Bouger en conscience

Courir comme on médite : vivre le sport en conscience pour progresser physiquement et mentalement

Publié le 23 avril 2018 - Mis à jour le 16 août 2018
Courir en pleine conscience développe le corps et le mental
Courir en pleine conscience développe le corps et le mental
© Bradley Wentzel / Unsplash

Appliquée au sport, la pleine conscience révèle tout son potentiel. Méditer lorsque l'on court, c'est ajouter à son activité physique une dimension spirituelle qui développe à la fois la force mentale et les performances corporelles. Avec "Courir comme on médite", découvrez une méthode simple et inspirante qui vous suivra dans toutes vos sorties running.

De nombreux sportifs de haut niveau l’ont intégré à leur préparation mentale depuis des années et ne cessent d’en vanter les bienfaits. La pratique de la méditation pour les sportifs présente, comme pour le quidam, de nombreuses vertus reconnues par les neurosciences.
Et mieux que méditer avant ou après sa pratique sportive, on peut apprendre à vivre l’exercice physique en pleine conscience. C’est ce que nous invite à découvrir « Courir comme on médite » de Sakyong Mipham. Enfin traduit de l’anglais par les éditions Trédaniel, ce livre publié aux Etats-Unis en 2012 est un véritable guide pratique et inspirant pour nous aider à progresser physiquement et mentalement. Coureur chevronné qui a franchi la ligne d’arrivée d’une dizaine de marathons, Sakyong Mipham est avant tout maître bouddhiste, détenteur de la lignée Shambhala.

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Courir en pleine conscience : 4 phases pour atteindre l'état du cheval du vent

Sa pratique se divise en quatre phases, qui correspondent aux quatre dignités de l’art guerrier Shambhala : le tigre, le lion, le garuda et le dragon. Un chemin qui vise à développer l’équilibre et l’intégrité. Dont résulte un puissant cheval de vent, ou lungta, porteur de longue vie, de bonne santé, de succès et de bonheur.

Le tigre : apprendre à se concentrer et à s'accepter

L’image du tigre recouvre le principe de l’attention qui mène au contentement. Le méditant, en s’appliquant à se concentrer, apprécie qui il est, s’accepte lui-même et apprécie autrui.  Appliqué à la course à pied, ce principe invite à la bienveillance à l’égard de notre esprit qui court, et à la clémence envers notre corps. Lorsque l’on apprend à devenir à un coureur, il s’agit de veiller à sa tenue, à sa posture. Et d’avancer prudemment en mesurant le développement de la précision et de la force. Sakyong Mipham nous invite à être doux avec nous-même, en tournant notre attention sur notre respiration pendant 30, puis 45, puis 90 secondes… Et à se montrer aussi ferme que bienveillant chaque fois que notre esprit divague.

Le lion : prendre conscience de ce qui nous entoure

La quête de l’esprit du lion vient dans un second temps, lors que le tigre a travaillé et se réjouit de sa forme physique et de la liberté qu’elle lui apporte. Sur ces bases solides, on sait courir et, comme l’écrit Sakyong Mipham, « moins préoccupé par le nombre de kilomètres parcourus ou par la fréquence des pauses, on prend plaisir à la nature, aux rues, au fait d’être en vie. »

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Le garuda : se lancer des défis

Troisième phase à explorer : le garuda. Cet oiseau mythique ressemble à un aigle pourvu de deux bras en plus des ailes. Quand il éclot, il est capable de voler dans n’importe quelle direction, scrutant tout ce qui se trouve au dessus de lui. Cette image symbolise le pouvoir inconcevable et impressionnant de l’esprit en méditation. On atteint le garuda lorsque l’on cesse de chercher à comprendre comment on médite. Côté course, cela signifie que l’on a acquis des compétences et une expérience suffisantes pour se lancer des défis. A la clé : des courses impressionnantes et des sensations inoubliables.

Le dragon : courir pour les autres

Dernière phase et animal à conquérir enfin : le dragon. Symbole, dans la tradition chinoise, de la sagesse, de l’intelligence, de l’omniscience et de la clairvoyance, l’activité du dragon est mue par l’intelligence et la compassion. On ne court plus pour soi-même mais pour être bénéfique aux autres.

Pas à pas, le coureur, débutant ou déjà expérimenté, pourra progresser sur ce chemin de la pleine conscience de lui-même et de ce qui l’entoure. En plongeant dans « Courir comme on médite », on s’envole déjà pour des séances de running enivrantes de plaisir et de dépassement de soi. Une lecture accessible, passionnante et vivifiante.

« Courir comme on médite », de Sakyong Mipham, aux éditions Guy Trédaniel
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