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10 choses pour en savoir plus sur la peau

Publié le 19 mai 2017
La peau, un organe méconnu
La peau, un organe méconnu
© Freepik

Pour devenir incollable sur la peau, le livre Dans ma peau , du docteur Yael Adler dermatologue, phlébologue et nutritionniste, vous aidera grandement. Cet organe méconnu y est décrypté dans ses moindres recoins, sans tabou ni fausse pudeur ! En attendant que vous vous plongiez dans cette lecture, la rédaction vous a concocté une petite mise en bouche. Découvrez 10 choses que vous ne saviez pas sur notre peau.

On a lu pour vous le livre Dans ma peau, du docteur Adler… voici les 10 meilleures choses à retenir sur les mystères de la peau ! 

1. La sueur, souvenir de notre évolution 
Les mains moites et les pieds qui transpirent, qu'on se le dise, ce n'est pas glamour. Pourtant, c'est un cadeau de l'évolution. Vous vous demandez comment c'est possible ? Le docteur Adler l'explique ainsi dans son livre : « La peau épaisse des paumes de mains et de la plante des pieds est plus robuste, dépourvue de poils et de glandes sébacées qu'elle remplace par de nombreuses glandes sudoripares. La sueur est un formidable anti-dérapant qui permet de détaler d'un pas sûr si un ours déboule : chez nos ancêtres, c'était un atout pour survivre ! ». Eh oui, notre corps et notre peau sont encore adaptés à la rudesse de l'âge de pierre. 

2. La peau de toutes les couleurs, oui mais pourquoi ? 
Pourquoi nous n'avons pas tous la peau de la même couleur ? La réponse se trouve dans les cellules pigmentaires, qui nous donnent une carnation claire à foncée. Mais ce n'est pas tout, la coloration peut aussi dépendre d'autres facteurs, comme l'irrigation sanguine : « Vous connaissez ça, la rougeur passagère qui monte au visage dans les moments de honte ou d'effort sportif. De fait, la peau a une palette de nuances très large, dont on peut déduire une quantité de choses » note Yael Adler.

Le docteur différencie ainsi plusieurs couleurs de peaux qui se manifestent en fonction de notre état de santé général : 
- Le teint pâle, qui peut venir d'une irrigation insuffisante ou d'une production trop faible d'hémoglobine.
- Le teint bleu est lié au froid, qui entraîne une diminution de l'irrigation. Attention, « il peut aussi signaler un manque d'oxygène dans le sang, en cas de grave affection pulmonaire ou de thrombose » 
- Le jaune de la jaunisse « parle d'une maladie du foie, organe qui n'arrive pas à éliminer suffisamment un pigment fabriqué par la vésicule biliaire » précise Yael Adler. On retrouve alors du jaune dans tous les tissus, la peau et les yeux. 
- La couleur carotte « est signe de bonne santé, puisqu'elle se manifeste quand on boit beaucoup de jus de carotte, lequel contient un colorant naturel, le bêta-carotène, écrit la dermatologue. Avec 30 milligrammes par jour pendant trois semaines, la peau va devenir légèrement orange ». Bonne nouvelle ! Elle se défendrait ainsi mieux contre les rayons solaires.

3. De l'androstadienone, s'il vous plaît !
L'androstadiénone est une hormone présente chez l'homme, notamment dans la peau et les poils des aisselles. « D'abord inodore, elle se décompose progressivement et après, elle développe des notes semblables à celles du musc et du bois de santal. Des études ont prouvé qu'elle modifie positivement l'humeur de la femme, si la situation s'y prête » souligne la spécialiste. 

4- Pour devenir expert du photo-vieillissement, comparez votre visage avec vos fesses
La peau se relâche au cours de la vie, c'est bien connu. Un phénomène à la fois naturel et provoqué : il existe en effet, des facteurs d'accélération du vieillissement de la peau, comme l'indique, le Docteur Adler : « soleil, cabines UV, cigarette, stress, mauvaise alimentation, manque de sommeil et d’exercices détruisent nos fibres élastiques à vitesse grand V ». 

Vous voulez un avis sur le stade du vieillissement de votre peau ? Yael Adler vous propose une petite technique très simple ! « Si vous avez plus de 35 ans, ou peut-être même l'âge de la retraite, regardez votre visage dans un miroir et comparez-le avec vos fesses. Au cours de votre vie, sauf si vous êtes adeptes du naturisme, ou des séances d'UV, elles ont rarement vu le soleil. Et si vous ne fumez pas comme un pompier, vos deux demi-lunes ne devraient montrer que des signes de vieillissement naturel. Votre paire de joues, en revanche, est régulièrement à l'air depuis votre naissance donc exposée aux UV. Là, vous pouvez donner un avis particulièrement expert sur le photo-vieillissement ». 

