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Vaccins: seuls 69% des Français leur font confiance

Publié le 24 octobre 2016
Directrice des opérations de FemininBio, j'ai souvent faim de riz, de gorgonzola et de nuoc-mâm (non, le mélange n'est pas convaincant). Mais j'aime aussi croquer à tout ce qui touche au monde du bio, du développement durable et des médias, tant print que digital.
© Pixabay

Un sondage Ipsos/Leem nous apprend que 69 % des 1000 personnes interrogées font confiance aux vaccins -soit -2 points par rapport à 2015. De même, seul un Français sur deux considère aujourd’hui que la vaccination présente plus de bénéfices que de risques.

Les Français, toujours plus nombreux à se méfier des vaccins : un sondage Ipsos/Leem (Les entreprises du médicament),  dit de l’ « Observatoire sociétal du médicament », mené sur 1000 personnes en juin 2016,  a été dévoilé ce lundi 24 octobre: 69 % des personnes interrogées font confiance aux vaccinsAvec une perte de deux points par rapport à 2015, les vaccins enregistrent le taux de confiance le plus bas (69 %) depuis le lancement de l’Observatoire sociétal du médicament en 2012. Seul un Français sur deux considère aujourd’hui que la vaccination présente plus de bénéfices que de risques.

Les perceptions varient d’une génération à l’autre : 63 % des 55-59 ans s’accordent pour dire que les vaccins sont plus bénéfiques que risqués. Ils ne sont en revanche que 43 % chez les 25-34 ans. Par ailleurs, 40 % des Français sondés déclarent ignorer si leurs vaccins sont à jour. De même, 52 % des personnes sondées estiment que la vaccination présente plus de bénéfices que de risques, 33% autant des deux, 15 % plus que risques que d'avantages.

90 % des médecins convaincus de l’utilité de la vaccination
Les controverses dont ont fait l’objet le vaccin contre l’hépatite B, ou celui contre la grippe, ainsi que les affaires autour d’enfants non-vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (DTP), inquiètent pouvoirs publics, professionnels de la santé et familles. 

90 % des médecins généralistes demeurent convaincus de l’utilité de la vaccination, montrait une étude de la Société française de médecine générale (SFMG). Ce sont cependant 1/4 d’entres eux qui se déclarent « défavorables » ou « très défavorables » quant à la présence d’adjuvants dans les vaccins. De même, ils sont 80 % à prescrire les vaccins prévus par le calendrier officiel.

Plan d'action du ministère
Rappelons que la vaccination est un acte médical individualisé, réalisé dans le cadre d’une relation de confiance entre un médecin et son patient. Le médecin traitant doit rester le prescripteur de toute vaccination, et tenir compte du bénéfice-risque propre à chacun. 

D’ailleurs, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a engagé au début de l’année 2016 un plan d’action pour la rénovation de la politique vaccinale, à la suite de la remise du rapport de l’ancienne députée Sandrine Hurel. Décliné en 4 axes, ce plan d’action poursuit un objectif clair : agir, auprès des particuliers, des professionnels de santé et des industriels, pour renforcer la confiance dans la vaccination. On en connaîtra les conclusions fin 2016.

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