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Témoignage

"J'ai vécu une renaissance avec mon endométriose", la leçon de vie d'Emmanuelle

Découvrez le témoignage inspirant et intime d'Emmanuelle-Moré Vichard qui a trouvé son féminin sacré à travers l'expérience de l'endométriose.
Sydney Sims / Unsplash
Emmanuelle Moré-Vichard
Par Emmanuelle Moré-Vichard
le 20 février 2021

Atteinte d’une maladie du féminin, l’endométriose, à un stade très sévère, j’ai frôlé la mort, souffert le martyre. On me racontait que la maladie était chronique et incurable. Or aujourd’hui, je suis totalement asymptomatique et je suis devenue maman à presque 41 ans, de manière naturelle, après avoir guéri tous les espaces de mon être – physique, émotionnel, mental et spirituel. Récit hors-normes d'un parcours plein d'espoir.


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Il y a des moments dans la vie où ça ne sera plus jamais comme avant. Pour moi, l’entrée fracassante de la «mal-a-dit» a été une étape majeure de ma mue intérieure et d’une transformation complète et entière de l’ensemble de ma vie.

Ma vie d'avant

Dans ma «vie d’avant», où les hormones jouaient bien leur rôle en mettant le problème sous le tapis, tout observateur extérieur aurait pu croire que tout allait bien pour moi. Il y avait certes des signes avant-coureurs que quelque chose se tramait en coulisses – des douleurs ponctuelles mais fort violentes à l’adolescence, des mycoses chroniques, des cystites, des images de viol «d’un autre temps» (de vies passées sûrement, car je n’ai jamais vécu de viol physique dans cette incarnation) qui me revenaient de manière incessante, mais dans l’ensemble, je pouvais mener une «vie normale».

J’avais un job bien payé et relativement intéressant, des amis, des activités extra-professionnelles. Je passais mes congés en stages de développement personnel, je m’intéressais à la spiritualité, j’investiguais les causes de mon mal-être intérieur. Et pourtant, rien ne changeait vraiment. A l’intérieur, ma flamme de vie se tarissait, ma vie me semblait dénuée de sens.

La maladie est entrée avec fracas dans ma vie

Et puis Elle est entrée dans ma vie. En réalité, et cela, je l’ai compris plus tard, cette hôte s’était invitée chez moi depuis toujours. Depuis mes débuts dans mon incarnation, et même avant. Mais cela, c’est une autre histoire.

Elle a fait irruption soudainement, car je n’avais pas voulu entendre ni voir ce qu’elle avait à me dire. Ainsi, elle a dû crier très fort. Me bousculer dans mes croyances, dans mes profondeurs. Jusqu’à me faire frôler la mort.

Le moment où la «mal-a-dit» s’est déclenchée avec violence a été synonyme de point de rupture pour moi. Plus jamais, ma vie ne serait comme avant. Outre des douleurs atroces et constantes au quotidien, j’étais accablée par le diagnostic médical, répété inlassablement lors de mes innombrables passages chez les spécialistes de cette maladie et à l’hôpital : endométriose de stade IV, maladie chronique et incurable ; 0 ovocyte sain (donc infertilité et aucune chance d’accéder à la procréation médicalement assistée). La seule perspective : prendre des hormones non-stop jusqu’à la ménopause et me faire opérer régulièrement dans l’espace le plus intime de mon être, ma grotte magique, centre de ma puissance : mon ventre de femme.

C’est alors que j’ai plongé dans une véritable nuit noire de l’âme, qui m’a fait rencontrer mes plus grandes souffrances et les émotions les plus dérangeantes : peurs en tous genres, doutes, désespoir, colère, dégoût, impuissance. Plus possible de faire l’autruche, de cacher mes blessures intestines sous le tapis. Les montagnes russes émotionnelles, avec leur lot de symptômes physiques, étaient là pour me le rappeler.

>>A lire sur FemininBio : Endométriose : ce que les pays du monde ont à nous apprendre sur la maladie

Oui, je peux le dire : j’ai touché à l’enfer(mement) physique, émotionnel, mental et spirituel.

Mais au-delà de tout cela, il y a eu ma renaissance ! Ou tout simplement ma naissance devrais-je dire… Car étais-je réellement vivante et vraiment née avant tout cela ?...

Grâce à l’Endométriose, je me suis mise en route vers moi-m’Aime

En acceptant inlassablement, de plonger dans les causes de mes souffrances et en guérissant pas à pas les nœuds de l’âme, j’ai pu faire réémerger de mon être profond des connaissances ancestrales sur le Féminin blessé et sa guérison. Oui, je peux le dire : l’Endométriose m’a reconnectée à ma vibration de guérisseuse ! Je me suis formée à diverses techniques et outils, je n’ai pas arrêté, en travaillant sur moi et en guérissant moi-même, d’affiner mes propres compétences d’accompagnement.

Ainsi, petit à petit, j’ai trouvé force et courage. L’impuissance s’est transformée en puissance, la colère en force d’action, les mémoires de traumas en potentiel de guérison.

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J’ai tout quitté : mon lieu de vie qui ne me convenait pas. J’ai permis à un homme avec qui je pourrais vivre une relation engagée d’entrer dans ma vie. J’ai démissionné. J’ai continué à cheminer, envers et contre tout. Malgré les doutes, les rechutes.

Puis est venu l’Enfantement, sur tous les plans

Et c’est ainsi que mon activité de thérapeute, d’accompagnatrice du Féminin blessé vers le Féminin Sacré, s’est déployée, progressivement. Cela est devenu comme une évidence. En guérissant mon corps, mon cœur, mon esprit et mon âme, j’ai retrouvé qui j’étais réellement, quelle était ma contribution juste au monde.

J’ai enfanté mon activité, avec une approche unique au monde, car totalement connectée à ma propre expérience de guérison en profondeur et alignée à ma mission d’âme. J’ai osé déployer mes ailes, invisibles jusque-là. J’ai osé mettre le Maître à l’intérieur (Endo-mettre/Maître- Ose !), retrouver ma puissance, équilibrer mes énergies féminine et masculine.

En parcourant ce chemin de guérison, j’ai grandi en conscience, j’ai donné naissance à une «meilleure version de moi-même». La f-âme que je suis aujourd’hui n’est plus celle que j’étais avant la maladie. Et cerise sur la gâteau, j’ai compris qu’en guérissant individuellement, je contribuais à un mouvement qui dépasse ma propre histoire : à une guérison collective du féminin sur Terre, à un apaisement entre hommes et femmes également.

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Mon enfantement personnel m’a demandé de mobiliser toute mon énergie créatrice, toute la force de Vie en moi. De transmuter les énergies de mort, de destruction, pour devenir «enceinte de vie». Et comme cela arrive fréquemment, une autre façon d’enfanter m’a été rendue possible : la grossesse et la maternité, en dépit des pronostics sombres de la médecine. Je bénis la vie de m’avoir permis cette expérience initiatique et sacrée de l’enfantement sur un plan physique.

Mon chemin continu. Mais une chose est claire pour moi : mon (r)éveil, je le dois à la mal-a-dit, sans laquelle je n’aurais probablement pas pris la peine de plonger ainsi dans les tréfonds de mon âme.

(©©DR)

L'experte :

Emmanuelle Moré-Vichard accompagne des femmes du monde entier à creuser les causes de leur Féminin blessé (endométriose, désir inassouvi d’enfant, cancer du sein ou de l’utérus, difficultés relationnelles...) et à faire de la maladie et des blocages rencontrés un tremplin pour grandir en conscience et se réaliser. Pour elle, les maux du corps ne sont qu’un symptôme parmi d’autres. Outre des séances individuelles par skype, elle propose des ateliers et stages dédiés au Féminin Sacré ainsi qu’un programme en ligne dédié spécifiquement aux femmes souffrant d’endométriose.

Où retrouver Emmanuelle :

Son site web : Emmanuelle au feminin

Sa chaîne YouTube : Du Féminin blessé au Féminin Sacré

Sa page Facebook : Voie de Femme

Son compte Instagram : Emmanuelle Moré-Vichard

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