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Soigner le corps et l'esprit quand on est enceinte avec les bains vapeurs Temazcal

Découvrez les Temazcal, bains de vapeurs ancestraux Mayas aux bienfaits sur l'âme et le corps.
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Martine Pédron
Par Martine Pédron
le 28 février 2021

Dans la tradition ancestrale maya, les femmes accouchaient dans des bains vapeurs appelés Temazcal. Ces bains sont construits dans des huttes dont le centre est constitué de pierres chauffées par de l'eau bouillante, et qui compose l'eau du bain. Au-delà des bienfaits de la vapeur, les femmes enceintes recevaient des plantes médicinales pour soigner leurs maux de grossesse. Véritables lieux spirituels et bien-être, ces bains existent toujours aujourd'hui.


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Découvrez les bienfaits des bains de vapeur Temazcal pendant mais aussi après la grossesse.

Origine mexicaine du bain Temazcal

Depuis des temps immémoriaux, les bains de vapeur ont joué une place primordiale dans toutes les grandes civilisations de la Mésoamérique. Enracinés dans les traditions locales, les bains de vapeur Amérindiens ont traversé les siècles jouant un rôle thérapeutique, relaxant et spirituel (idéal pour la méditation), et aussi un lieu chaud et humide où les femmes accouchaient, en un mot : lieu de naissance et de renaissance, là où l’on soigne le corps et l’esprit.

Si le mot Nahuatl « Temazcal » (La maison des bains) est resté aujourd’hui encore le plus utilisé, les Mayas eux le nommaient « Zumpulche ». On sait que ces peuples de la Mésoamérique l’utilisaient à des fins spirituelles et thérapeutiques. C’était aussi le lieu où les femmes se rendaient pour accoucher.

Le Zumpulche des Mayas : pour la venue au monde des enfants

Chez les Mayas, les bains de vapeur avaient de multiples fonctions : hygiénique, médicinale et rituelle. Il y avait de petites structures en adobe, adjacentes à la maison ; la chaleur était entretenue par un feu attenant à la paroi du zumpulche. On versait ensuite de l’eau sur la cloison brûlante ou en arrosant des pierres incandescentes afin d’obtenir la vapeur.

Certaines femmes s’y rendaient aussi pour accoucher accompagnées d’ une « partera » (accoucheuse) qui préparaient des plantes médicinales qui facilitaient l’accouchement. Parmi celles-ci, une décoction de zoapatle ( Montanoa tomentosa), du jus de figues de barbarie, ou encore une tisane de sauge. La partera effectuait également des massages sur le ventre de la femme. Cela incluait aussi des gestes rituels comme des offrandes à la déesse des bains. Après l’accouchement, la femme y retournera pour son bien-être.

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Des structures de bains de vapeurs plus grandes, ont été retrouvées sur des sites archéologiques, proches des jeux de balle. On peut supposer que les joueurs de balle s’y rendaient soit avant le jeu de balle pour se purifier, soit après, de façon à soigner leurs blessures fréquentes lors de ce jeu rituel.

Les codex : des manuscrits indigènes illustrés

Les codex (manuscrits indigènes) nous donnent de nombreuses informations sur les différentes fonctions du bain de vapeur : Au total 56 illustrations de bains de vapeur dans 15 codex. Dans le codex Florentino, on peut voir la fonction hygiénique ; dans le codex Magliabecchi, c’est sa fonction thérapeutique qui y est décrite.

La maison des bains des Aztèques

Le mot « Temazcal » toujours utilisé de nos jours, signifie du point de vue étymologique : « la maison des bains ». Prendre un bain de vapeur était recommandé par tous les médecins indigènes qui le prescrivaient en cas de convalescence, pour guérir d’une maladie fébrile ou nerveuse, et aussi pour soigner des douleurs rhumatismales.

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Comme chez les Mayas, certaines femmes Aztèques y accouchaient. L’accouchement se faisait aussi parfois sous l’eau. Une partera accompagnait la femme et lui donnait une décoction faite avec une racine « cihuapatli ». Dans la région de Milpa Alta, la partera préparait un breuvage fait de sève de maguey (aguamiel) avec du jus du fruit du nopal. L’enfant était présenté à la déesse des eaux « Chalchiutlicue ». Plus tard, le devin consultait l’almanach sacré, le tonalpouhqui, pour déterminer le jour du « baptême » de l’enfant en regardant quels jours étaient considérés favorables ou plutôt néfastes.

Un lieu sacré propice à la méditation

Dans cette petite hutte de forme hémisphérique, les Aztèques purifiaient leur corps et leur esprit grâce à l’alliance du feu et de l’eau, mais aussi grâce aux plantes médicinales qui sont brûlées sur les pierres incandescentes et l’odeur du copal, l’encens sacré utilisé par tous les Indiens d’Amérique. C’est également un lieu de méditation et de prières, de chants en langue Nahuatl, accompagnés par la musique des tambours.

Expérimenter un temazcal ici ou ailleurs 

Ces bains de vapeur sont toujours pratiqués chez les Amérindiens : dans de nombreuses régions du Mexique où la population indigène a conservé ses traditions (Etat de Veracruz, Oaxaca, Puebla, au Yucatan dans le pays Maya mais aussi au Guatemala. En Amérique du nord, la « sweat lodge » ou hutte de sudation est toujours très utilisée par les Indiens des Plaines (Sioux Lakota et Dakota, Cherokees, Cheyennes, Apaches, où le « inipi » à un rôle spirituel important qui s’est perpétué jusqu’à nos jours.

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Comme le disait le chef Indien Black Elk : « le Inipi est circulaire, en son centre est creusé un foyer rond où l’on dépose les pierres brûlantes avant de les arroser d’eau ; c’est là le centre de l’univers. L’étuve est toujours tournée vers l’Est, la direction du lever du soleil, car c’est de là que vient la lumière de la sagesse ». La pipe sacrée « chanumpa » y est fumée en priant le Grand-Esprit, Wakan Tanka.

L'expérience moderne des bains Temazcal

Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à expérimenter un bain de vapeur traditionnel, dirigé par un chaman, avec des chants au tambour et la senteur des herbes odoriférantes comme la sauge et le romarin. Il y en parfois qui sont organisés a en France, et aussi en Suisse. Ils sont conseillés de nos jours pour éliminer le stress, les douleurs rhumatismales mais aussi pour retrouver une peau douce purifiée, régénérée.

L'experte :

Martine Pédron est passionnée depuis toujours par les populations Amérindiennes, tout en poursuivant des études d’ethnologie, Martine Pédron part vers le Mexique dès 1975 ; elle tombera amoureuse de ce pays, de sa culture ancienne et de ses traditions qui se sont perpétuées jusqu’à nos jours. Elle a publié de très nombreux articles sur les traditions des Indiens du Mexique ainsi que sur les rituels des Indiens d’Amérique du Nord.

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