Herboristerie

Herboristerie : 7 plantes médicinales pour nettoyer son corps au printemps

Publié le 20 mars 2019 - Mis à jour le 21 mars 2019
Phytologue-herboriste celte, Marilyn transmet la connaissance des herbes sauvages comestibles et médicinales, conte, initie et enchante la vie par la poésie du monde magique végétal. Elle propose des ateliers d'herboristerie, de cuisine sauvage et de teintures végétales.
"Les “dépuratifs amers” sont perçus comme des activateurs généraux de l’organisme"
"Les “dépuratifs amers” sont perçus comme des activateurs généraux de l’organisme"
© NordWood / Unsplash

Le changement de saison est l'occasion idéale pour mettre en accord le rythme de notre corps et celui de la Terre. Voici 7 plantes pour purifier notre organisme et nous (re)connecter au cycle de la nature.

Les forces centrifuges du printemps vont de l'intérieur vers l'extérieur : elles ouvrent les bourgeons et font renaître la nature. A l'image des forces centripètes de l'automne, qui ramènent l'énergie accumulée de l'année dans les racines. Le changement de saison est donc le moment idéal de se synchroniser avec le cycle naturel, notamment grâce à un nettoyage dépuratif.

Plantes sauvages : elles sont essentielles à notre alimentation

Avant d’entrer dans les cures nettoyantes du printemps, il est nécessaire d’être sur la voie d’une alimentation de source artisanale, biologique, biodynamique ; et d'y intégrer de nombreuses herbes aromatiques (persil, basilic, coriandre...), ainsi que des plantes sauvages. Ces saveurs amers "apéritives" (littéralement : "qui ouvrent les conduis" et facilitent donc la digestion) nettoient naturellement notre corps et apportent une grande variété de minéraux, vitamines, acides organiques, oligo-éléments et acides gras essentiels.

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Avec l'industrialisation, nous les avons récemment écartées de notre alimentation ; alors que, instinctivement, nos ancêtres cueillaient et consommaient ces herbes sauvages qui purifiaient leur organisme. Il n'y a pas si longtemps, nos grand-parents mangeaient encore des salade de pissenlits !

L’amer est une saveur primitive fondamentale

". Elle sépare en deux le monde végétal. C’est aussi le goût du fiel vert : quelque chose en nous se nourrit de l’amertume des plantes, étroitement imbriqué au foie, le lieu du sang et de l’un des 3 « esprits vitaux » dans l’ancienne compréhension occidentale du corps. (...)" Pierre Lieutaghi, La plante compagne, éditions Actes Sud.

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L'amertume a pour fonction de dépurer, du latin depurare, de purus, pur : tout ce qui est amer est bon pour le foie. La camomille, le pissenlit et le chardon marie, herbes communément connues dans nos contrées, sont propres à réfréner « l’ébullition du sang ». Ces “dépuratifs amers” sont perçus comme des activateurs généraux de l’organisme : ils purifient le sang, restaurent l’appétit et « font sortir les crasses du corps ». C’est l’association amer-bile-foie-sang qui est à la base du tout processus de nettoyage et de régénération de notre santé.  le renouveau des sèves amorce, forces centrifuges et de modèle.

Les 7 herbes du Printemps en infusion : 3 tasses par jour pendant 3 semaines

Les toniques-amers :

Le Chardon marie, Silybum marianum, protecteur hépatique : les feuilles et les semences de cet artichaut sauvage (qui se mange aussi) détoxifient le foie et régénèrent les cellules hépatiques. Les semences sont à prendre en décoction : faire bouillir à petit feu, à couvert les graines 7 min et laisser infuser 7 min. Elles permettent de faire remonter une tension un peu basse, d'améliorer la digestion, ainsi que d'atténuer les douleurs articulaires et les maux de dos.

La Fumeterre, Fumaria officinalis, fumée de terre » : plante qui lutte contre la pesanteur, elle flotte au dessus de la terre comme une fumée d’un rose violacé. Elle est utilisée pour soigner les blocages du foie et de la veine porte,  l’insuffisance du flux biliaire comme un régulateur et un effet “dépuratif du sang”.

Le Pissenlit : les racines se préparent en décoction ; le latex qui en sort contient des sucres (inosite, mannite), des corps gras, du caoutchouc, des amers, de l’inuline et des cires. Son action permet d'augmenter la diurèse, le flux biliaire et de dénouer les stases de la veine porte. Tous les maux du foie sont vaincus ! Enfin, par ses amers, il combat les gastrites et normalise la genèse du sang.

L’Achillée, Achillea millefolium : elle fortifie la fonction digestive, calme les coliques et les crampes digestives grâce à ses substances amères, soufrées et camphrées. Cette herbe est connue pour guérir les plaies internes et externes grâce à son action hémostatique puissante.

Celles qui nourrissent notre corps :

Le Plantain sous forme d’alcoolature et l’Ortie en infusion, en aliment sauvage ;

Et les tonifiantes :

Le Romarin & le Thym sauvage : deux plantes qui font partie de la même famille, les lamiacées, toniques et dynamisantes par leur concentration en huiles essentielles. A noter qu'il est important de préparer l'infusion à couvert, afin de conserver les huiles essentielles dans l'eau, molécules très volatiles. Ces plantes fortifient l'organisme et sont précieuses en cas d'épuisement physique et psychique. Leurs parfums réconfortent et fortifient la conscience. Elles activent tous les processus sanguins et rééquilibrent l'organisme calorique. Le thym est particulièrement connu pour soigner les affection respiratoires.

L’infusion du Printemps : Mélangez 1 cuillère à soupe de feuilles de Chardon et d’Ortie, ajoutez 1 pincée de Romarin et d’Achillée. Infuser 10 minutes avant de boire vos 3 tasses.

Infos utiles

Retrouvez les prochains ateliers “ Les herbes sauvages” de Marilyn Brentegani, femme-herboriste sur le site herbaluna.org

 

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