Féminin sacré

Etre femme, un parcours initiatique

Publié le 7 octobre 2016
Etre femme, une chance !
Etre femme, une chance !
© Pixabay

Valoriser le Féminin, les valeurs et les qualités que portent les femmes... c'est le message que porte Nirmala Gustave au quotidien. Enseignante Reiki, Relaxologue-Sophrologue et Accompagnante holistique, elle aide les femmes à comprendre la valeur de leur féminité sacrée et à la vivre pleinement. Elle puise ses ressources notamment dans la tradition indienne. Rencontre inspirante.

Nirmala Gustave est Enseignante Reiki, Relaxologue-Sophrologue, Accompagnante holistique à Montpellier. Elle est co-organisatrice du Festival du Féminin en Inde, à Auroville 2017. Elle a écrit plusieurs livres sur le Féminin.

Vous vous passionnez pour la femme, le féminin. Qu'est-ce qui vous attire dans ce sujet riche et complexe ?
J’aime la Femme comme j’aime les femmes de ma famille et mes amies : leurs histoires intimes, leurs corps si différents. J’aime les qualités du féminin : l’accueil, la réceptivité, la puissance qui enfante, la persévérance, la beauté, la grâce, la lenteur, la douceur, la tendresse, la présence à la vie... Autant de qualités qui sont peu valorisées dans notre société patriarcale où la compétitivité est de mise. La femme n’a pas sa juste place dans le monde ; ses droits sont aussi malmenés. Ces constats animent mes actions en sa faveur.

Vous avez écrit Et Mandakini devint Femme, un roman initiatique autour des rituels de passage qui rythment la vie d'une femme en Inde. D'où vous vient votre intérêt pour ce sujet ? 
J’ai moi-même vécu ces rituels et j’en ai été émerveillée ! J’ai reçu une éducation traditionnelle où la fille était confinée à la maison, destinée à se marier et élever ses enfants, avec la séparation des sexes. Alors le rituel de passage de la menstruation par exemple était étonnant ! Tout à coup, la fille se retrouve honorée par la communauté des femmes, admirée par les hommes ! Wouah !

J’ai rédigé la première version de Mandakini il y a vingt-cinq ans, alors que je divorçais de mon mariage arrangé, un moment difficile. C’était un conte de célébration de la Femme. C’était ma bouffée d’oxygène de me souvenir de mon rituel, d’en retrouver la quintessence : la femme est une Shakti, c’est-à-dire, la force qui met en mouvement, permet d’agir. Nous rejoignons « l’empuissancement » (un mot utilisé par les Canadiennes) ou « l’empowerment » chez les anglo-saxonnes : la puissance du Féminin. Mandakini est le nom d’une rivière qui trouve sa source dans le Gange et signifie « eau qui s’écoule lentement ». Ce livre valorise la connaissance du corps de la femme et les qualités féminines, à travers les rituels de menstruation, maternité et ménopause.

A votre avis, honore-t-on assez le féminin en France ? 
La situation est paradoxale. La femme a conquis des droits sociaux et une liberté sexuelle depuis les années 60. Malgré tout, ce qui concerne le corps féminin est caché, tabou. En ce sens, l’essence de la Femme n’est pas assez honorée. Une marque de serviettes hygièniques prône qu’il faut être « plus forte que les règles » ! Ainsi, il faut maîtriser les menstruations au lieu de les accueillir et de se relier à son corps et le Sacré. Ce temps des menstrues bénéficierait d’un moment d’intériorité, en reliance avec la beauté du corps de la Femme, la Nature et le Cosmos. De même, la grossesse et la mise au monde sont de plus en plus médicalisées au lieu d’être accompagnées par la sagesse d’autres femmes d’expérience. Quant à la ménopause, alors là, la sagesse des femmes matures n’est pas valorisée. Elle est considérée comme une fin car elle ne met plus au monde d’enfants. Or la femme ménopausée met alors au monde le fruit de ses expériences. 

Vous paraît-il pertinent de chercher à valoriser les rituels de passage féminins d'autres cultures dans la société française ? 
C’est intéressant si on peut se l’approprier en y apportant sa touche personnelle : le rituel devient vivant et prend du sens. Le rituel d’ailleurs est inspirant là où il n’existe pas et il permet de se construire. Il trouve toute sa signification sacrée : Terre et Ciel liés, la connexion verticale, l’affirmation de son identité, la confiance en ses potentiels.

Votre deuxième roman, Shanti, de Pondichéry à Sarcelles, nous plonge dans le multiculturalisme, à travers les aventures d'une communauté indienne installée en France. Vous même, vous êtes née en Inde et vivez en France depuis l'âge de 7 ans. Que vous apporte cette double culture ? 
Beaucoup de richesses ! Elle développe l’esprit de tolérance, la souplesse de prendre le meilleur de mes deux cultures et de laisser ce qui ne convient pas. Néanmoins, ce n’est pas toujours simple quand une partie de votre famille est dans un pays éloigné de votre lieu de vie. La souffrance de l’éloignement existe. Elle incite aussi à cultiver le lien par delà les mers. La notion d’identité est cruciale également : trouver qui je suis, ce que je désire incarner et être à ma place dans cette patrie d’adoption demande une recherche personnelle. Depuis l’Inde spirituelle où la dévotion au Divin est toujours existante, en passant par la puissance de la Shakti jusqu’au pays des Droits de l’homme, à l’Occitanie de l’amour courtois, l’éventail d’exploration est large.

Vous animez l'atelier « MÈRE ET FILLE : GRATITUDE A LA VIE ! » lors du prochain Festival du Féminin en Dordogne. Quelle est l'importance de ce lien ? Comment se vit-il dans l'enfance puis lorsque la fille devient à son tour mère ? 
C’est un lien primordial depuis la vie intra-utérine à la vie adulte. Le lien est fusionnel et c’est l’homme – le père qui vient mettre de la distanciation pour tourner l’enfant vers l’extérieur. La petite fille s’identifie à sa mère. Elle veut lui ressembler, être à sa place. A l’adolescence, la fille se rebelle : elle se veut différente. Un peu plus tard, elle se construit à l’identique du modèle maternel ou en opposition. Durant la grossesse, les émotions remontent à la surface et le lien mère-fille ressurgit avec puissance. En passer par là où est passée sa propre mère rapproche bien souvent mère et fille dans cet émerveillement d’une nouvelle vie qui éclot. L’occasion est donnée aussi de faire un travail thérapeutique pour pacifier ce lien mère-fille afin de donner le meilleur à son enfant. Le lien trans-générationnel est nettoyé et la confiance en l’avenir s’installe. En devenant mère soi-même, un regard doux se pose pour sa mère qui a traversé ce même passage, avec des questionnements et des expérimentations similaires.

Nirmala Gustave est Enseignante Reiki, Relaxologue-Sophrologue, Accompagnante holistique à Montpellier. Elle est co-organisatrice du Festival du Féminin en Inde, à Auroville 2017. Ses romans : Et Mandakini devint Femme, éditons LEN 2014, Shanti, de Pondichéry à Sarcelles, édtions LEN 2015 et le livre et cd de relaxations pour accompagner la grossesse BéBé Lumière éditions Le Souffle d’Or 2011. Retrouvez-la sur son site : www.hymnealafemme.com

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