Consommation

Le bio vu de la France, de l'Allemagne, de l'Espagne...

Publié le 28 février 2017
Et si l'Union Européenne se convertissait à l'agriculture bio ?
Et si l'Union Européenne se convertissait à l'agriculture bio ?

Ce 28 février a eu lieu le séminaire International de produits bio dans l'Union Européenne et dans le monde, l'occasion d'établir un panorama du marché. Résultat positif pour l'année 2016 qui a été un franc succès pour la filière de la bio.

On ne tarit jamais assez d'éloges sur le bio : c'est sain, respectueux de l'environnement, local ou du moins à l'origine tracée... En France comme aux Etats-Unis ou en Espagne, la principale raison d'acheter du bio demeure la santé. Chez nous, le bio est synonyme de confiance pour 83% des Français selon une enquête de l'Agence Bio, comme rappelé lors de son Séminaire International organisé à Paris ce 28 février 2017. Alors que le local est un paramètre très apprécié par les Allemands ou encore les Finlandais qui sont soucieux de connaître l'origine de leur alimentation. Les Allemands sont particulièrement sensibles au bien-être des animaux et les Finlandais eux, valorisent le côté naturel du produit sans OGM avec des traces moindre en pesticides ou en antibiotiques. La seule chose sur laquelle tous les Européens s'accordent, c'est le lieu d'achat du bio à savoir en grandes et moyennes surfaces comme en Finlande où 96% de la population achète en supermarchés. A noter que des différences notables existent entre les pays. Si l'on prend le cas de l'Espagne et de la Finlande ; la première est le 4ème pays en terme de chiffre d'affaire pour le bio grâce à l'exportation alors que la Finlande à l'inverse est contrainte à importer beaucoup de ressources. Résultat : les Espagnols consomment étonnement moins que les Finlandais. Un exemple qui illustre que l'Europe se doit de se synchroniser pour envisager un marché européen stable où chaque Etat pourra contribuer à sa manière à rééquilibrer le paysage bio

Le Ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, prévoit de donner "une nouvelle ambition" pour l'agriculture biologique d'ici 2021 : "l'objectif de dépasser 10% de surfaces bio en France est à garder" a-t-il souligné au Séminaire International de l'Agence Bio. Un projet qui se veut dorénavant à l'échelle européenne. Cette dernière se mobilise pour promouvoir le bio qui recense pour le moment 11,2 millions d'hectares cultivés pour près de 268 665 fermes bio

Les Européens et le bio : un amour grandissant

Toute l'Europe s'accorde à l'unisson pour dire que le bio est un secteur favorable pour la santé publique et l'environnement. Il faut noter que les Etats-Unis restent le premier marché bio avec plus de 40% de production agricole bio. En Europe, l'Allemagne et la France se distinguent avec respectivement 11% et 7% du marché mondial. Ces deux pays se placent sur les deux dernières marches du podium juste devant la Chine. Forte de ce succès, l'Union Européenne envisage d'élargir considérablement la filière de l'agriculture biologique.  L'enjeu est désormais de proposer une agriculture raisonnable à l'inverse du schéma de surproduction jusqu'alors admis, pour permettre de produire en circuit court. Les deux raisons majeures à ce revirement de situation restent le budget astronomique alloué chaque année au domaine de la santé et de l'environnement. L'Europe et le monde comprennent la nécessité de revenir à la terre et au besoin de la préserver pour les générations futures.

 

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