus pour prendre des chemins de traverse.

Où pratiquer ? L'avantage, c’est que la discipline se pratique n’importe où : dans la rue, en ville, à la campagne, en semaine, en vacances, en week-end, c'est vous qui décidez. Mais attention, pas question de se lancer à l'aveugle ! On ne devient pas "traceur" en un claquement de doigts. Des cours et entraînement sont proposés partout en France pour s'initier et progresser aussi loin que vous le souhaitez.

À noter que comme dans de nombreuses disciplines, l'investissement "temps" dans le free-running doit être important au départ. La Fédération française de Parkour, créée en 2011, recense les associations, pour s’exercer en salle ou en plein air. On essaie avec l'association Pink Parkour, à Paris, qui promeut le Parkour au féminin, le Dijon Parkour Crew, l'une des plus anciennes associations de France, ou encore Acro'feel, la seule association de la côte basque.

Le Roller Derby, pour s’ambiancer en mode casse-cou

On aime la folie de rechausser des patins à roulettes quads pour s’affronter en équipe, comme dans Bliss, le film de Drew Barrymore dans lequel une adolescente texane lasse des concours de beauté décide de rejoindre une équipe de derby. Une discipline dominée par les femmes et pas girly pour deux sous !

C’est une course d'endurance en roller qui se déroule sur une piste de forme oblongue. Pendant 60 minutes deux équipes de 15 joueuses s'affrontent dans un "jam" de 2 minutes dans le but de dépasser les joueuses adverses sans tomber ni sortir de la piste. Peur des hématomes s’abstenir, c’est un vrai sport de contact !
Point rassurant tout de même : la Women Flat Track Derby Association (WFTDA) a rédigé un règlement utilisé par la majeure partie des équipes et compétitions.Alors, si vous n'avez pas peur de la vitesse, du contact ni du dépassement de soi, le derby est fait pour vous !

Où pratiquer ? Le site rollerenligne.com dresse la liste des équipes de derby en France. Il en existe dans presque toutes les grandes villes, et les équipes s’entraînent où elles le peuvent ; à étudier au cas par cas.On essaieavec Les Succubes de Chapet (78), Les Black Tagada de Calais (59) ou les Voodoo Vixens de Besançon (25).

Le Life Art Process, pour se retrouver en mode introspection

On aime apprendre ou réapprendre à se connaître à travers une pratique psycho-corporelle qui développe la conscience des liens qui existent entre le corps, les pensées, les émotions et l'imaginaire.

C'est un mélange de mouvements dansés, de dessin, d'écriture créative et de voix qui offre un accès à la pleine conscience de son propre corps et de qui l'on est. Revenir à la matière, au mouvement, ce langage primaire qui permet de lâcher prise et de se concentrer sur l'instant présent. Une pratique qui débloque les énergies et élargit notre champ des possibles.

Dans le Life Art Process, vos outils de travail sont votre corps, votre voix, votre ouïe, le dessin, mais aussi le dialogue. Vous n'êtes pas seule dans cette expérience, et la discussion avec les autres permet de trouver les mots justes à poser sur vos ressentis et vos émotions. Qui plus est, la relation à travers l’art est une occasion de plus de s'ouvrir à l’autre sans jugement, dans l’accueil de ce qui est. Vous entrez dans une autre dimension de vous-même, en véritable artiste. Votre art vous représente, et c'est en l'exerçant que vous travaillez sur vous-même.

Où pratiquer ? Encore confidentiel, le Life Art Process est tout de même accessible un peu partout en France à travers les sites web de pratiquants indépendants. On essaie avec l'atelierde Béatrice Maine, dans la Drôme et l'atelier de Stéphane Vernier dans le 10e arrondissement de Paris et à Cergy.

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