5- Méfiez-vous, la peau entend tout… 
Une découverte pour le moins surprenante, notre peau serait capable d'entendre ! C'est ce que l'auteur nous apprend dans son livre : « Tout du moins au niveau des mollets, à condition qu'ils soient poilus. Lorsqu'on leur parle, ils arrivent à percevoir un souffle, qui stimule doucement la peau et les poils. Avec un casque totalement hermétique, les sujets d'un test ont ainsi pu identifier des sons adressés à leur mollets. D'autres régions cutanées telles que la nuque et et les mains réagissaient aussi à ce qu'on a appelé l'audition aérotactile ». Alors gardons nos poils et demandons à Monsieur de nous murmurer des mots doux...

6- La peau nous transmet des messages décisifs dans le choix d'un partenaire
En tant qu'humains, nous communiquons par notre comportement, nos mimiques, nos gestes mais aussi par nos odeurs corporelles. Elles jouent un rôle essentiel dans le choix d'un couple. 
En effet, « lorsque nous choisissons un partenaire, ce sont nos sens qui nous disent si le système immunitaire génétiquement déterminé de ce conjoint potentiel s'accorde au nôtre, ce qui garantirait la bonne santé de notre descendance » explique l'experte. Attention cependant, « masquer ou modifier notre parfum individuel a donc des conséquences. En prenant la pilule par exemple, une femme voit non seulement sa sensibilité olfactive modifiée par les hormones artificielles mais son odeur aussi. Si un couple se forme alors que la femme prend la pilule, il est possible que les deux partenaires ne puissent plus se sentir quand elle va arrêter ».  

7 – Gare au savon, si vous voulez sentir bon
Aujourd'hui, il est tout à fait normal de se laver tous les jours, voire deux fois par jour et de nous savonner à chaque reprise avec des savons aux odeurs d'ici et d'ailleurs dont la composition n'est pas toujours très nette : agent chimiques à effet moussant, conservateurs, colorants… 

En effet, le docteur Adler nous montre que  : « certains produits sont alcalins et modifient notre PH, qui peut alors atteindre de funestes sommets à 7 ou 8. Il faut alors à notre peau entre deux et six heures pour revenir à la normale avec bien du mal. Pendant ce temps, la flore bactérienne cutanée reste exposée à tous les dangers ! Tout le temps de la régénération, les germes -mauvaises bactéries et champignons - prospèrent joyeusement en surface». Le savonnage met donc à mal notre film hydrolipidique, pourtant indispensable pour protéger la peau. Ainsi, « à trop se savonner, on finit par puer ». 

Un conseil ?  Réduire l'utilisation du savon et opter simplement pour une douche à l'eau claire, car elle un PH neutre qui dessèche moins la peau que le savon. La dermato concède : « S'il faut absolument un produit lavant, veillez à ce qu'il soit sans parfum, qu'il mousse peu et qu'il ne soit pas coloré ». 

8- L'uréa pour la peau, kézako ? 
Pour les peaux sèches, les crèmes pour le corps contenant l'actif Uréa sont particulièrement recommandées. Pourquoi ? L'Uréa constitue un facteur d'hydratation naturel, non toxique pour la peau. L'uréa vient en fait de l'urée, une molécule produite par le foie, qui provient de la dégradation des protéines. Elle est ensuite éliminée dans les urines. Petite anecdote, d'après le livre, « dans les temps anciens, les gens appliquaient l'urine directement sur la peau pour profiter de l'urée. L'odeur était rude. L'urée seule n'a cependant pas d'odeur et ne renferme pas de germes». 

9 - La salive aussi efficace qu'un pansement !
Lécher une petite plaie pour la nettoyer, dans l'urgence, on l'a tous déjà fait ! C'est en fait un très bon réflexe, puisque cela permet d'éliminer les saletés. Yael Adler développe : « La salive contient en outre plusieurs protéines, anticorps, et principes actifs naturels contre les virus et bactéries pathogènes. Ces substances calment la douleur et soignent les plaies plus rapidement, d'abord en accélérant la coagulation, puis en favorisant la migration de nouvelles cellules cutanées et en bloquant les enzymes destructrices des tissus. La salive sert d'ailleurs de modèle dans la recherche de nouveaux médicaments destinés à accélérer le processus de cicatrisation ». 

10- La tanorexie, le besoin compulsif d'être bronzé
La tanorexie, association du mois anglais tan, "bronzage" et du grec orexie, "appétit", est le terme utilisé pour parler de ceux qui ressentent toujours le besoin d'être plus bronzé. 

Vous voulez en savoir plus ? Lisez sans tarder le livre de Yael Adler, Dans ma peau, éditions solar, 19,50 euros.

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