Santé

Apprenez le rôle de votre intestin et comment en prendre soin

Publié le 4 juin 2018 - Mis à jour le 8 juin 2018
HappyCoach et fondatrice de HappyBiote. Une maladie inflammatoire, une intuition qu'il fallait changer quelque chose, un livre puis tous les livres sur le sujet, des rencontres avec des professionnels de santé... j'ai acquis des connaissances sur le sujet que j'ai complété par une formation en diététique. J'ai commencé à manger différemment et les résultats ont vite été au rendez-vous ! J'ai mis en place un programme pour vous aider à changer des choses dans votre alimentation et d'y arriver durablement.
L'alimentation détermine l'écosystème de votre intestin et Happybiote vous aide à en prendre soin.
L'alimentation détermine l'écosystème de votre intestin et Happybiote vous aide à en prendre soin.
© Pixabay

On a tendance à l'ignorer car, soyons honnêtes, l'intestin n'est pas l'organe le plus glamour. Et nous avons bien tort car ce dernier nous connaît mieux que quiconque, et HappyBiote se charge de nous réconcilier avec lui.

L'intestin, deuxième cerveau

Saviez-vous que cette expression que l’on retrouve sur les couvertures de magazines aujourd’hui et qui intrigue tant n’est en fait pas si récente... En effet, c’est en 1999 que le Professeur Michael Gherson publie ses recherches et qu’il intitule “The second brain”. Grâce à de plus en plus d’études, il est évident que l’impact de notre microbiote dépasse les fonctions digestives.

Alors en quoi l’intestin serait-il un deuxième cerveau ? Que commande-t-il réellement et comment agit-il sur notre humeur et notre comportement ?

Pourquoi considérer l’intestin comme un “deuxième cerveau” ?

Un réseau de centaines de millions de neurones !

Tout d’abord, en plus des 100 000 milliards de bactéries que compte notre microbiote, pas moins de plusieurs centaines de millions de neurones répondent également à l’appel ! Soit l’équivalent d’un cerveau de chat.

Une voie de communication à double sens entre le cerveau (crânien) et le cerveau entérique (du ventre).

L’intestin communique avec le cerveau comme une autoroute à double sens via le nerf vague (le fameux malaise vagal). Lorsque nous vivons une émotion telle que la peur ou le stress, c’est le cerveau qui envoie un message au ventre, provoquant chez certains des sensations de “noeuds au ventre”, “d’estomac noué”, voire même des diarrhées. Lorsque nous mangeons, l’intestin absorbe des nutriments puis sécrète des hormones, ce qui amplifie les influx nerveux du nerf vague et prévient le cerveau de messages, comme de sécréter de l’insuline pour gérer le glucose par exemple.

A lire sur Fémininbio : Le charme discret de l'intestin

Un centre de contrôle

Tout comme son homologue cérébral, l’intestin a en charge un certain nombre de contrôles :

  • Il va commander notamment le transit avec les mouvements péristaltiques.
  • Il va savoir rapporter au cerveau s’il a encore faim ou non, s’il a été correctement nourri ou pas, en modulant les hormones de faim et de satiété.
  • Il va protéger la perméabilité de la muqueuse intestinale. On croyait jusqu’à ces dernières années que c’est le cerveau qui était chargé de distribuer le glucose, un des principaux carburant notamment du cerveau, on sait aujourd’hui que cette distribution débute dans les intestins !
  • Il est lié au centre de contrôle du comportement alimentaire, l’hypothalamus.
  • Enfin, nous savons qu’une hormone essentielle à notre bien-être psychologique, la sérotonine, est produite à 95% par nos intestins !

Microbiote et stress

Des chercheurs ont exploré l’hypothèse de l’influence de notre humeur et de notre comportement par les bactéries de notre flore intestinale. Ils ont observé deux groupes de souris, l’une avec un microbiote normal et le second dépourvue de microbiote. Les résultats ont montré que les souris sans bactéries avaient un comportement bien différent des autres : moins d’interactions sociales, moins d’entrain, une hypersensibilité au stress, moins de confiance en soi, plus d’anxiété…  tous ses effets sont réversibles, une fois leur flore intestinale colonisée, leurs comportements ont complètement changé.

Lorsque notre corps est en état de stress, notre cerveau envoie un signal à notre intestin qui va augmenter la perméabilité intestinale et laisser passer les molécules associées au stress, entraînant l’activation de la douleur du ventre causé par le stress. Le stress va également provoquer une inflammation des intestins, entraînant des douleurs. Des études ont aussi montré que des traumatismes survenus dans l’enfance pouvaient conduire à des modifications du système nerveux qui pouvaient elles-mêmes induire des troubles psychiatriques, fonctionnelles ou organiques comme les troubles intestinaux.

Mais, bonne nouvelle ! Des études démontrent qu’il existe aussi des bactéries qui peuvent nous “sauver” du stress ! En réduisant la perméabilité intestinale, les toxines ne “s’échappent” plus de l’intestin.

A lire sur Fémininbio : Alimentation: sélection bio et gourmande pour prendre soin de ses intestins

Microbiote et fatigue chronique

Fatigué(e), raplapla ? Et si c’était votre microbiote qui était en cause ? Il a été démontré que des personnes atteintes de fatigue chronique avaient un microbiote déséquilibré (pauvre et peu diversifié).

Microbiote et troubles du comportement

Bien que la plupart des molécules produites par notre microbiote aient des effets bénéfiques sur notre organisme, certaines bactéries produisent des molécules toxiques et peuvent provoquer des problèmes cognitifs, des troubles du comportement, notamment en cas de dysbiose intestinale (déséquilibre) ou d’hyper-perméabilité intestinale. Ces molécules traversent la barrière intestinale et se retrouve dans le sang, puis traversent la barrière encéphalique.

Nous l’avons vu, le microbiote a une influence sur notre gestion du stress, sur notre état de fatigue, sur notre bien-être… Mais les études vont bien au-delà. En effet, il est désormais établi des liens entre l’intestin et les troubles du comportement, les troubles psychiques et psychiatriques comme la dépression, la schizophrénie, les troubles de l’attention, l’autisme…  

Vous l’aurez compris, pour être de bonne humeur, il faut entretenir son microbiote et surtout favoriser la croissance des bonnes bactéries ! Oui, mais comment faire ?

Tout commence par une alimentation elle aussi riche et équilibrée. Pour favoriser la présence de bonnes bactéries on privilégie des aliments riches en probiotiques (aliments lacto-fermentés comme la choucroute, les jus de légumes fermentés…) et en prébiotiques (ail, oignons, asperges, poireaux, artichauts…), mais aussi des polyphénols, des bons lipides (huiles de lin, de colza, de cameline, d’olive, de coco, des petits poissons comme les harengs, les sardines, les maquereaux..), et on réduit certains aliments qui peuvent être pro-inflammatoires (comme les sucres et les farines raffinés).

HappyBiote est un programme de coaching vraiment différent qui non seulement vous accompagne dans votre changement alimentaire mais en plus, en boostant votre microbiote, vous rend plus "happy". Bon nombre de participants nous rapportent tous les jours comment ils se sentent mieux, moins fatigués, plus en forme, ils dorment mieux, ils sont plus efficaces au travail, plus performants au sport… Et tout cela sans compter le ton ludique utilisé tout au long des 6 semaines dans chaque groupe et l’aventure vécue par tous les participants.
Au menu Happybiote : du contenu chaque jour sur les intestins, le microbiote, les aliments, des recettes, des conseils pratiques et un coaching hors pair sur Facebook et par téléphone comme nulle part ailleurs !

Toutes les informations sur le site d'Happybiote !

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