Pilule

La pilule fête ses 50 ans: doit-on continuer?

Publié le 8 février 2017
La fin de la pilule des années 60 ?
La fin de la pilule des années 60 ?
© Pixabay

En 1967, la pilule contraceptive venait d’être légalisée. 50 ans plus tard, si elle reste très utilisée en France, elle devient contestée. La fin d’une domination sur le marché des contraceptions?

Il y a 50 ans, la légalisation de la pilule contraceptive était la victoire de toutes les femmes et le signe de leur émancipation. Symbole d’une sexualité libérée, la pilule souffre pourtant aujourd’hui d'une remise en question, voire d’un total dénigrement. Quelles sont les raisons de ce bouleversement ? Quels changements dans la vision des femmes face à cette prise d’hormones quotidienne ? Retour sur une pilule cinquantenaire un peu dépassée. 

La fin du grand amour ? 

Janvier 2013, c’est le scandale. Diane 35, pilule anti-acnéique, augmenterait les risques d’accident vasculaire cérébral, comme toutes les pilules de 3e et 4e génération. Le nombre d’IVG augmente de 5% dans les six mois qui suivent. 

Un scandale qui a permis une prise de conscience: non, la pilule n’est pas un médicament anodin. 

A lire : Tout savoir sur la pilule contraceptive et ses alternatives

Et pour cause, de plus en plus de témoignages et expertises remontent à la surface pour dénoncer les effets secondaires de la pilule. En 2016, une étude danoise établissait même un lien entre dépression et prise de pilule. Les adolescentes seraient encore plus vulnérables à ces effets indésirables, en raison de la nature des hormones présentes dans leur pilule oestroprogestative de 3e ou 4e génération.  

Si ces études ne sont pas là pour dissuader les femmes de prendre la pilule, elles doivent mettre en garde quant au suivi médical lors de la prise d’un tel médicament, surtout pour les plus jeunes. Il est important d’être consciente des risques que la pilule représente, avant de choisir sa contraception

A lire : Pilule, quels sont les vrais risques ?

Reste cool bébé sinon je te dirai bye, bye

Sur 76,2% des femmes utilisant un moyen de contraception, 32,8% d’entre elles penchent encore pour la pilule (contre 11,9% pour le préservatif) et certaines, pour d’autres raisons que ses vertus contraceptives, comme la diminution de l’acné. Pourtant, la pilule serait responsable de l’épisode « Acné : le retour », qui touche beaucoup de femmes dès l’arrêt de leur prise d’hormones. 

Selon l’enquête « Fécond » de l’Institut national d’études démographiques, le nombre de femmes prenant la pilule est passé de 50% à 41% entre 2010 et 2013. Les chiffres ne trompent pas, les effets indésirables et les contre-indications en cas de prise de pilule (comme le tabac) ont été entendus par les Françaises. 

Si la loi Neuwirth a marqué une avancée considérable dans la vie des femmes et leur place dans la société, l’objet qu’elle a légalisé ne semble plus être au goût des Françaises. 

A lire : Tout savoir sur la pilule contraceptive et ses alternatives

Articles du thème Contraception au naturel
Envie de réagir ? Je prends la parole
Réactions à l'article
Par Nikita34 le 9 février 2017 à 17h55
La pilule faite ses 50 ans

Il est clair que les dernières générations de pilules peuvent avoir très effets secondaires graves. Les anciennes posaient nettement moins de problèmes. Tout contraception hormonale a ses contre-indications qu'il faut scrupuleusement respecter. Cependant, attention ! Un préservatif peut se déchirer et il faut recourir à la contraception d'urgence, un diaphragme devenir une "porte battante" en cas de variation de poids, le taux d'efficacité des spermicides est moyen et les méthodes dites naturelles ne sont pas fiables du tout ! Quand on sait que les spermatozoïdes peuvent vivre jusqu'à 7 jours, le DIU est la seule vraie alternative aux hormones.

Il existe d'autres méthodes pour vivre librement sa sexualité

La révolution c'est la plannification des grossesses pour vivre sa sexualité librement, et des méthodes il en existe d'autres! 50 ans après il faut effectivement se poser la question sur quelle solution représente le moins de risque ? est ce également une bonne chose pour mon corps d'ingérer un médicament à base d'hormone tous les jours pendant des années ? je crois qu'on est nombreuse à faire le choix d'une nourriture ou d'autres comportements de la vie du quotidien plus sains et pourquoi pas se poser les même question en matière de contraception ? Il existe des alternatives barrières sans hormones (comme le DIU en cuivre), des méthodes naturelles, bref diverses solutions ! N'oublions pas qu'on parle de risque de décès et handicap chez des femmes en bonne santé ...

Concernant les chiffres sur l'avortement, je serai intéressée par votre source car l'ANSM a déclaré après une étude que la crise n'avait généré aucune hausse d'IVG ? De même pour l'étude FECOND : il est intéressant de mettre en avant, comme le niveau de risque n'est pas le même selon les pilules, qu'en un an 20% des pilules les plus risquées ont été abandonnée!

Bref n'hésitez pas à nous rendre visite sur notre site pour plus d'information ! et voici quelques données des dégâts causés et de ce qui a finalement été évité : Selon l'ANSM, Entre 2000 et 2011, l'ANSM (l’Agence française du Médicament) reconnaît officiellement 1751 cas par an d’accidents thromboemboliques veineux dont 14 décès annuels pour les pilules de 3ème et 4ème génération et 778 accidents par an dont 6 décès annuels pour les pilules de 1ère et 2ème génération. Durant l’année 2013, il a été constaté 341 embolies pulmonaires qui auraient été évitées en raison du moyen de contraception des femmes de 15 à 49 ans. et ses chiffres exclus les thromboses artérielles ainsi que les autres contraceptions hormonales et Diane 35... bref on ne parle pas d'effets secondaires mineurs ni même rattrapables.

Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte